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68 LeB.O. N°5 12 AVRIL
2007
PROGRAMMES DE L’ÉCOLE
PRIMAIRE CYCLE DES APPROFONDISSEMENTS CYCLE 3
HORS-SÉRIE IV - CYCLE
DES APPROFONDISSEMENTS CYCLE 3 INTRODUCTION
En entrant au cycle 3,
l’élève franchit une étape importante de sa scolarité. Les compétences
qu’il vient d’acquérir en lecture et en écriture lui permettent d’enrichir
ses possibilités d’information et de renforcer ses apprentissages.
Les savoirs et les savoir-faire mathématiques qu’il a acquis lui donnent
la possibilité de décrire plus rigoureusement les phénomènes auxquels
il s’intéresse et leur évolution. Certes, il n’a encore que peu d’autonomie
dans l’usage des uns et des autres, et le cycle 3 va être l’occasion
d’atteindre, dans chacun de ces domaines, une maîtrise plus affirmée.
Il acquiert ou affermit ainsi les bases du Socle commun de connaissances
et de compétences dans chacun des sept domaines tracés par le
décret du 11 juillet 2006 qui définit les contenus des connaissances,
des capacités et des attitudes auxquelles l’École doit donner à tous
les moyens d’accéder au cours de la scolarité obligatoire : maîtrise
de la langue française, pratique d’une langue vivante étrangère, éléments
d’une culture scientifique et technologique, maîtrise des techniques
usuelles de l’information et de la communication, culture humaniste,
compétences sociales et civiques, initiative et autonomie.
Les enseignants disposent
de trois années pour permettre à chaque élève, sans exception, de
s’approprier des instruments intellectuels plus assurés, d’acquérir
un appétit de savoir et des savoir-faire intellectuels, de trouver
les attitudes à l’égard d’autrui qui lui permettront de bénéficier
de l’enseignement proposé au collège. Ils disposent aussi de ces trois
années pour continuer à faire de la mémoire de leurs élèves l’instrument
privilégié de l’intégration des connaissances nouvellement acquises.
Dans cette perspective, les programmes sont organisés en grands champs
: l’éducation littéraire et humaine, l’éducation scientifique, l’éducation
artistique et l’éducation physique et sportive à l’intérieur desquels
se structurent les enseignements.
Au
coeur de l’éducation littéraire et humaine, la maîtrise du langage
et de la langue françaiseconstitue le premier pôle. Elle doit
être, pour chaque enseignant du cycle 3, la priorité des priorités
et une préoccupation permanente. Aucun élève ne doit quitter l’école
primaire sans avoir cette assurance minimale dans le maniement du
français oral et du français écrit qui rend suffisamment autonome
pour travailler au collège. Cette partie centrale du programme comporte
deux types d’horaires : des horaires propres et des horaires transversaux.
Les uns correspondent
aux domaines Dire, lire, écrire, - apprentissage à la fois transversal
à l’ensemble des domaines d’apprentissage et ancré dans celui de la
littérature -, Étude de la langue française (Grammaire), et Vie collective,
le temps hebdomadaire de “débat réglé” étant une occasion féconde
d’entraîner à l’usage de la parole.
Les autres horaires sont
intégrés dans tous les champs d’apprentissage : un temps significatif
de chacun d’entre eux devra être consacré à l’apprentissage du parler,
du lire et de l’écrire dans le contexte précis des savoirs et des
types d’écrits qui le caractérisent. Chaque lecture, chaque projet
d’écriture vient ainsi s’ancrer en littérature ou dans tout autre
domaine dans une activité qui, par ailleurs, construit des connaissances
précises. C’est la régularité de l’activité qui compte. Les élèves
doivent lire et écrire tous les jours pendant un temps suffisant,
au moins deux heures, dans tous les domaines disciplinaires. Dimension
présente dans toutes les activités du cycle 3, la maîtrise du langage
et de la langue française demande une programmation rigoureuse mettant
en jeu des progressions d’apprentissage ordonnées et doit avoir une
place explicite dans la progression de chaque domaine. Elle fait l’objet
d’évaluations régulières. Pour aider les enseignants à organiser leur
enseignement, un tableau récapitulatif des compétences relatives au
parler, au lire et à l’écrire qui doivent être visées dans chaque
domaine est proposé à la fin du chapitre “Maîtrise du langage et de
la langue française”.
L’éducation
civique est un autre pôle organisateur de l’enseignement :
comme pour la maîtrise de la langue, il se caractérise par le fait
que les savoirs s’y nourrissent des connaissances acquises ailleurs.
Cette éducation se forme collectivement : une conscience claire des
contraintes du “vivre ensemble” est nécessaire pour amener l’élève
à découvrir les horizons que la confrontation avec autrui ouvre à
chacun. C’est dans ses dernières années d’école primaire qu’il apprend
véritablement à construire, avec ses camarades et avec ses enseignants,
des relations de respect mutuel et de coopération réfléchie qui permettent
une première sensibilisation aux valeurs civiques. L’habitude d’envisager
les problèmes posés par la vie collective, lors de réunions régulièrement
prévues à l’emploi du temps (une heure par quinzaine), est, au cycle
3, un aspect important de cette éducation. Celle-ci se nourrit aussi
des connaissances acquises par ailleurs.
Les enseignements liés
à l’éducation littéraire et humaine constituent les bases d’une culture
solide indispensable à l’ensemble des élèves. La littérature en fait
partie intégrante : elle conditionne la compréhension de la plupart
des références de la conversation ordinaire comme de nos lectures.
Il faut que les élèves lisent et lisent encore de manière à s’imprégner
de la riche culture qui s’est constituée et continue de se développer
dans la littérature de jeunesse. C’est aussi sur la base de ces lectures
que peuvent se développer dans l’école des débats sur les grands problèmes
abordés par les écrivains, comme sur l’émotion tant esthétique que
morale qu’ils offrent à leurs lecteurs. C’est sur la base des mêmes
lectures que les enfants découvrent le plaisir de dire les textes
qui les ont marqués ou de prolonger dans des tentatives d’écriture
le plaisir qu’ils ont eu à les fréquenter.
La
maîtrise du langage, en particulier écrit, nécessite une étude
de la langue française et de sa grammaire, qui permet d’en comprendre
les logiques et d’en connaître les règles. Elle est source du plaisir
à jouer avec la langue, de la curiosité sur le fonctionnement de la
langue. C’est parce que l’on aura pris le temps de cette étude et
des exercices nécessaires, dans le cadre de l’horaire qui lui est
réservé, que l’on pourra, chaque fois qu’on écrit (dans n’importe
lequel des domaines d’enseignement du cycle 3), faire référence aux
observations effectuées pour réviser les textes élaborés. Cette plus
grande familiarité avec la structure de la langue permet aussi de
mieux comprendre les textes dont l’interprétation n’est pas immédiate.
L’enseignement
des langues vivantes
a été rapproché de cette découverte du fonctionnement de la langue
française. Le programme est certes tout entier placé sous le signe
de l’exploration de situations de communication inscrites dans des
situations ordinaires de la vie de l’élève, tant à l’école qu’en dehors,
comme le prévoit le Cadre européen commun de référence pour les langues.
Pour autant, l’apprentissage de la langue étrangère constitue un appui
pour consolider la réflexion sur la langue française. La découverte
de ces langues est aussi une ouverture sur le monde, qu’il soit lointain
(langues étrangères) ou proche (langues régionales).
L’histoire
et la géographie
aident l’élève à construire une première intelligence du temps historique
et de la diversité des espaces transformés par l’activité humaine.
Elles lui donnent les repères chronologiques et spatiaux, les références
culturelles nécessaires pour que le monde des hommes commence à prendre
du sens pour lui. Tout en continuant à réserver une part prépondérante
à l’histoire de la France et au territoire français, ces enseignements
intègrent une dimension européenne et même mondiale aujourd’hui indispensable.
Appuyés sur une première découverte du document en histoire, sur la
lecture des cartes et des paysages en géographie, mais également sur
le récit du maître, ils élargissent la curiosité des élèves et leur
offrent des connaissances qui pourront être réinvesties utilement
en littérature, en sciences expérimentales ou en éducation artistique.
L’histoire et la géographie fournissent enfin un appui solide à l’éducation
civique par les savoirs qu’elles apportent. Plus largement, la comparaison
avec des sociétés différentes dans le temps et l’espace doit permettre
à l’élève de se construire une identité forte, à la fois sûre d’elle-même
et ouverte, fondée sur la conscience de s’inscrire dans un héritage
et de participer à l’aventure d’un espace commun à tous les hommes
1.
Une autre importante nouveauté
réside dans le domaine voué à une première éducation scientifique.
Les mathématiques, d’un côté, les
sciences expérimentales et la technologie, de l’autre, doivent
être aussi souvent que possible liées dans la mise en oeuvre des programmes.
En mathématiques, si la maîtrise des principaux éléments de calcul
reste au cycle 3 un objectif important, l’essentiel du programme réside
dans l’orientation pragmatique d’un enseignement des mathématiques
centré sur la résolution de problèmes. Par là, les connaissances élaborées
dans les différents domaines des mathématiques prennent leur signification.
Elles deviennent des instruments disponibles pour traiter nombre de
situations et pour entrer dans les sciences d’une autre manière. Le
programme de sciences et technologie est, en effet, résolument centré
sur une approche expérimentale. Les connaissances proposées sont d’autant
mieux assimilées qu’elles sont nées de questions qui se sont posées
à l’occasion de manipulations, d’observations, de mesures. Ces enseignements
s’ouvrent aussi sur les grands problèmes éthiques de notre temps auxquels
les enfants sont particulièrement sensibles (développement durable,
environnement ou santé).
L’éducation
artistique met l’accent
sur une intelligence sensible que seules de véritables pratiques développent.
Comme dans les cycles précédents, il permet d’aborder deux grands
champs, les arts visuels et la musique, complétés par le théâtre,
la poésie, en liaison avec le programme de littérature, et la danse,
en liaison avec le programme d’éducation physique et sportive. La
pratique de la voix est au coeur des activités musicales comme du
théâtre ou de la poésie. Le dessin reste une part importante des arts
visuels qui s’ouvrent aussi à la photographie ou au cinéma. La découverte
ordonnée des oeuvres majeures, constitutive d’une culture commune
et ouverte au patrimoine européen, est un autre aspect important de
ce programme. Chaque écolier devra avoir rencontré celles qui, désignées
dans les documents d’accompagnement, constituent une culture de référence
commune. Le contact avec celles qui sont directement accessibles du
fait de leur proximité, et dont la liste est fixée dans chaque académie,
est le second volet de cette première initiation à l’histoire de l’art.
L’éducation
physique et sportive, au cycle 3, vise comme dans les cycles
antérieurs la structuration de la personne et la transformation de
soi. Toutefois, le développement des capacités et des ressources nécessaires
aux conduites motrices prend, à cet âge, une dimension nouvelle. Par
ailleurs, la découverte active du patrimoine culturel que représentent
les diverses activités physiques, sportives et artistiques mettant
en jeu le corps contribue à doter chaque élève d’une vision des pratiques
sociales correspondantes. L’acquisition des réflexes nécessaires à
la sécurité et la constitution des compétences et connaissances susceptibles
de maintenir le corps en forme sont partie intégrante de l’éducation
au sens plein du terme. Au cycle 3, comme dans les cycles précédents,
les technologies de l’information et de la communication
(TIC) sont des instruments ordinaires du travail quotidien
qui, au même titre que la maîtrise du langage et de la langue française,
ne peuvent être exercés à vide. À la fin du cycle, les élèves doivent
avoir été suffisamment entraînés avec leurs différentes fonctions
pour avoir acquis les compétences validées par le premier niveau du
Brevet informatique et internet (B2i école). De même, l’utilisation
réfléchie des images (fixes ou mobiles) ne fait pas l’objet d’un enseignement
spécifique et se déploie dans chaque domaine, permettant aux élèves
de percevoir aisément les différents usages qui en sont faits.
Les apprentissages du cycle
3 contribuent à développer l’autonomie et l’initiative des élèves,
compétences essentielles, constitutives du socle commun. Dès qu’un
apprentissage est assuré, l’enseignant doit viser à développer l’autonomie
dans sa mise en oeuvre par chacun des élèves parvenus à cette étape.
C’est dans le passage progressif des activités guidées, puis accompagnées,
aux activités autonomes que non seulement l’élève gagne en assurance
mais aussi en efficacité. Il en est de même pour les capacités et
attitudes mettant en jeu l’initiative personnelle des élèves qui doit
être partout encouragée. Chaque élève doit avoir l’occasion, durant
sa scolarité élémentaire, de s’investir personnellement dans l’élaboration
et la mise en oeuvre, avec l’aide du maître, de deux projets à sa
mesure. Ces projets pourront porter sur un ou plusieurs champs disciplinaires,
sur une action dans le cadre de la vie associative, etc. Le projet
sera lui-même évalué selon les modalités prévues pour l’évaluation
des différents paliers du socle commun, principalement concernant
les compétences sociales et civiques, ainsi que l’autonomie et l’initiative.
Lors des différentes évaluations prévues par les textes en vigueur,
le degré d’autonomie et d’initiative des élèves sera apprécié en complément
de l’évaluation des domaines et champs disciplinaires concernés. 1)
Dans les départements et territoires d’outre-mer comme dans les écoles
françaises de l’étranger, le programme d’histoire et de géographie
est partiellement adapté pour prendre en considération les réalités
locales tout en les rapportant au programme national. Des aménagements
semblables peuvent aussi intervenir en littérature et en éducation
artistique.
HORS-SÉRIE Horaires du
cycle des approfondissements
DOMAINES CHAMPS DISCIPLINAIRES
HORAIRE MINIMUM HORAIRE MAXIMUM HORAIRE DU DOMAINE
Langue française Éducation
littéraire et humaine Littérature (dire, lire, écrire) 3 h 30 4 h
30 12 h
Étude de la langue (Grammaire)
2 h 30 3 h 30 Langue vivante étrangère 1 h 30
Histoire et géographie
3 h 3 h 30 Vie collective (débat réglé) 0 h 30
Éducation scientifique
Mathématiques (1) 5 h 5 h 30 8 h
Sciences expérimentales
et technologie 2 h 30 3 h
Éducation artistique Éducation
musicale Arts visuels 3 h 3 h
Éducation physique et
sportive 3 h 3 h
1) Le
calcul mental doit faire l’objet d’une pratique quotidienne d’au moins
15 minutes.
DOMAINES TRANSVERSAUX
HORAIRE
Maîtrise du langage et
de la langue française (2) 13 h réparties dans tous les champs disciplinaires
Éducation civique 1 h répartie
dans tous les champs disciplinaires 0 h 30 pour le débat hebdomadaire
2) La lecture et l’écriture
(rédaction ou copie) doivent faire l’objet d’une pratique quotidienne
de 2 h,
ces activités quotidiennes
de lecture et d’écriture sont mises en oeuvre dans les différents
domaines disciplinaires ; le temps qui leur est consacré s’inclut
donc dans la répartition horaire définie pour ceux-ci.
ÉDUCATION LITTÉRAIRE
ET HUMAINE
MAÎTRISE DU LANGAGE
ET DE LA LANGUE FRANÇAISE
Le décret définissant le
Socle commun de connaissances et de compétences fait de la
maîtrise de la langue française la première grande compétence du socle
: “Savoir lire, écrire et parler le français conditionne l’accès à
tous les domaines du savoir et l’acquisition de toutes les compétences”.
Base de l’accès à toutes les connaissances, elle permet de découvrir
de multiples horizons et assure à l’enfant toute sa place de futur
citoyen.
Veiller
à la continuité des apprentissages
La maîtrise du langage
et de la langue française, dans leurs usages scolaires, à l’oral comme
à l’écrit, est l’objectif essentiel de l’école primaire. Elle est
un droit pour chaque élève et doit rester un souci permanent de tous
les enseignants du cycle 3, dans l’ensemble des domaines d’apprentissage.
Il s’agit de donner aux élèves les ressources qui leur permettent
de bénéficier pleinement des échanges oraux de la classe, de lire
en les comprenant les textes supports de toutes les activités, de
se servir de l’écriture pour organiser leurs connaissances, pour les
mémoriser et pour rendre compte par écrit de ce qui en a été compris
et acquis.
Au cycle 2, on a consacré
l’essentiel des activités à l’acquisition de la lecture et de l’écriture,
sans perdre de vue le développement du langage oral, et à l’acquisition
des connaissances culturelles indispensables à la compréhension fine
des textes. À la fin du cycle 2, la plupart des élèves sont parvenus
à une première autonomie en lecture et en écriture ; ils maîtrisent
le code et peuvent articuler la reconnaissance des mots, progressivement
automatisée, et la compréhension de textes variés, de plus en plus
complexes. Tout au long du cycle, il faut poursuivre systématiquement
l’approfondissement des compétences acquises et amener ceux des élèves
qui connaissent encore des difficultés à les acquérir. Au cycle 3,
l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et l’entraînement au
langage oral doivent être poursuivis méthodiquement.
Pour les élèves chez qui
les apprentissages fondamentaux sont encore mal assurés, malgré les
dispositifs d’aide personnalisée mis en place au CE1 pour leur permettre
d’atteindre les exigences du premier palier du socle, il est indispensable
d’organiser l’accompagnement nécessaire, selon le cas, dans le cadre
ordinaire de la classe ou en élaborant des programmes personnalisés
de réussite éducative. Les élèves concernés ne doivent en aucun cas
être exclus des autres apprentissages du cycle 3. Par ailleurs, les
ateliers d’étude de la langue régulièrement organisés dans chacun
des champs disciplinaires, notamment dans celui consacré à la littérature,
concourent à consolider l’acquisition des connaissances et leur mobilisation
en contexte.
Articuler
maîtrise de la langue et du langage et apprentissages disciplinaires
spécialisés
La maîtrise du langage
et de la langue française s’acquiert par des entraînements réguliers
menés en contexte. Il est indispensable d’y consacrer le temps nécessaire
en veillant à ne pas isoler les textes rencontrés, ou produits, du
contexte qui est le leur, car cela conduit à des méprises sur le sens
du travail mené, les élèves pouvant être portés à croire que la lecture
ou l’écriture ne sont que des exercices formels.
La maîtrise de la langue
est d’abord rattachée aux grands domaines disciplinaires définis par
le programme. On écoute, on prend la parole, on lit, on écrit lors
des séances d’histoire, de géographie, de sciences, etc. Le programme
de littérature vient soutenir l’autonomie en lecture et en écriture
des élèves. L’acquisition de la maîtrise de la langue est renforcée
par un programme de grammaire conçu comme une analyse minutieuse de
l’organisation de la langue française
et aussi comme une réflexion sur le fonctionnement du français.
Par ailleurs, l’apprentissage
d’une langue vivante donne la possibilité de prendre une certaine
distance par rapport à la langue nationale et par-là d’en mieux comprendre
le fonctionnement.
Organiser
régulièrement des ateliers d’étude de la langue
Chacun de ces domaines
disciplinaires comporte, dans l’horaire qui est le sien, des temps
d’ateliers d’entraînement à la maîtrise de la langue. Ces ateliers
s’inscrivent dans le cadre horaire des différents champs disciplinaires,
de manière régulière en littérature et en grammaire mais également
dans les autres domaines. Ils peuvent être consacrés à consolider
la maîtrise de la lecture : il s’agit alors de renforcer l’automatisation
de la reconnaissance de la forme orthographique des mots, notamment
chez les élèves pour qui l’apprentissage de la lecture est mal assuré,
mais aussi, plus généralement et pour tous les élèves, de consolider
l’acquisition des automatismes de reconnaissance des mots irréguliers
et rares, le bon traitement des formes syntaxiques complexes (autre
que la phrase simple : sujet, verbe, compléments) ; le cycle 3 a la
responsabilité d’amener l’ensemble des élèves à une lecture fluide
des textes couramment lus à ce niveau.
Les ateliers peuvent aussi
préparer une activité d’écriture devant présenter des problèmes spécifiques
de langue (nominalisations dans une synthèse scientifique, temps du
passé dans un résumé d’histoire ou dans un récit, connecteurs spatiaux,
par exemple dans une description scientifique, etc.).
L’objectif de l’atelier
est alors d’amener les élèves à repérer les problèmes à résoudre et
les savoirs et capacités à mobiliser.
En lecture, ils doivent
savoir interpréter certaines marques linguistiques pour pouvoir procéder
aux inférences nécessaires à la compréhension : par exemple, le bon
traitement d’un pronom suppose la prise en compte de son genre, de
son nombre et de sa fonction. En écriture, pour marquer l’accord entre
les différents termes d’un groupe nominal complexe, il faut d’abord
avoir identifié le groupe puis analysé sa composition pour que soient
mobilisées à bon escient les marques du nombre ou du genre.
On s’attachera à bien centrer
les élèves sur la question faisant problème. Cela implique que des
consignes claires guident le travail. Parfois, le maître amène les
élèves à traiter séparément les problèmes ou allège certaines contraintes.
Ainsi, lorsqu’un texte à lire comporte des structures syntaxiques
délicates, on limite les difficultés de compréhension par un travail
préalable sur le vocabulaire, les personnages ou le contexte. Le travail
peut ensuite porter sur la compréhension des structures syntaxiques.
Ces ateliers peuvent être
mis en place soit lors d’un décloisonnement entre plusieurs classes
soit en organisant des groupes au sein de la classe. Dans ce dernier
cas, le maître fait en sorte qu’un seul groupe appelle sa présence,
les autres travaillant en autonomie. Tous les élèves de la classe
bénéficieront du travail en atelier, par roulement, ou bien l’atelier
sera organisé pour un groupe d’élèves ayant des besoins particuliers.
On pourra faire le relevé
des questions à traiter et établir, dans le cycle et dans la classe,
des programmations de mise en oeuvre dans les différents domaines.
DIRE, LIRE ET ÉCRIRE
DANS TOUTES LES DISCIPLINES
Les différents champs disciplinaires
constituent le support naturel d’échanges oraux au cours du dialogue
pédagogique de la classe. L’enseignant veillera à adopter personnellement
en toute occasion un niveau de langue orale soutenu, à faire reformuler
ou à reformuler lui-même les phrases imprécises ou maladroites, sans
s’inscrire dans la connivence avec le langage des enfants. Il prévoira
également des situations de prise de parole dans la classe, par exemple
dire à haute voix un texte poétique qui a été lu et travaillé, rapporter
un travail effectué dans une discipline, en s’attachant à construire
progressivement les savoir-faire nécessaires. Exposer quelque chose,
rapporter un travail ne doit pas se confondre avec la lecture à haute
voix d’un texte que l’on a écrit et requiert une technique particulière
qui s’apprend : quels aspects du travail fait doit-on rapporter ?
Dans quel ordre ? De quelle manière ? En prenant appui sur quel type
d’aide-mémoire ? Le débat hebdomadaire réglé consacré à la vie collective
sert de champ d’exercice privilégié.
Cette prise de parole doit
demeurer au service des apprentissages de la discipline concernée.
L’équipe de cycle doit établir une programmation qui tienne compte,
pour chaque capacité travaillée, de la diversité des domaines dans
lesquels elle est construite et de la hiérarchie des difficultés :
rendre compte d’une méthode de travail, exposer les résultats d’une
recherche est plus difficile que rapporter un événement ; se servir
d’images comme support peut faciliter davantage la prise de parole
qu’utiliser un plan ou des mots clés. Chaque domaine disciplinaire
requiert des activités régulières de lecture et d’écriture. Ce sont
autant de situations d’entraînement en situation réelle ; lecture
de documents, recherches dans des encyclopédies ou sur la Toile, prise
de notes au cours d’une expérience, écriture d’un texte constituent
des situations normales de la classe. Il appartient au maître de les
exploiter pleinement. Ainsi, la constitution d’un résumé en dictée
à l’adulte2 est l’occasion d’un travail collectif de production et
de révision de texte, la copie du texte produit intervenant ensuite.
C’est une façon d’apprendre comment rédiger et réviser un texte, mais
aussi comment le mettre en mots et fixer les connaissances que l’on
résume ainsi. On peut également faire procéder à de petites synthèses
par groupes ou individuellement et confronter les productions réalisées.
Au cours de ces activités de lecture et d’écriture, le maître est
conduit, chaque fois que nécessaire, à expliciter un fait de langue,
à lever les obstacles linguistiques rencontrés lors d’une lecture
ou d’une activité d’écriture, sans pour autant perdre de vue le fil
directeur de la leçon conduite.
Au cycle 3, l’écriture
manuscrite est quotidiennement sollicitée. Il importe qu’elle reste
ferme et lisible tout en devenant de plus en plus cursive. Certains
élèves ont encore besoin d’un exercice régulier de la main. Tous doivent
progressivement s’approprier les bases acquises au cycle précédent
pour en faire une écriture plus personnelle. À l’occasion des activités
d’édition de textes, dans tous les domaines, on peut conduire les
élèves à explorer différentes façons de présenter un texte et les
possibilités offertes par les outils de traitement de texte (polices
de caractère, mise en page, etc.).
Au-delà du travail sur
ces compétences générales liées à la langue, des compétences linguistiques
et langagières spécifiques à tel ou tel domaine disciplinaire doivent
être construites : on ne lit pas un énoncé de mathématiques comme
un compte rendu d’expériences, même si ces deux textes ont souvent
en commun de comporter des données chiffrées ; lire seul et en dehors
de la classe une oeuvre littéraire, trouver une information dans une
encyclopédie pour apprécier les conclusions tirées des résultats d’une
expérience ne relèvent pas de la même démarche de lecture ; de même,
écrire la légende d’un document de géographie, une synthèse en histoire,
relater un événement, écrire un récit ou prolonger un texte littéraire
ne relèvent pas des mêmes démarches d’écriture. Il s’agit bien de
construire les connaissances et les savoir-faire du domaine disciplinaire
concerné. La maîtrise du langage oral ou écrit est, dans ce cas, très
fortement dépendante du domaine disciplinaire. 2) Au cycle 3, la dictée
à l’adulte est un travail d’élaboration collective et non le travail
de mise en mots individuel qui est recommandé en maternelle.
Apprentissages langagiers
et situations d’apprentissage liés aux différents champs disciplinaires
DIRE LIRE ÉCRIRE
Éducation civique
- Participer à un débat,
- distribuer la parole
et faire respecter l’organisation d’un débat,
- formuler la décision
prise à la suite d’un débat,
- pendant un débat, passer
de l’examen d’un cas particulier à une règle générale.
- Comprendre
les règles de vie de la classe ou de l’école et montrer qu’on les
a comprises en donnant les raisons qui les ont fait retenir.
- Avec l’aide du maître,
noter les décisions prises durant un débat,
- avec l'aide du maître,
rédiger des règles de vie,
- participer à la rédaction
collective d’un protocole d'enquête ou de visite,
- participer au compte
rendu d'une enquête ou d’une visite.
Littérature (dire, lire,
écrire)
- Formuler dans ses propres
mots une lecture entendue,
- participer à un débat
sur l’interprétation d’un texte littéraire en étant susceptible de
vérifier dans le texte ce qui interdit ou permet l’interprétation
soutenue,
- être capable de restituer
au moins dix textes (de prose, de vers ou de théâtre) parmi ceux qui
ont été mémorisés,
- dire quelques-uns de
ces textes en proposant une interprétation (et en étant susceptible
d’expliciter cette dernière),
- mettre sa voix et son
corps en jeu dans un travail collectif portant sur un texte théâtral
ou sur un texte poétique.
- Se servir des catalogues
(papiers ou informatiques) de la BCD pour trouver un livre,
- se servir des informations
portées sur la couverture et la page de titre d’un livre pour savoir
s'il correspond au livre que l’on cherche,
- comprendre en le lisant
silencieusement un texte littéraire court (petite nouvelle, extrait...)
de complexité adaptée à l’âge et à la culture des élèves en s'appuyant
sur un traitement correct des substituts des noms, des connecteurs,
des formes verbales, de la ponctuation..., et en faisant les inférences
nécessaires,
- lire, en le comprenant,
un texte littéraire long en mettant en mémoire ce qui a été lu (synthèses
successives) et en mobilisant ses souvenirs lors des reprises.
- Élaborer et écrire un
récit d'au moins une dizaine de lignes, avec ou sans support, en respectant
des contraintes orthographiques, syntaxiques, lexicales et de présentation,
- écrire un fragment de
texte de type poétique en obéissant à une ou plusieurs règles précises
en référence à des textes poétiques lus et dits.
Langues vivantes
- Comprendre quelques énoncés
oraux simples dans une autre langue que le français,
- engager un dialogue simple
(avec un locuteur facilitant la communication) dans la langue étudiée,
- décrire des lieux ou
des personnes connus et faire un très court récit dans une autre langue
que le français.
- Reconnaître des fragments
de textes dans leur contexte d’usage dans une autre langue que le
français.
- Écrire une courte carte
postale dans une autre langue que le français, - répondre à un questionnaire
simple dans une autre langue que le français.
Histoire
- Utiliser correctement
les repères chronologiques et le lexique spécifique de l’histoire
dans les différentes situations didactiques mises en jeu,
- participer à l’examen
collectif d’un document historique en justifiant son point de vue,
- comprendre et analyser,
avec l’aide du maître, un document oral,
- avec l’aide du maître,
raconter un événement ou l’histoire d’un personnage,
- utiliser à bon escient
les temps verbaux.
- Lire et comprendre un
ouvrage documentaire, de niveau adapté, portant sur l’un des thèmes
au programme,
- trouver sur la Toile
des informations historiques simples, les apprécier de manière critique
et les comprendre,
- avec l’aide du maître,
comprendre un document historique simple (texte écrit ou document
iconographique) en relation au programme,
- comprendre un récit historique
en relation au programme.
- Noter les informations
dégagées pendant l’examen d'un document,
- rédiger une courte synthèse
à partir des informations notées pendant la leçon,
- rédiger la légende d’un
document iconographique ou donner un titre à un récit historique.
Géographie
- Utiliser les repères
géographiques et le lexique spécifique de la géographie dans les différentes
situations didactiques mises en jeu,
- participer à l’examen
collectif d’un document géographique (paysage ou carte) en justifiant
son point de vue,
- décrire un paysage.
- Lire et comprendre un
ouvrage documentaire, de niveau adapté, portant sur l’un des thèmes
au programme,
- trouver sur la Toile
des informations géographiques simples, les apprécier de manière critique
et les comprendre,
- lire un document géographique
(tableau, carte avec légende, diagramme, etc.).
- Pouvoir rédiger la légende
d’un document géographique,
- pouvoir rédiger une
courte description d’un document géographique (paysage),
- pouvoir rédiger une courte
synthèse à partir des informations notées pendant la leçon,
- prendre des notes à partir
des informations lues sur une carte.
Mathématiques
- Utiliser les connaissances
et le lexique spécifique des mathématiques dans les différentes situations
didactiques mises en jeu,
- formuler oralement, avec
l’aide du maître, un raisonnement rigoureux, - utiliser les capacités
en calcul mental dans un raisonnement,
- participer à un débat
et échanger des arguments à propos de la validité d’une solution.
- Lire correctement une
consigne d’exercice, un énoncé de problème,
- traiter les informations
d’un document écrit incluant des représentations (diagramme, schéma,
graphique),
- lire et comprendre certaines
formulations spécifiques (notamment en géométrie).
- Rédiger un texte pour
communiquer la démarche et le résultat d’une recherche individuelle
ou collective,
- élaborer, avec l’aide
de l’enseignant, des écrits destinés à servir de référence dans les
différentes activités.
Sciences expérimentales
et technologie
- Utiliser les connaissances
et le lexique spécifique des sciences dans les différentes situations
didactiques mises en jeu,
- formuler des questions
pertinentes,
- participer activement
à un débat argumenté pour élaborer des connaissances scientifiques
en en respectant les contraintes (raisonnement rigoureux, examen critique
des faits constatés, précision des formulations, etc.),
- utiliser à bon escient
les connecteurs logiques dans le cadre d’un raisonnement rigoureux,
- désigner et nommer les
principaux éléments composant l’équipement informatique utilisé et
savoir à quoi ils servent .
- Lire et comprendre un
ouvrage documentaire, de niveau adapté, portant sur l’un des thèmes
au programme,
- trouver sur la Toile
des informations scientifiques simples, les apprécier de manière critique
et les comprendre,
- traiter une information
complexe comprenant du texte, des images, des schémas, des tableaux,
etc.
Prendre des notes lors
d’une observation, d’une expérience, d’une enquête, d’une visite,
- rédiger, avec l’aide
du maître, un compte rendu d’expérience ou d’observation (texte à
statut scientifique),
- rédiger un texte pour
communiquer des connaissances (texte à statut documentaire),
- produire, créer, modifier
et exploiter un document à l’aide d’un logiciel de traitement de texte,
- communiquer au moyen
d’une messagerie électronique.
Éducation artistique
- Utiliser les connaissances
et le lexique spécifique des arts visuels ou de la musique dans les
différentes situations didactiques mises en jeu, - commencer à expliciter
ses choix et ses jugements face aux pratiques artistiques réalisées
ou aux oeuvres rencontrées,
- participer à l’élaboration
d’un projet collectif de création artistique.
- Trouver et lire les documents
nécessaires à l’élaboration d’un projet artistique,
- trouver sur la Toile
des informations artistiques et culturelles simples, les apprécier
de manière critique et les comprendre.
- Rendre compte, dans un
projet d’écriture collective, d’une réalisation artistique (catalogue
d’une exposition, programme d’un concert, guide pour la visite d’un
monument, affiche...),
- participer à l’élaboration
collective d’un écrit de fiction en référence à une oeuvre ou à une
série d’oeuvres d’art.
Éducation physique et
sportive
- Utiliser les connaissances
et le lexique spécifique de l’éducation physique et sportive dans
les différentes situations didactiques mises en jeu,
- participer à l’élaboration
d’un projet d’activité,
- expliciter les difficultés
que l’on rencontre dans une activité.
- Lire une règle de jeu,
une fiche technique, et les mettre en oeuvre, - trouver sur la Toile
des informations concernant les activités sportives de référence des
activités pratiquées.
- Rédiger une fiche technique
permettant de réaliser un jeu (matériel nécessaire, durée, lieu...),
- noter les performances
réalisées et les présenter de manière à réutiliser l’information dans
les prochaines séances,
- rendre compte d’un événement
sportif auquel la classe a participé (dans le cadre de l’USEP par
exemple).
DIRE, LIRE, ÉCRIRE EN
LITTÉRATURE
OBJECTIFS
Le programme de littérature
du cycle 3 vise à donner à chaque élève un répertoire de références
appropriées à son âge et puisées dans la littérature de jeunesse,
qu’il s’agisse de son riche patrimoine ou de la production toujours
renouvelée qui la caractérise. Il permet ainsi que se constitue une
culture commune susceptible d’être partagée, y compris entre générations.
Ces rencontres avec les
oeuvres passent par des lectures à haute voix (du maître ou des élèves)
comme par des lectures silencieuses. Elles permettent d’affermir la
compréhension de textes complexes, sans pour autant s’enfermer dans
des explications formelles difficilement accessibles à cet âge. Elles
se poursuivent par des échanges et des débats sur les interrogations
suscitées et donnent par là l’occasion d’éprouver les libertés et
les contraintes de toute interprétation.
Avec les oeuvres poétiques
et théâtrales, les élèves, guidés par leur enseignant, prolongent
l’interprétation donnée en cherchant à la transmettre au public de
leurs camarades ou à un public plus large : en liaison avec les activités
artistiques (musique, arts visuels, danse) ou dans le cadre d’un projet,
ils élaborent la mise en voix et la mise en scène des textes.
L’univers de cette littérature
se découvre aussi, dès l’école primaire, par la pratique de l’écriture.
Cette expérience, plus exigeante, permet à l’élève de commencer à
prendre conscience des spécificités de la fiction.
Une partie de l’horaire
consacré à la littérature est réservée à des “ateliers” de lecture
qui conduisent progressivement tous les élèves à une véritable autonomie
face aux textes. Cela suppose un travail régulier et patient conjuguant
l’amélioration de la reconnaissance des mots et de la compréhension
des textes. La part de l’emploi du temps réservée aux ateliers varie
du début à la fin du cycle en fonction des besoins des élèves.
PROGRAMME
1-Lecture
des textes de la littérature de jeunesse
Organiser
des parcours de lecture
Pour programmer les parcours
de lecture des élèves, les maîtres de l’équipe de cycle prennent appui
sur la bibliographie publiée dans les documents d’accompagnement des
programmes et régulièrement mise à jour sur le site du ministère de
l’éducation nationale. Cette bibliographie comporte à la fois des
“classiques de l’enfance”, souvent réédités, et des oeuvres de la
littérature de jeunesse vivante dont la liste est régulièrement renouvelée.
Chaque année doivent être
lus deux “classiques” et cinq ouvrages appartenant à la bibliographie
de littérature de jeunesse contemporaine. Pour que l’élève puisse
acquérir des références culturelles, il importe que les lectures ne
soient pas abordées au hasard, mais se constituent, tout au long du
cycle, en réseaux ordonnés : autour d’un personnage, d’un motif, d’un
genre, d’un auteur, d’une époque, d’un lieu, d’un format, etc. Au
cycle 3, c’est cet aspect de la lecture littéraire qui doit être privilégié
plutôt que l’explication approfondie d’une oeuvre. Loin d’expliquer
dans le détail et dans sa totalité chacun des textes choisis, ou d’enfermer
les élèves plusieurs semaines durant dans un livre qui perdrait ainsi
tout intérêt pour eux, on privilégiera au contraire le parcours rapide,
en visant la compréhension d’ensemble de l’oeuvre. Une séance peut
suffire pour une courte nouvelle ou un poème, une à deux semaines
sont nécessaires pour terminer un roman un peu long. L’enseignant
peut lire le texte à haute voix, résumer des passages trop longs ou
faisant trop digression, inviter ses élèves à des lectures oralisées,
à des lectures silencieuses faites en classe ou hors de la classe...
L’essentiel est de permettre que l’oeuvre vienne s’inscrire dans la
mémoire de chacun par les divers aspects qui la constituent : les
personnages, la trame narrative, des expressions, le texte d’un passage
fort (qui peut faire l’objet d’une mémorisation littérale suivie d’une
interprétation)...
Guider
le travail de compréhension et d’interprétation
Le maître guide les élèves
dans leur effort de compréhension. Il les engage à reformuler avec
leurs propres mots ce qu’ils ont compris, puis, par un dialogue attentif,
il les conduit à combler les lacunes ou à corriger les erreurs qu’il
constate. Il les aide à construire les articulations entre chaque
séance de lecture d’un même texte : synthèse de ce qui a été lu, débat
tentant d’anticiper ce qui peut suivre, contrôle par la lecture, etc...
L’enseignant éduque ainsi ses élèves à la nécessaire rigueur qui préside
à tout acte de lecture. C’est aussi l’occasion d’attirer l’attention
sur les aspects les plus ouverts de l’oeuvre et de susciter des conflits
d’interprétation qui vont contraindre à un effort d’argumentation.
Chaque lecture, lorsqu’elle
a fait l’objet d’un travail de compréhension et d’interprétation,
laisse en suspens des émotions et pose de multiples questions susceptibles
de devenir des thèmes de débat particulièrement riches. Cette exploration
de l’univers de connaissances et de valeurs qu’est la littérature
peut être conduite très librement à partir d’un texte - voire d’un
extrait - ou, au contraire, prendre appui sur la confrontation de
plusieurs lectures de textes, ou même de supports et d’oeuvres rencontrés
dans les autres enseignements (un film, un tableau, un paysage, un
portrait photographique, une gravure, etc.).
Inciter
à la pratique d’une lecture autonome régulière
Les enseignants engagent
les élèves à la pratique d’une lecture autonome. La plupart d’entre
eux parviennent à lire de manière autonome des textes de littérature
de jeunesse, c’est-à-dire se montrent capables de les comprendre et
d’en proposer une interprétation sans l’aide de l’adulte. Toutefois,
les compétences de lecture restant à cet âge très variables, les enseignants
veillent à suggérer des oeuvres appropriées à chacun, tant par l’intérêt
qu’elles suscitent que par les difficultés qu’elles présentent. Ils
incitent les élèves à emprunter fréquemment des livres dans les bibliothèques
accessibles (BCD, bibliothèque publique du quartier, bibliobus, etc.).
Un livre par mois au moins devrait être considéré comme une base même
si l’on sait que, pour certains élèves, les lectures personnelles
du cycle 3 passent encore beaucoup par la lecture à haute voix des
adultes. L’objectif est de faire de chacun un lecteur assidu.
L’accès à la lecture autonome
(lecture silencieuse sans aide d’un adulte) suppose, tout au long
du cycle 3, un travail régulier. Compléter des fichiers de lecture
qui ne prévoiraient, comme seule intervention didactique, que le contrôle
des réponses faites à un questionnaire ne constitue pas une situation
d’apprentissage efficace et décourage souvent les élèves. Les lectures
autonomes doivent relever d’abord du plaisir de la découverte d’une
oeuvre. Elles peuvent faire une large place à des rituels qui développent
les sociabilités de la lecture : signaler à la classe une découverte,
partager avec un autre lecteur du même livre ses impressions, conseiller
une lecture à un camarade, faire partie d’un jury de sélection, participer
à un débat avec d’autres classes, etc. On peut aussi encourager les
élèves à se doter d’un "carnet de lecture" qu’ils utilisent très librement
pour conserver en mémoire les titres des oeuvres lues et le nom de
leurs auteurs, pour noter un passage ou une réflexion et ainsi se
donner les moyens d’une relation plus intime avec le livre. Pour ceux
qui ne parviennent pas à cette autonomie, la BCD et la bibliothèque
publique de proximité doivent fournir de multiples occasions d’auditions
de lecture.
2 - Dire les textes
Au cycle 3, l’élève devient
capable de dire les textes lus et relus ou mémorisés en totalité.
Il est plus judicieux de les choisir parmi les oeuvres découvertes
dans les lectures faites en classe, élues à cette fin pour le plaisir
qu’elles ont procuré lorsqu’on les a rencontrées. Ce travail repose
d’abord sur l’expérimentation active de la voix et de ses effets (pauses,
rythme, inflexions, intonations, intensité, etc.), ensuite sur l’articulation
entre l’effort de compréhension et celui de diction, enfin sur l’épreuve
du travail fait, face à des auditoires variés. Une dizaine de textes
de longueur raisonnable, particulièrement bien choisis pour leurs
qualités littéraires et le travail d’interprétation qu’ils permettent,
sont mémorisés chaque année.
Le travail régulier de
diction des textes peut s’accompagner de projets plus ambitieux, en
particulier lorsque le théâtre est abordé, éventuellement avec l’appui
technique d’artistes dans le cadre d’un projet : au-delà de la mise
en voix, les élèves apprennent à utiliser les ressources corporelles
pour déployer l’interprétation des textes dans l’espace. Il existe
des relations fortes entre dire des textes et les chanter. Chaque
fois que cela sera possible, on tentera d’articuler l’une et l’autre
activité, sans oublier qu’une chorale peut très judicieusement être
l’occasion de les rapprocher.
La lecture à haute voix
joue un rôle important lors de la rédaction d’un texte ou au moment
de sa révision. Dire son texte ou le texte d’un camarade, c’est en
expérimenter la cohérence et les effets.
3 - Écrire à partir
de la littérature
La plupart des genres
littéraires rencontrés en lecture peuvent être le point de départ
d’un projet d’écriture (conte, récit des origines, légende, nouvelle
policière, nouvelle de science-fiction, récit de voyage fictif, fable,
pièce de théâtre...). L’enseignant peut, par exemple, inviter ses
élèves à prolonger, compléter ou transformer un texte narratif, poétique
ou théâtral lu en classe. Il peut encore les conduire à écrire un
épisode nouveau dans un texte narratif, un dialogue ou une description
destinés à s’insérer dans un récit ou à le prolonger... Le pastiche,
l’imitation, le détournement sont les bases du travail d’écriture,
en référence aux textes littéraires. Le recours aux prototypes doit
être permanent, soit pour dégager des caractéristiques susceptibles
de guider la mise en oeuvre du projet, soit pour répondre aux questions
que sa réalisation ne manque pas de poser.
La pratique de l’écriture
poétique développe la curiosité et le goût pour la poésie. Elle doit
essentiellement se présenter sous forme de jeux combinant l’invention
et les contraintes d’écriture.
La révision reste, comme
dans tous les projets d’écriture, un moment essentiel. Les élèves
doivent être régulièrement conduits à ajouter, supprimer, remplacer,
déplacer des fragments de textes sur leurs propres brouillons ou sur
ceux de leurs camarades, en s’appuyant sur les annotations des autres
élèves ou du maître et en utilisant les outils construits par la classe.
Ce travail peut s’effectuer sur le papier en mettant en oeuvre instruments
d’écriture, ciseaux et colle, ou sur un logiciel de traitement de
texte dont les fonctionnalités plus complexes sont découvertes à cette
occasion. Il en est de même pour tout ce qui relève de la révision
orthographique.
Tout projet d’écriture
peut se prolonger par un projet d’édition du texte réalisé. C’est
l’occasion, pour les élèves, de s’initier à la fabrication d’un livre
(couverture, page de titre, mise en pages, illustration) et de sa
diffusion (insertion dans une collection, présentation au public,
critique). Il peut en être de même pour un journal, pour une affiche,
pour une page destinée à un site Internet ou à un cédérom. Au-delà
des aspects de présentation, l’élève apprend à écrire en fonction
des effets recherchés et des publics auxquels il s’adresse : décrire
une expérience, convaincre un correspondant, toucher un lecteur.
Connaissances, capacités
et attitudes travaillées et attendues en fin de cycle 3
Le texte en caractère droit
indique des connaissances ou des capacités retenues pour le palier
2 du Socle commun de connaissances et de compétences : elles constituent
le coeur du programme.
Le texte en italique
indique des connaissances ou des capacités dont la maîtrise n’est
pas retenue pour ce palier : elles constituent toutefois des objectifs
du programme pour tous les élèves, et le plus souvent préparent le
palier suivant du socle (ici, la fin du collège).
1 - DIRE
1.1 Situations
de dialogue collectif (échanges avec la classe et avec le maître)
Attitudes :
- s’ouvrir à la communication,
au dialogue et au débat et, simultanément percevoir l’importance de
la prise de parole (ne pas parler pour parler) ;
- apprendre à structurer
ses idées, à prendre intérêt à la langue, à rechercher les moyens
d’exprimer précisément sa pensée ;
- rechercher l’usage d’un
vocabulaire précis, en adaptant son niveau de langue à la situation.
Être capable de :
- dans le cadre d’un travail
collectif, reformuler avant de la commenter l’intervention d’un autre
élève ou du maître en en respectant les idées ;
- participer à des échanges
au sein de la classe ou de l’école :
en attendant son tour
de parole, . en écoutant autrui, . en restant dans les propos de l’échange,
. en exprimant un avis, une préférence ... . en donnant une information,
. en exposant son point de vue et ses réactions ;
- saisir rapidement l’enjeu
d’un échange et en retenir les informations successives ;
- se servir de sa mémoire
pour conserver le fil de la conversation et attendre
son tour.
1.2 Situations
de travail de groupe et mise en commun des résultats de ce travai
l Être capable de :
- commencer à prendre en
compte les points de vue des autres membres du groupe ;
- commencer à se servir
du dialogue pour organiser les productions du groupe ;
- commencer à rapporter
devant la classe (avec ou sans l’aide de l’écrit) de manière à rendre
ces productions compréhensibles ;
- présenter oralement,
après s’y être préparé, les résultats d’une recherche ou d’une expérience,
individuelle ou collective, en expliquant la méthode de travail utilisée
(l’élève pourra éventuellement utiliser, non un texte rédigé, mais
des notes et des documents d’appui).
1.3 Situations
d’exercice
Être capable de :
- comprendre une consigne
orale ou écrite usuelle ;
- mieux questionner la
consigne orale ou écrite de manière à reconnaître la catégorie d’exercices
à laquelle elle est rattachée ;
- formuler une demande
d’aide ;
exposer ses propositions
de réponse et expliciter les raisons qui ont conduit à celles-ci.
1.4 En
toute situation
Être capable de :
- exposer à la classe une
expérience personnelle, un événement extérieur... ;
- faire un récit devant
un groupe dans l’intention de l’informer, l’émouvoir, l’amuser ;
- mettre en voix en le
théâtralisant un dialogue lu et travaillé en classe ;
- dire de mémoire, en les
interprétant devant la classe, des textes de prose, de vers ou de
théâtre (au moins dix textes parmi ceux qui ont été mémorisés) ;
- oraliser des textes (connus,
sus par coeur ou lus) devant la classe pour en partager collectivement
le plaisir et l’intérêt ;
- mettre sa voix et son
corps en jeu dans une activité collective portant sur un texte théâtral
ou sur un texte poétique ;
- rappeler de manière claire
et intelligible les expériences et les discours passés, projeter son
activité dans l’avenir en élaborant un projet ;
- reformuler un texte
entendu dans son propre langage ;
- formuler une interprétation
d’un texte et la confronter à celle d’autrui.
2-
LIRE
Attitudes :
- goût de la lecture,
curiosité à l’égard de la culture littéraire française et étrangère
;
- goût de la recherche
documentaire, dans des livres ou sur la Toile.
2.1 Compréhension
Être capable de :
- lire couramment des textes
adaptés au niveau du cycle 3 ;
- après lecture (silencieuse
ou à haute voix par l’enseignant) d’un texte narratif ou documentaire
d’une à deux pages, en dégager le thème et en relever les informations
importantes ;
- reformuler (oralement
ou par écrit) le thème principal d’un texte informatif court lu ou
entendu dans le cadre des activités de la classe ;
- en situation d’exercice,
dans les différents champs disciplinaires, lire à haute voix des textes
utiles à l’avancée du travail ;
- lire et utiliser tout
texte scolaire relatif aux diverses activités de la classe (manuels
scolaires, fiches de travail, affiches d’organisation des activités,
etc.) ;
- consulter avec l’aide
de l’adulte les documents de référence (dictionnaires, encyclopédies,
grammaires, bases de données, sites sur la Toile, etc.) et se servir
des instruments de repérage que ceux-ci comportent (tables des matières,
index, notes, moteurs de recherche, liens hypertextes...) ; saisir
une adresse Internet et naviguer dans un site ; vérifier les droits
et conditions d’utilisation lors de la récupération de documents ;
- mettre en relation les
textes lus avec les images, les tableaux, les graphiques ou les autres
types de documents qui les complètent ;
- utiliser ses connaissances
grammaticales pour comprendre le sens d’un texte : . utiliser les
indications sémantiques données par les déterminants (connu/inconnu),
. trouver à quel terme du texte renvoient les substituts nominaux
et pronominaux, . prendre appui sur les connecteurs pour comprendre
les enchaînements d’un texte ;
- lire seul une consigne
usuelle et effectuer la tâche demandée ;
- faire appel, dans ses
lectures, aux aides susceptibles de permettre de mieux comprendre
ce qu’on lit ;
- envoyer et recevoir un
message : . savoir dire de qui provient un message et à qui il est
adressé, . savoir trouver l’objet d’un message, . savoir trouver la
date d’envoi d’un message.
2.2 Lire
ou écouter lire des oeuvres intégrales, notamment de littérature jeunesse
et rendre compte de sa lecture
Avoir compris et retenu
:
- que le sens d’une oeuvre
littéraire n’est pas immédiatement accessible, mais que l’interprétation
ne peut s’affranchir des contraintes du texte ;
- qu’on ne peut confondre
un récit littéraire et un récit historique, la fiction et le réel
;
les titres des textes
lus dans l’année et le nom de leurs auteurs. Être capable de :
lire devant la classe,
pour en faire partager le plaisir et l’intérêt, un passage d’une dizaine
de lignes d’un texte connu ;
- repérer les étapes d’un
texte narratif lu ou entendu ;
- lire intégralement un
poème, un conte, un récit appartenant à la littérature de jeunesse,
de complexité adaptée à l’âge et à la culture des élèves en faisant
les inférences nécessaires ;
- lire en le comprenant
un texte littéraire long, mettre en mémoire ce qui a été lu (synthèses
successives) en mobilisant ses souvenirs lors des reprises ;
- lire personnellement
au moins un livre de littérature par mois ;
- à propos de toute lecture
entendue ou lue, formuler une interprétation et la confronter à celle
d’autrui ;
- dans le cadre d’un débat
sur un texte littéraire, relever dans le texte ce qui interdit ou
permet une interprétation ; justifier son point de vue ;
- pour présenter un récit,
en choisir un extrait caractéristique, le lire à haute voix et justifier
ce choix ;
- présenter un livre ou
un album en le comparant à d’autres déjà lus ;
- rapprocher des textes
littéraires, des personnages, des auteurs relevant d’univers de référence
communs.
3 - ÉCRIRE
Attitudes
La production d’écrit développe
:
- le goût de l’écriture,
de l’expression juste et nuancée ;
- l’habitude de prendre
appui sur l’écrit pour structurer sa pensée, pour garder une trace.
3.1 Écriture
: écriture manuscrite, ponctuation et orthographe
Être capable de :
-Copier
par groupes de mots dans une écriture cursive régulière et lisible,
un texte de cinq à dix lignes sans erreur orthographique ou de ponctuation,
en respectant la mise en page ;
- écrire sous la dictée
un texte de dix lignes maximum, en sachant : .
marquer l’accord en genre et en nombre dans le groupe nominal, .
marquer l’accord du verbe et du sujet dans des phrases où l’ordre
syntaxique régulier est respecté, . orthographier correctement les
mots du lexique courant ;
- dans un texte personnel,
repérer et corriger les erreurs orthographiques en se référant aux
règles connues d’orthographe et de grammaire ;
- orthographier correctement
un texte simple lors de sa rédaction ou dans une phase de relecture
critique, en se référant aux règles connues d’orthographe et de grammaire
et en s’aidant de tous les instruments disponibles.
3.2 Production
de textes
Être capable de :
- au cours d’une activité
de classe, écrire de manière autonome un texte de façon à pouvoir
le relire (cahier d’expériences, brouillon, etc.) ;
- rédiger un texte pour
communiquer à la classe la démarche et le résultat d’une recherche
individuelle ou de groupe ;
- reformuler par écrit
au moins trois idées essentielles retenues à la lecture d’un texte
d’une page ;
- dans le cadre d’un projet
ou d’une activité d’écriture (récit, lettre, compte rendu d’expérience),
rédiger un texte d’un ou deux paragraphes en respectant, après révision
du texte, la ponctuation, les contraintes orthographiques, syntaxiques,
lexicales et de présentation ;
- rédiger la suite ou la
fin d’un chapitre en cohérence avec le texte lu ;
- rédiger un récit en se
faisant clairement comprendre et en adaptant le niveau de langue à
un destinataire précis ;
- réécrire un texte, en
référence au projet d’écriture et aux suggestions de révision élaborées
en classe et pour cela, ajouter, supprimer, déplacer ou remplacer
des morceaux plus ou moins importants de textes, à la main ou en utilisant
un logiciel de traitement de texte ;
- pouvoir écrire un fragment
de texte de type poétique en obéissant à une ou plusieurs règles précises
en référence à des textes poétiques ;
- souligner (ou surligner)
dans un texte les informations qu’on recherche, puis pouvoir les organiser
sous forme de liste sur un support de papier ou grâce à l’ordinateur
; rédiger, à partir d’une liste ordonnée d’informations, un texte
à dominante narrative, explicative, descriptive ou injonctive, seul
ou à plusieurs, dans le cadre d’un projet d’écriture ;
- dans des activités différentes
(mathématiques, sciences...), proposer une réponse écrite, explicite
et énoncée de façon syntaxiquement cohérente ;
- mettre en page et organiser
un document écrit dans la perspective d’un projet d’écriture en en
respectant les conventions (affiche, journal d’école, fiche technique,
opuscule documentaire, page de site sur la Toile...) et en insérant
éventuellement les images, tableaux ou graphiques nécessaires.
ÉTUDE DE LA LANGUE
(GRAMMAIRE)
OBJECTIFS
Le terme de grammaire recouvre
au moins deux acceptions distinctes et complémentaires : il désigne
à la fois le système qui régit une langue, c’est-à-dire les règles
implicites que l’on met en oeuvre en s’exprimant dans cette langue
et qui, intériorisées, sous-tendent les pratiques langagières, et
une “grammaire-description”, qui résulte d’une activité de réflexion,
fondée sur des observations et des analyses minutieuses : la grammaire,
discipline d’enseignement, renvoie à cette dernière acception. Elle
concerne l’ensemble des faits de langue qui, faisant système, permettent
de s’exprimer à l’oral ou à l’écrit, de comprendre un propos oral
ou écrit, qu’ils relèvent du champ du lexique, de la morphosyntaxe,
de la syntaxe ou de l’orthographe. À l’école, tout spécialement au
cycle 3, l’enseignement de la grammaire consiste en un apprentissage
des règles de la langue française, des régularités et des exceptions,
aux fins de permettre à tous les élèves d’exprimer leur pensée au
plus juste de leurs intentions, mais aussi d’analyser avec rigueur
et vigilance les propos oraux et les textes qui leur sont adressés.
À l’école primaire, l’enseignement
de la grammaire vise à donner aux élèves une maîtrise plus assurée
de la langue française qui contribue à faciliter l’écriture et la
compréhension de textes complexes. Mais il a aussi pour objet de développer
la curiosité des élèves sur la langue en les amenant à examiner des
écrits comme des objets qu’on peut décrire, à prendre conscience que
la langue constitue un système qui peut s’analyser. Il amène également
à développer des compétences utiles dans diverses disciplines (classer,
catégoriser, comparer, etc.).
Cet enseignement ne nécessite
pas de métalangage spécialisé inutilement compliqué. Le langage parfois
utilisé dans l’énoncé du programme n’est pas destiné aux élèves :
on pourra étudier la polysémie sans recourir au terme, on peut étudier
les synonymes sans recourir aux “équivalences sémantiques”, les mots
reliés par leur sens sans parler de “champs lexicaux”. L’apprentissage
de la grammaire à l’école met les élèves en situation de s’approprier
des savoirs grammaticaux et orthographiques, qu’ils doivent pouvoir
mobiliser sans effort pour consacrer leur attention à une activité
d’écriture ou à la compréhension d’un texte complexe. L’école travaille
principalement sur la phrase. On étudie au cycle 3 les classes de
mots, les fonctions et l’organisation de la phrase. On prend appui
pour ce faire sur le verbe et le nom, qui constituent les points d’articulation
des principaux phénomènes syntaxiques. Certains phénomènes portant
sur le texte doivent être abordés, car ils sont nécessaires pour expliciter
un texte lu et produire un texte cohérent. Ils seront toutefois précisés
et approfondis au collège.
L’étude de la langue fait
appel à plusieurs types de situations d’apprentissage : des leçons
de grammaire spécifiques, des activités d’entraînement ritualisées,
courtes et fréquentes (à l’instar de celles de calcul mental), et
des ateliers centrés sur la résolution d’un problème de langage .
C’est dans tous les champs
d’apprentissage qu’il convient de porter attention à la langue selon
les besoins de l’activité en cours. Les connaissances acquises durant
les séances de grammaire sont ainsi réinvesties dans les activités
d’écriture, dans toutes les disciplines. Elles aident à résoudre certains
problèmes de compréhension, notamment ceux qui sont liés aux particularités
linguistiques des champs disciplinaires. Il est nécessaire d’expliciter
certaines difficultés ou spécificités de la langue, sans pour autant
perdre de vue les objectifs visés dans la discipline étudiée.
PROGRAMME
Les élèves doivent être
amenés à acquérir des savoirs structurés, à les mémoriser et à les
réinvestir, ce qui implique qu’ils les exercent régulièrement. Il
y a des automatismes à mettre en place, ce qui exige une phase d’appropriation
et de mémorisation permettant de faire usage d’une notion ou d’une
règle dans des situations nouvelles.
L’étude de la langue requiert
la conception et la mise en oeuvre d’une progression précise, nécessaire
pour travailler systématiquement les notions les plus importantes
pour l’écriture et la lecture. La présentation faite ci-dessous des
points au programme ne constitue pas une progression.
La manipulation d’éléments
linguistiques divers (textes, phrases, mots, graphies...) consistant
en opérations de déplacement, remplacement, expansion ou réduction,
conduit à opérer des comparaisons, des classements, à dégager de façon
précise des ressemblances et des différences, à repérer des régularités
et à expliciter des règles. C’est en faisant ainsi jouer la langue,
par exemple sur les différentes expansions du nom (adjectif qualificatif,
relative, complément du nom), qu’on en fait saisir le sens et qu’on
développe l’agilité de l’élève en situation d’écriture et de lecture.
L’apprentissage des langues
étrangères peut conduire à des comparaisons qui donnent des éclairages
nouveaux à l’analyse menée sur la langue française : on peut ainsi
rechercher comment les langues étrangères enseignées procèdent pour
exprimer le nombre, pour repérer les marques de pluriel qui s’entendent
et qui ne s’entendent pas, etc.
1 - La phrase
L’identification du verbe
et du nom facilite la compréhension et permet de construire des phrases,
leur manipulation met en évidence les liens qu’ils entretiennent avec
les autres éléments de l’énoncé. Ce travail, engagé au cycle 2, se
poursuit de façon explicite au cycle 3 et conduit à étudier progressivement
les principaux constituants de la phrase.
1.1 Le
verbe et le groupe verbal
- L’identification dans
une phrase du verbe conjugué, hors constructions impersonnelles et
formes rares : elle se fait à partir de l’observation des variations
morphologiques qui l’affectent (temps, mode, personne, nombre) ou
des éléments qui peuvent l’entourer (le nom ou le pronom sujet, les
cas échéant la négation...). L’élève ne doit pas être conduit à imaginer
qu’il existe une procédure automatique pour identifier le verbe. Il
doit être au contraire familiarisé avec l’idée que cette identification
résulte de critères convergents.
- Le groupe verbal : les
compléments de verbe ; la construction du verbe : verbes à un complément,
à plusieurs compléments ; complémentd’objet direct, complément d’objet
indirect ; changements de sens du verbe selon sa construction (jouer,
jouer de, jouer à etc.).
- La conjugaison : à partir
de l’observation des variations morphologiques du verbe, repérage,
explicitation, puis mémorisation des règles d’engendrement des formes
les plus fréquentes ; construction progressive des tableaux de conjugaison
puis mémorisation de la conjugaison des verbes les plus fréquents
(verbes en -er, en -ir du type finir, verbes irréguliers fréquents
: aller, faire, pouvoir, prendre, venir, voir) ; aux temps et modes
suivants :
. indicatif : présent,
imparfait, futur simple, passé composé, passé simple ;
. infinitif présent ;
. impératif présent.
Révision des verbes étudiés
au cycle 2.
1.2 Le
nom et le groupe nominal sujet, les pronoms
- L’identification du nom
: le nom peut être identifié par ses variations en nombre et en genre,
par les éléments qui l’entourent (essentiellement les déterminants
et les expansions).
- La classe des déterminants
: étude de l’article et du déterminant possessif. - L’adjectif qualificatif.
- Le principe de l’expansion
du nom : l’adjectif épithète, le complément du nom ; reconnaissance
et utilisation de la proposition relative en qui et que.
- Les règles d’accord
dans le groupe nominal : travail systématique sur les chaînes d’accords
dans le groupe nominal.
- Approche de la forme
et de la fonction dans la phrase : . des pronoms personnels ; . des
pronoms relatifs (qui et que). Cette approche doit permettre aux élèves
de savoir désigner ces mots et effectuer les accords nécessaires.
1.3 L’organisation
de la phrase
- La structure hiérarchique
de la phrase : les relations entre le groupe nominal sujet et le groupe
verbal ; la fonction sujet ; l’accord sujet- verbe.
- Phrases verbales (relation
groupe sujet et groupe verbal) et non verbales.
- Les phrases déclaratives,
interrogatives, injonctives, exclamatives ; la forme affirmative,
la forme négative.
- Les compléments circonstanciels
(temps et lieu). On fera dans des phrases simples, à partir de manipulations,
la distinction entre compléments de verbes, essentiels, et compléments
de phrase, susceptibles d’être supprimés ou déplacés. Ces différences
seront mises en évidence en situation de production d’écrits ou en
lecture. Connaissances et capacités travaillées et attendues en fin
de cycle 3
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- les règles d’engendrement
des formes verbales, les conjugaisons des verbes les plus courants
(indicatif présent, passé composé, imparfait, futur) ;
- la structure hiérarchique
de la phrase (groupe nominal sujet, groupe verbal) ; les relations
entre ces groupes ;
- les règles d’accord
sujet verbe ;
- la composition du groupe
nominal minimal (déterminant + nom) ; l’accord dans le groupe nominal
;
le pronom personnel sujet
;
le groupe verbal ;
- les principales fonctions
qui structurent la phrase (sujet, compléments d’objet direct et indirect,
compléments circonstanciels de temps et de lieu) ;
- les phrases déclaratives,
interrogatives, injonctives, exclamatives ; la forme affirmative,
la forme négative.
CAPACITÉS
Être capable de :
- dans des phrases et dans
des textes : . . identifier les verbes conjugués et à l’infinitif
(hors constructions impersonnelles et formes rares) ;
- Quelques phénomènes
grammaticaux portant sur le texte
Le travail sur l’organisation
de la phrase est complété par l’observation et l’analyse de phénomènes
qui donnent leur cohérence aux textes, en particulier aux textes narratifs.
L’observation de ces phénomènes guide la compréhension en lecture.
En situation d’écriture, il convient de rendre les élèves sensibles
aux ruptures qui surviennent souvent dans leurs productions et de
les conduire à rétablir la cohérence du texte qu’ils produisent.
Quelques phénomènes font
l’objet d’observations spécifiques :
- l’organisation d’un texte
en paragraphes ;
- la ponctuation : rôle
syntaxique et sémantique des points (point, point d’interrogation,
point d’exclamation), de la virgule ; les signes du discours rapporté
; usage correct du point et, progressivement, de la virgule (exigible
dans l’énumération) ;
- les mots de liaison (connecteurs
temporels et spatiaux) : repérage dans un texte lu et choix pertinent
de ces mots dans un texte en cours d’écriture ; observation en situation
des connecteurs logiques ;
- les divers substituts
d’un nom, pronominaux et nominaux : repérage dans un texte lu et réalisation
des substitutions nécessaires lors d’une activité d’écriture ;
- une première approche
de la valeur des temps verbaux, en particulier les temps du passé
dans un texte narratif ; on commence à relever différentes valeurs
de l’imparfait et du passé simple ainsi que leur articulation dans
le texte narratif. . identifier les noms ; . repérer les relations
entre les groupes dans la phrase ;
- marquer l’accord sujet
verbe (situations régulières) ;
- utiliser les indications
sémantiques données par les déterminants du nom ; faire usage des
différents déterminants du nom (articles, déterminants possessifs)
;
- repérer et réaliser les
chaînes d’accords dans le groupe nominal (déterminant + nom + adjectif)
;
- développer une phrase
(par exemple, par expansion du groupe nominal, en introduisant des
compléments circonstanciels) ;
- utiliser correctement
à l’oral et à l’écrit les temps des verbes les plus fréquents ;
- écrire une phrase interrogative
ou une phrase de forme négative correctement constituée ;
- écrire un texte d’une
dizaine de lignes dont les phrases sont grammaticalement acceptables
;
- effectuer en lecture
et activité d’écriture des déplacements, des remplacements, des expansions,
des réductions, par exemple : . en réalisant à bon escient différentes
expansions du nom (adjectifs qualificatifs, propositions relatives,
compléments du nom), . en ajoutant ou en enlevant des compléments
de phrases ; - faire la différence entre les classes de mots et les
fonctions.
Connaissances et capacités
travaillées et attendues en fin de cycle 3
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- la notion de structure
du texte : les élèves doivent savoir que les constituants d’une phrase
et d’un texte ne sont pas seulement juxtaposés, mais sont reliés par
différents types de relations ;
le rôle des principaux
signes de ponctuation (point, point d’interrogation, point d’exclamation,
la virgule dans l’énumération) ;
-la signification des connecteurs
temporels et spatiaux les plus fréquents ; - les valeurs de l’imparfait
et du passé simple dans le récit et les textes historiques ;
- la valeur du présent
dans les textes scientifiques.
CAPACITÉS
Être capable de :
(repérage des unités syntaxiques,
délimitation récit / paroles rapportées, marque de la valeur interrogative
ou exclamative) ;
utiliser dans une activité
d’écriture la majuscule de début de phrase, le point comme élément
organisateur d’un paragraphe, le point d’interrogation, la virgule
dans ses usages simples (énumération) ;
- interpréter les différents
mots de liaison d’un texte lu ; faire un choix pertinent de ces mots
dans une activité d’écriture ;
- dans un texte lu, trouver
à quels noms renvoient les pronoms ;
- réaliser les substitutions
nécessaires lors d’une activité d’écriture ;
- prendre appui sur les
temps des verbes pour repérer la chronologie des événements dans un
récit simple, reconstituer les étapes d’un processus dans des textes
relatifs à différents champs disciplinaires ;
-maîtriser la cohérence
des temps dans une production écrite d’une dizaine de lignes.
3
- Vocabulaire
L’acquisition du vocabulaire
fait l’objet de séances spécifiques qui visent à donner aux élèves
des outils d’analyse permettant de comprendre des mots nouveaux. Ce
doit être une préoccupation constante dans toutes les situations d’enseignement.
L’acquisition du vocabulaire vise également l’élargissement progressif
des significations attachées aux mots connus et la capacité à distinguer
explicitement ces différences induites par le contexte d’emploi. On
gardera présent à l’esprit que les mots fonctionnent en système, et
qui plus est en système toujours ouvert (néologisme, emprunts de mots
étrangers, changements de sens, nouveaux termes techniques).
Pendant la scolarité obligatoire,
le but de l’enseignement du vocabulaire est d’accroître le lexique
des élèves (découverte et mémorisation de mots nouveaux et de leur
sens), et de favoriser par l’exercice la procédure naturelle par laquelle
les mots connus et compris (vocabulaire passif) se transforment en
mots utilisés (vocabulaire actif).
La lecture des textes,
qui permet un contact vivant et un renouvellement constant du vocabulaire
est donc indispensable, et on ne saurait assez l’encourager. Mais,
même dirigée, elle n’est pas suffisante pour garantir les acquisitions
lexicales, et ce d’autant plus que son efficacité en la matière est
liée à la richesse initiale du vocabulaire du lecteur. De plus, ce
qui est saisi au vol ne se fixe que rarement dans l’esprit. Aussi
est-il nécessaire d’organiser régulièrement des leçons auxquelles
doit être consacré un temps d’enseignement spécifique. Une leçon de
mots ne se résume ni à une rencontre occasionnelle de quelques mots
recueillis dans un texte, ni à une mémorisation systématique et mécanique
de listes de mots.
C’est le moment où l’on
s’interroge sur un nombre réduit de mots en en approfondissant la
connaissance et l’usage. Ces leçons appellent la régularité, elles
obéissent au souci constant de permettre à l’élève de cerner précisément
le sens propre et le sens figuré d’un mot, de le réutiliser avec pertinence
dans différents contextes ; il s’agit d’amener l’élève à communiquer
au plus juste de ses intentions. Ces leçons font aussi découvrir aux
élèves les composantes de chacun de ces termes, leur étymologie et
permettent d’en fixer la forme orthographique.
Lors d’un travail sur des
mots que l’on veut faire acquérir, il est important de bien distinguer
l’objectif visé : utilisation en compréhension ou en production. Pour
les mots qui doivent faire partie du vocabulaire actif, on travaillera
de façon systématique et répétée le réemploi dans des contextes de
plus en plus variés.
On peut ainsi distinguer,
pour chaque année scolaire, des objectifs en tenant compte de différents
niveaux dans la connaissance d’un mot : reconnaissance du mot (il
n’est plus inconnu), compréhension en contexte, utilisation (induite
ou spontanée), avec un sens, puis plusieurs, enfin capacité de définition
du mot.
On ne doit pas se limiter
à l’acquisition des noms, ni a fortiori à l’acquisition des noms renvoyant
à des objets du monde (vocabulaire quotidien ou spécialisé), mais
on diversifiera les classes de mots travaillés et les types de significations
(sensations, sentiments, états de savoir...). L’acquisition du vocabulaire
se fait dans tous les domaines d’apprentissage de l’école, avec une
vigilance particulière à l’apprentissage des mots propres aux différentes
disciplines.
On amènera les élèves à
se doter des outils d’analyse nécessaires en se fondant sur les relations
sémantiques et morphologiques qui structurent le lexique. On les conduira
à expliciter ces relations et à les mettre en oeuvre dans des jeux
de langue pour élargir et organiser leur vocabulaire. Il est particulièrement
fécond de travailler systématiquement les mots et expressions liées
à une situation donnée (les vacances, l’automne, le restaurant etc.)
et d’habituer les élèves à prendre conscience des écarts que produit
un texte littéraire par rapports aux mots et expressions usuelles
de cette situation. On enrichira ce travail, le cas échéant, d’une
approche historique des mots.
On portera également une
attention particulière à l’utilisation des dictionnaires. Simultanément
l’orthographe lexicale doit être fixée par une mise en situation d’écriture
fréquente et par l’analyse de la façon dont les mots sont formés.
3.1 Relations
sémantiques Polysémie De nombreux mots ont plusieurs sens :
- un même mot peut avoir
différents sens selon le contexte : mots fréquents, notamment en relation
avec les différents champs disciplinaires (cour, reproduction) ;
- le même mot peut admettre
différents antonymes (mots de sens opposé) dans différents contextes
(juste / faux, juste / injuste) ;
- le même mot peut avoir
deux sens, un sens propre et un sens figuré (robe noire, colère noire).
Certains verbes ont un sens différent selon leur construction : défendre
quelqu’un, défendre à quelqu’un de. Les équivalences sémantiques Synonymie,
périphrases :
- étude des synonymes :
variations d’intensité, (peur/terreur), de niveaux de langage (drôle/rigolo),
de constructions (utiliser/avoir recours à) ;
- il existe des termes
englobants, des mots désignant des ensembles, qu’ils renvoient à des
réalités du monde (le mobilier : table, chaise, buffet, etc.), ou
à des notions abstraites (sentiments : amour, joie, colère). Champs
lexicaux :
- des mots appartenant
à différentes classes grammaticales sont reliés entre eux par leur
sens et forment des ensembles relatifs à un thème, un domaine ou une
idée commune ; ils contribuent à la cohérence d’un texte ou d’un exposé
oral (par exemple les termes renvoyant à la peur : peur, effrayant,
trembler).
3.2 Relations
morphologiques Dérivation, familles de mots :
- notion de composition
d’un mot : radical, préfixe, suffixe ; les élèves doivent connaître
les suffixes et préfixes les plus usuels ;
- notion de famille de
mots dans le cas de construction régulière (sans changement de radical)
;
- approche de la nominalisation.
3.3 Approche
historique, étymologique
Les élèves doivent savoir
que certains des mots de la langue viennent d’emprunts à d’autres
langues, que les mots de notre langue ont une histoire, que les mots
vieillissent, disparaissent, apparaissent et parfois réapparaissent.
3.4 Connaissance
des outils Maîtrise de l’ordre alphabétique ;
Connaissance de la composition
d’un article de dictionnaire, des codes qui régissent les dictionnaires.
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- un vocabulaire appris
systématiquement ;
- qu’il existe divers types
de relations entre les mots :
. relations de sens (synonymie,
antonymie, ensemble de mots relatifs à un thème, à un domaine),
. relations de forme :
notions de construction d’un mot (radical, préfixe, suffixe), . relations
de sonorité (homophonie) ;
- que des synonymes peuvent
relever de niveaux de langue différents ;
- que les mots ne sont
pas des unités isolées, mais prennent leur signification dans le contexte
de la phrase ; que de nombreux mots ont plusieurs sens (le sujet -
du verbe, du roi, de la conversation - par exemple) ;
- que certains mots de
la langue viennent d’emprunts à d’autres langues.
- Orthographe
L’élève en cycle 3 observe,
manipule, classe, il retient des régularités. L’attention orthographique
commence à être automatisée. L’élève prend conscience de ce qu’il
sait et de ce qu’il ne sait pas, de ce qui appelle vigilance et vérification.
Le maître s’impose une vigilance permanente et procède à une vérification
attentive de toutes les productions d’écrits de ses élèves.
4.1 Orthographe
grammaticale
L’étude des accords ne
saurait être séparée de celle de la nature et de la fonction des mots.
Les marques du pluriel sur le nom et le verbe sources de difficulté
sont celles qui ne s’entendent pas (le -s, le -nt par exemple à la
3ème personne du pluriel des verbes du 1er groupe à l’indicatif présent).
L’accord dans le groupe nominal
Les règles qui régissent
les chaînes d’accords dans le groupe nominal :
- le déterminant entraîne
l’accord du nom et de l’adjectif en genre et en nombre ;
le pluriel des principaux
déterminants 4 ;
- le pluriel des noms
: en -s et en -x ;
la transformation : -al
/ -aux ;
- le féminin des noms courants
dont la formation du féminin est simple et univoque, par exemple,
les noms en - ien (chien, chienne), en -er (boulanger, boulangère)
;
- l’accord de l’adjectif
en genre et en nombre.
Le verbe
- Accord sujet
- verbe : l’accord du verbe
ou de deux verbes coordonnés, avec un groupe sujet non inversé (sans
complexité particulière) ;
- La conjugaison des verbes
les plus fréquents : verbes en -er ; en -ir de type finir, verbes
irréguliers les plus fréquents comme aller, faire, pouvoir, prendre,
venir, voir. Révision des verbes étudiés au cycle 2 ;
- La distinction des homophones
grammaticaux dont l’un est un verbe : à / a ; on / ont ; et / est
;
- L’accord du participe
passé construit avec être.
4.2 Orthographe
lexicale
Mémorisation des mots outils
les plus fréquents.
Mémorisation de l’orthographe
lexicale des mots les plus fréquents en effectuant tous les rapprochements
nécessaires entre les mots présentant les mêmes régularités orthographiques
; on travaillera sur des séries, par exemple : orthographe de mots
fréquents avec accent, du type : là, forêt... ;
connaissance des régularités
entraînant des séries analogiques :
. analogies phonologiques
: mots dans lesquels on entend un même son : dans des séries mère-père,
neige-baleine, laine-plaine, bonnettiret, des-mes, beauté-charité...
; .
analogies morphologiques
: . terminaisons des mots ; . préfixes en in-, en -im ; suffixes en
-ette, en ien (pharmacien, parisien, etc.) ; . régularités graphiques
des syllabes initiales (par exemple, rareté de eau- pour /o/ en début
de mots, mais fréquence en fin de mots) ou finales (fréquences finales
en -ment dans les nominalisations, comme développement, finales en
-ant, lorsque le mot est précédé de en : par exemple en allant ; finales
en -tion, en -er,-ier (métiers) ; . adverbes en -ment ; . doublement
de consonnes : homme, pomme ; ville, mille ; arrêter, arriver ...
; . transformation de n- devant m, b, p ; . analogies orthographiques
des finales muettes : . appartenant à des listes analogiques (banc,
accroc) ; . ou que l’on repère en cherchant les mots de la même famille
(galop, galoper ; petit, petite, etc.) ;
Distinction des homophones
simples différenciés par une ou plusieurs lettres (par exemple, cour
/ court, ver / vair / vert / verre, voix / voie, coup / cou), ou par
un accent (là / la, sûr / sur, ou / où).
4.3 Les
situations d’entraînement et de réinvestissement
D’une manière générale,
dans chaque activité mettant en jeu l’écriture, on conduit les élèves
à utiliser tous les instruments nécessaires : cahier de leçons, manuels,
affichages, répertoires, dictionnaires, correcteurs informatiques,
etc. La démarche de découverte permet de repérer des régularités et
des règles constituant des connaissances. Il faut les repérer, les
formuler, les comprendre et les mémoriser. Les élèves apprennent à
les utiliser à travers des situations diversifiées, d’une part à travers
des situations d’entraînement régulier et répété, d’autre part dans
les activités d’écriture. Les exercices sont indispensables pour assurer
la fixation des procédures et des connaissances.
Parmi ces derniers, la
copie et CAPACITÉS Être capable d’utiliser les mots qu’ils ont appris
:
- en lecture, pour approcher
le sens d’un mot inconnu, ou le sens inconnu d’un mot connu, à vérifier
ensuite dans le dictionnaire ;
- en écriture et à l’oral,
pour trouver les mots qui permettront d’être compris du destinataire.
Être capable de :
- comprendre le sens d’un
mot et notamment le sens d’un mot polysémique, en prenant appui sur
le contexte ;
- relever dans un texte
les dénominations successives d’un personnage en étant attentif aux
nuances de sens ;
- utiliser des mots dans
des sens différents, utiliser des synonymes, au cours d’activités
d’écriture ;
- comprendre des mots nouveaux
en s’appuyant sur des radicaux connus et des affixes fréquents ;
- repérer dans des mots
nouveaux des radicaux connus ;
utiliser le système des
dérivations pour augmenter leur vocabulaire ;
- vérifier dans le dictionnaire
qu’est attestée une dérivation ;
- trouver les noms qui
permettent de se repérer dans des ouvrages ou sur la Toile pour mener
une recherche documentaire ; trouver les noms nécessaires pour élaborer
un texte documentaire (alimentation, habitat, etc.).
- trouver un mot dans le
dictionnaire (papier ou informatique) pour en comprendre le sens dans
un contexte donné (choisir celui des sens qui correspond au contexte
de l’occurrence), chercher la catégorie auquel il appartient, confirmer
le sens d’un mot en lecture ;
- utiliser les instruments
nécessaires (répertoire, dictionnaire...) pour vérifier et corriger
l’orthographe lexicale.
3) On s’inscrira dans le
cadre de l’orthographe rectifiée.
Les rectifications définies
par l’Académie française ont été publiées au Journal officiel de la
République française le 6 décembre 1990, édition des Documents administratifs.
Elles se situent tout à fait dans la continuité du travail entrepris
par l’Académie française depuis le XVIIème siècle, dans les huit éditions
précédentes de son Dictionnaire.
4) Même si grammaticalement,
il est plus exact de dire que le déterminant reçoit les marques du
genre et du nombre du nom qu’il détermine, il est plus aisé de partir
du pluriel que les élèves entendent, c’est-à-dire celui du déterminant.
la dictée, menées avec
méthode, sont formatrices. L’écriture autonome constitue une charge
de travail importante. On ne peut exiger une orthographe maîtrisée
dès le premier jet. La révision de textes doit en revanche être systématique.
Les procédures de révision de textes doivent donc faire l’objet d’un
apprentissage. La dictée représente un intermédiaire pertinent entre
la situation d’exercice où l’attention de l’élève se trouve de fait
guidée et soutenue et la situation d’écriture autonome où l’élève
doit tout assumer, de la conception du texte à sa mise au net, ce
qui constitue une charge de travail très importante pour des jeunes
élèves qui n’ont pas encore automatisé les procédures et les règles
qu’ils ont apprises. Les objectifs de la dictée, peuvent être divers
et doivent être précisément explicités pour les élèves on distinguera
ainsi notamment, la dictée pour apprendre, la dictée dirigée et expliquée,
la dictée préparée, la dictée de contrôle.
LANGUES
VIVANTES OBJECTIFS
Durant les quatre années
d’apprentissage d’une langue étrangère à l’école primaire, l’élève
doit acquérir les éléments fondamentaux de cette langue et les consolider
afin de permettre la communication élémentaire, telle qu’elle est
définie par les niveaux A1 et A2 du Cadre européen commun de référence
pour les langues. Ces deux niveaux constituent le Socle commun de
connaissances et de compétences en langues vivantes étrangères.
L’école primaire vise
l’acquisition du niveau A1.
Le volume horaire annuel
consacré à l’apprentissage d’une langue étrangère est de 54 heures.
Cet horaire peut se décomposer en trois séances hebdomadaires de 30
minutes ou deux séances de 45 minutes pendant lesquelles l’enseignement
est conduit avec méthode. En outre, le projet d’école peut prévoir
l’organisation d’un enseignement plus intensif de la langue étrangère
en concentrant, par exemple, les séances d’enseignement et des activités
de réactivation sur un nombre plus limité de semaines. Certaines de
ces activités peuvent être conduites par des locuteurs natifs, dans
le cadre de classes linguistiques ou d’un projet pédagogique dans
la langue.
PROGRAMME
À la fin du cycle 3, les
élèves devront avoir acquis le niveau A1 du Cadre européen commun
de référence pour les langues et adapté à des enfants d’âge scolaire.
1 - Connaissances
Pour communiquer, il faut
en permanence mobiliser des connaissances linguistiques et culturelles,
dont l’acquisition en milieu scolaire ne peut se faire au seul hasard
des textes ou des situations. C’est grâce à un apprentissage rigoureux
et progressif, qui va du simple au complexe, que l’élève va peu à
peu élargir et consolider son bagage linguistique et sa connaissance
d’une culture différente de la sienne. Cet apprentissage ne peut se
faire qu’au prix d’une pratique et d’une écoute régulières de la langue.
À l’oral notamment, où le discours est fugace, ces conditions sont
essentielles pour familiariser l’oreille à des sonorités et des rythmes
particuliers.
1.1 Phonologie
La composante phonologique
de la langue vivante doit rester une priorité et une préoccupation
constante chez le maître dès le début de l’apprentissage. Par des
activités spécifiques, on sensibilisera l’élève aux principaux rythmes,
phonèmes et schémas intonatifs. C’est par mimétisme, si l’imprégnation
de l’oreille et les entraînements sont suffisants, que l’élève se
les appropriera. On introduira de manière insistante les composantes
les plus délicates du système phonologique de la langue apprise. Dans
le domaine de la langue parlée, il est difficile de dissocier les
composantes sonores de la langue et de les décliner dans le temps
par priorité. Les schémas mélodiques, accentuels et rythmiques se
conjuguent pour véhiculer le sens du message. Néanmoins, le flux sonore
qui résulte de la combinaison de ces éléments étant difficilement
maîtrisable par l’élève qui débute, il convient de veiller à accompagner
le message, en réception, d’auxiliaires visuels, que ces derniers
relèvent de la situation de classe vécue, du geste ou de l’iconographie.
Par ailleurs, à l’écrit, le lien phonie-graphie est à prendre en considération
et doit faire aussi l’objet d’activités spécifiques visant à créer
une prise de conscience des régularités ou particularités de la Connaissances
et capacités travaillées et attendues en fin de cycle 3
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- les règles qui régissent
les chaînes d’accords dans le groupe nominal et entre le sujet et
le verbe ;
les désinences des verbes
dans les conjugaisons qui figurent dans les programmes ;
- l’orthographe de mots
outils, de mots courants et des mots spécifiques aux disciplines du
cycle 3 ;
- la valeur des accents
; l’orthographe de mots fréquents avec accents ;
- les séries fondées sur
des analogies ;
- les homophones simples.
CAPACITÉS
Être capable de :
- copier sans erreur un
texte de cinq ou six lignes ;
marquer le pluriel des
noms, le pluriel des verbes ;
- accorder le verbe avec
son sujet ;
- déterminer la terminaison
du verbe correspondant à sa conjugaison ;
- effectuer les accords
dans le groupe nominal ;
- utiliser la connaissance
des régularités lexicales ;
- recourir aux techniques
de distinction des homophones ;
- écrire sans erreur lors
de dictées ;
- mobiliser pour rédiger
un texte la connaissance de l’orthographe des mots courants et des
mots spécifiques à une discipline, celle des régularités de l’orthographe
lexicale et celle des règles grammaticales ;
- utiliser
tous les instruments permettant de réviser l’orthographe d’un texte
dicté ou produit.langue sous ses formes écrite et orale.
1.2 Culture
et lexique
Dans la continuité de la
fin du cycle 2, l’élève va enrichir ses connaissances sur les modes
de vie des locuteurs de la langue apprise et développer son bagage
lexical. Ces connaissances sont transmises à l’occasion des activités
de langue organisées autour de thématiques liées à l’environnement
d’élèves de cet âge : environnement humain, géographique et culturel.
Il mémorise ainsi un vocabulaire de base qu’il est conduit progressivement
à réutiliser.
1.3 Grammaire
La maîtrise visée au niveau
A1 est celle de la phrase simple sous ses différentes formes. On introduira
quelques éléments de coordination ( “ou”, “et” ) utiles pour des activités
de langue basées sur un choix ou une addition d’éléments. L’objectif
est bien celui de l’utilisation pertinente des formes élémentaires
en contexte, y compris sous forme d’éléments mémorisés. En fin de
cycle 3, néanmoins, la compétence grammaticale sera renforcée par
un début de réflexion sur le fonctionnement de la langue afin de faire
prendre conscience aux élèves qu’une langue n’est pas le calque d’une
autre et de les rendre capables d’un début d’autonomie dans la réception
et la production. L’observation comparée de quelques phénomènes simples
en français et dans la langue étudiée crée chez les élèves une distance
qui leur permet d’être plus sensibles aux réalités grammaticales et
renforce la maîtrise du langage.
2 - Capacités
Un apprentissage centré
sur des activités langagières de communication. Dans les cinq activités
langagières (comprendre, réagir et parler en interaction orale ; comprendre
à l’oral ; parler en continu ; lire ; écrire), l’élève est progressivement
conduit à communiquer en des termes simples, suivant les situations
décrites dans la colonne “capacités” du document de référence décrivant
le niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues
(voir p. 84). Chaque séance de langue repose sur des situations et
des activités ayant du sens pour les élèves, suscitant leur participation
active, favorisant les interactions et l’entraide dans le groupe et
développant l’écoute mutuelle. Chaque fois que cela est possible,
on utilise la langue à l’occasion d’activités ritualisées (salutations,
contrôles des élèves présents, etc.), dans des activités simples relevant
d’autres enseignements ou encore dans des activités ludiques pendant
les heures de classe ou en dehors du temps scolaire (jeux de société,
etc.). Les activités orales de compréhension et d’expression sont
prioritaires. La recherche de la correction linguistique est permanente
mais elle s’exerce sans bloquer la volonté et le plaisir de s’exprimer.
Au cycle 3 la pédagogie en langue vivante s’appuie sur l’expérience
concrète de la classe ou de l’environnement immédiat de l’élève. Cette
proximité permet de développer la langue de communication immédiate
dans sa dimension fonctionnelle : se présenter, demander de l’information
ou en donner, renseigner un questionnaire....
Mais on tire aussi parti
de l’imaginaire, en prenant appui sur des histoires ou des personnages
de fiction. Ainsi, on aborde, même de manière modeste la description
et la narration (exemple : décrire des activités ou sujets familiers,
raconter une histoire courte et stéréotypée ...).
Au niveau A1, l’apprentissage
se caractérise par :
- la brièveté et la simplicité
des énoncés ;
- l’aide apportée par le
maître dans la (re)construction du sens (reformulation, gestuelle,
iconographie...) ;
le recours à la reproduction
d’un modèle (expressions, structures de phrases) ;
- la copie de mots isolés
ou de phrases.
3 - Attitudes
L’apprentissage d’une langue
vivante concourt, comme les autres disciplines, à la découverte d’espaces
de plus en plus larges et de plus en plus lointains. L’élargissement
des repères culturels favorise la prise de conscience de certaines
différences et aiguise la curiosité et l’envie de communiquer. L’élève
développera ainsi le sens du relatif et de l’altérité et sa vision
du monde, plus éclairée, lui permettra de développer un esprit critique
et de dépasser ainsi les stéréotypes. La dimension internationale
de l’enseignement des langues vivantes est affirmée par les contacts
pris avec des écoles à l’étranger, par les ressources de la messagerie
électronique et des réseaux de communication à distance, ou encore
par l’exploitation de documents audiovisuels. Des locuteurs natifs
peuvent aussi prêter leur concours à cet enseignement et à cette ouverture
sur le monde.
Niveau de l'utilisateur
élémentaire (Introductif ou découverte) Activités
langagières
CAPACITÉS CONNAISSANCES
Si les termes sont simples
et les expressions élémentaires, l’élève sera capable de :
Culture et lexique
Posséder :
- un choix élémentaire
de mots isolés et d’expressions simples pour les informations sur
soi, les besoins quotidiens, son environnement ;
- quelques éléments culturels.
Grammaire
- Avoir un contrôle limité
de quelques structures et formes grammaticales simples appartenant
à un répertoire mémorisé.
- Reconnaître quelques
faits de langue. Phonologie Reconnaître et reproduire de manière intelligible
les sons, l’accentuation, les rythmes, et les courbes intonatives
propres à chaque langue. Comprendre, réagir et parler en interaction
orale Comprendre à oral Parler en continu Lire Écrire Communiquer,
au besoin avec des pauses pour chercher ses mots, si l’interlocuteur
répète ou reformule ses phrases lentement et l’aide à formuler ce
qu’il essaie de dire :
- se présenter ; présenter
quelqu’un ; demander à quelqu’un de ses nouvelles et y réagir en utilisant
les formes de politesse les plus élémentaires : accueil et prise de
congé ;
- répondre à des questions
et en poser (sujets familiers ou besoins immédiats) ;
- épeler des mots familiers.
- Comprendre les consignes
de classe.
- Comprendre des mots familiers
et des expressions très courantes le concernant, lui, sa famille,
son environnement concret et immédiat, si les gens parlent lentement
et distinctement.
- Suivre des instructions
courtes et simples.
- Suivre le fil d'une histoire
avec des aides appropriées.
- Reproduire un modèle
oral
- Utiliser des expressions
et des phrases proches des modèles rencontrés lors des apprentissages
pour se décrire, décrire des activités ou sujets familiers en utilisant
des connecteurs élémentaires.
- Lire à haute voix et
de manière expressive un texte bref après répétition.
- Raconter une histoire
courte et stéréotypée.
- Comprendre des textes
courts et simples en s’appuyant sur des éléments connus (indications,
informations).
-Se faire une idée du contenu
d’un texte informatif simple, accompagné éventuellement d'un document
visuel.
- Copier des mots isolés
et des textes courts.
- Écrire un message électronique
simple ou une courte carte postale en référence à des modèles.
- Renseigner un questionnaire.
- Produire de manière
autonome quelques phrases sur lui-même, sur des personnages réels
ou imaginaires.
- Écrire sous la dictée
des expressions connues.
Contenus culturels et lexicaux
par exemple : La personne
- Le corps humain, les
vêtements.
- Sensations, goûts et
sentiments. La vie quotidienne
- Les usages dans les relations
entre personnes.
- La maison.
- Les animaux familiers.
- Les habitudes alimentaires.
- Les rythmes et les activités
de la journée : famille, école, loisirs.
- Quelques métiers.
- Les couleurs et les nombres.
-L’environnement géographique
et culturel - Ville et campagne.
- Quelques villes et pays
: leur situation.
- Les drapeaux et monnaies.
- Les fêtes et coutumes.
- Des personnages, monuments
et oeuvres célèbres.
- Chants et comptines.
- Contes et légendes :
littérature enfantine.
Le groupe verbal
- Le verbe : son accord
avec le sujet.
- L’expression du temps
: présent, passé, futur.
- Le complément. Le groupe
nominal
- Le nom et le pronom.
- Le genre et le nombre.
- Les articles. -
Les possessifs.-
les démonstratifs
- Les principales prépositions.
- L’adjectif qualificatif
: sa place, son accord. La phrase Type et forme de phrase : - déclarative
; - interrogative ; - exclamative ; - impérative ; - affirmative ;
- négative.
-La syntaxe élémentaire
de la phrase : ordre des mots, quelques mots de liaison (et, ou...).
Phonèmes Percevoir et
reproduire les phonèmes spécifiques à chaque langue Accents et rythme
- Percevoir et restituer
le phrasé d’un énoncé familier.
- Repérer et respecter
l’accent tonique. Intonation Percevoir et restituer les schémas intonatifs
: l’intonation caractéristique des différents types d’énoncés. Lien
phonie/graphie L’alphabet (selon les langues).
ÉDUCATION CIVIQUE OBJECTIFS
L’éducation civique, au
cycle 3, doit permettre à chaque élève de mieux s’intégrer à la collectivité
de la classe et de l’école au moment où son caractère et son indépendance
s’affirment. Elle le conduit à réfléchir sur les problèmes concrets
posés par sa vie d’écolier et ainsi à prendre conscience de manière
plus explicite de l’articulation entre liberté personnelle, contraintes
de la vie sociale et affirmation de valeurs partagées. Par les connaissances
acquises, elle l’engage à élargir sa réflexion aux autres collectivités
: la commune, la nation, l’Europe et le monde. L’éducation civique
n’est pas, en priorité, l’acquisition d’un savoir, mais l’apprentissage
pratique d’un comportement. Ce domaine n’est donc pas lié à un enseignement,
mais à tous. Tout au long du cycle, une heure en moyenne par semaine
devra être consacrée à l’explicitation des problèmes concernant l’éducation
civique dans les différents champs disciplinaires. De plus, une demi-heure
par semaine est réservée dans l’emploi du temps à l’organisation des
débats dans lesquels la classe organise et régule la vie collective,
tout en passant progressivement de l’examen des cas singuliers à une
réflexion plus large. Il convient, par ailleurs, de s’attacher à développer
les capacités d’initiatives des élèves et, à cette fin, que chacun
ait l’occasion, avec l’aide de l’enseignant, de participer à l’élaboration
et de mettre en oeuvre, au moins deux projets à sa mesure. À cette
occasion, les enseignants s’attacheront à évaluer l’implication personnellement
de l’élève. Ces projets pourront porter sur un ou plusieurs champs
disciplinaires ou sur une action dans le cadre de la vie associative,
etc.
PROGRAMME
1 - Participer
pleinement à la vie de son école
En continuant à apprendre
à débattre avec ses camarades, l’élève comprend tout ce qu’apporte
la confrontation à autrui. Écouter l’autre est une première forme
de respect et d’acceptation de la différence. Ce respect de la différence,
dans la mesure où il ne porte pas atteinte aux valeurs universelles
des droits de l’homme, a de multiples autres occasions de s’exercer
: lutte contre les formes quotidiennes de rejet, accueil du nouvel
élève isolé, intégration d’un enfant handicapé. Les divers champs
disciplinaires le renforcent et en montrent l’intérêt.
Ainsi les sciences expérimentales
font mieux comprendre les différences entre garçons et filles, l’histoire
et la géographie ou les arts, les différences culturelles.
L’éducation physique oblige
à respecter le concurrent ou l’adversaire.
Si l’éducation civique
ne peut se limiter, comme on le croit trop souvent aujourd’hui, à
une lutte quotidienne contre les actes de violence, l’école doit demeurer
un lieu où toute agression, même verbale, doit être impérativement
combattue. Lutter contre celle-ci suppose une action de tous les instants,
qui déborde très largement le domaine de l’éducation civique (littérature,
sciences, arts, éducation physique et sportive...). Une attention
toute particulière est portée aux situations qui peuvent l’engendrer
: mise à l’écart, échec scolaire, ennui en récréation ou pendant la
pause du déjeuner. Toute situation de violence constatée doit faire
l’objet, lorsqu’elle a été circonscrite, d’une réflexion individuelle
et collective qui en facilite la prévention. Ces actions seront d’autant
plus efficaces que les parents en seront informés. Les enseignants
veillent à ce que les élèves se sentent responsables des lieux où
ils travaillent et respectent les règles élémentaires de politesse
et de civilité. Au cycle 3, on peut faire comprendre que, même si
elles peuvent varier selon les pays et les cultures et évoluer d’une
époque à l’autre, ces règles ne sont pas des rituels dépourvus de
signification qu’on pourrait abandonner sans risque : elles facilitent
la vie en commun.
*Plus largement, les enseignants
font comprendre la signification des contraintes justifiées de la
vie collective par le surcroît de liberté qu’elles apportent. La petite
société que constitue l’école permet de conduire cette réflexion de
manière concrète dans le cadre des débats prévus à l’emploi du temps.
Le règlement intérieur
et les lois républicaines qu’il met en application dans l’école doivent
y être expliqués comme une condition indispensable à toute vie collective,
pour les élèves comme pour les adultes. Les règles de vie de la classe
sont élaborées par les élèves sous la direction du maître. Les difficultés
nées de leur mise en oeuvre sont régulièrement examinées afin d’en
améliorer le fonctionnement et le respect. Ces débats sont l’occasion
d’une mise en pratique de la communication réglée : ordre du jour,
présidence de séance, compte rendu. Ces réunions, auxquelles peuvent
participer d’autres adultes de la communauté scolaire, sont aussi
l’occasion, lorsque des conflits éclatent, de mener une réflexion
sur ce qui relève de valeurs pour lesquelles il n’est pas possible
de transiger ou, au contraire, de ce qui appartient au libre choix
de chacun.
2 - Être citoyen dans
sa commune
Les élèves se familiarisent
avec l’institution démocratique la plus proche d’eux, la commune,
par une visite à la mairie et une première découverte du rôle des
élus (maire, conseil municipal) dans les affaires scolaires et l’amélioration
de la vie des habitants.
3 - Être citoyen en
France
À travers les leçons d’histoire,
l’élève comprend ce que signifie appartenir à une nation démocratique.
La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen est l’occasion
d’aborder les articles qui concernent les diverses expressions de
la liberté. L’installation de la République au XIXème siècle conduit
l’élève à réfléchir sur la différence entre monarchie et république
et sur l’émergence du suffrage universel. Au XXème siècle, le “point
fort” sur la Cinquième République doit permettre d’évoquer le rôle
du président de la République et du gouvernement ainsi que celui du
Parlement, sans entrer dans des détails trop complexes. L’élève découvre
diverses formes de participation à la vie démocratique : le vote,
l’acceptation de charges électives, l’engagement dans la vie publique.
Il apprend que, même si la réalité n’est jamais entièrement conforme
à l’idéal, celui-ci doit continuer à être affirmé pour guider les
comportements et structurer l’action, à partir d’exemples historiques
comme l’esclavage ou l’inégalité entre les hommes et les femmes.
4 - S’intégrer à l’Europe,
découvrir la francophonie, s’ouvrir au monde Les enseignants font
découvrir l’Europe et développent la curiosité de leurs élèves sur
les pays de l’Union européenne dans les séquences de géographie et
dans celles consacrées à l’apprentissage d’une langue étrangère. Ils
encouragent les contacts directs (par correspondance ou courrier électronique)
avec d’autres classes d’enfants européens. De la même façon, l’élève
apprend l’existence d’une communauté de langues et de cultures, la
francophonie, qui constitue un pont entre le territoire national et
le monde. Il observe le rôle que joue aujourd’hui la monnaie unique
: l’euro. À travers la géographie, l’élève prend conscience du caractère
mondial de nombreux problèmes économiques ou culturels, il perçoit
les grandes inégalités entre régions du globe et, donc, les solidarités
nécessaires. Il découvre que la Convention internationale des droits
de l’enfant de 1989 est loin d’être appliquée dans plusieurs pays,
en particulier en ce qui concerne le travail des enfants de son âge.
Par les sciences, il mesure
les menaces qui pèsent sur l’environnement et la responsabilité de
chacun.
Enfin, l’éducation artistique
et littéraire montre comment l’artiste et l’écrivain, témoins de leur
temps et de leur société, sont aussi porteurs de valeurs universelles
: l’attachement légitime à un groupe, un pays, une culture, n’est
donc pas incompatible avec l’ouverture au monde.
HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE
OBJECTIFS
La culture humaniste permet
aux élèves d’acquérir tout à la fois le sens de la continuité et de
la rupture, de l’identité et de l’altérité. L’histoire et la géographie
constituent des supports naturels de la construction de cette culture.
Elles apportent aux élèves les outils conceptuels nécessaires à la
compréhension du monde actuel et les aident à se projeter lucidement
dans l’avenir. Simultanément, elles contribuent à développer le sens
de l’observation et de l’esprit critique.
Au cycle 3, à partir d’une
approche disciplinaire de l’histoire et de la géographie qui se constitue
au cours du cycle, le maître aide l’élève à acquérir des repères temporels
et spatiaux et à enrichir un premier lexique spécifique. En acquérant
des repères chronologiques, spatiaux, culturels et civiques au cours
du cycle, les élèves appréhendent progressivement l’unité et la complexité
du monde ; ils acquièrent une première approche de la culture européenne.
Le programme réserve toujours
une place prépondérante au territoire français, mais il l’insère plus
fortement dans une approche européenne et parfois mondiale, sans exclure
la dimension régionale. Il ne se limite pas aux seuls événements politiques,
mais s’ouvre aux autres réalités qui seront abordées dans leur complexité
au collège. Les démarches adoptées conjuguent, souvent au cours d’une
même séance, apports de l’enseignant (récit, explications données)
et étude de documents qui amènent les élèves à poser des questions,
à rechercher des indices, à procéder à une analyse critique et à se
former ainsi progressivement à la démarche intellectuelle propre à
l’histoire et à la géographie. Le maître conduit ainsi les élèves
à lire des textes variés (consignes, récits, textes sources, descriptions...),
à analyser des images et des documents de nature diverse (cartes,
photographies aériennes, graphiques, statistiques...).
Les supports actuels de
Connaissances, capacités et attitudes travaillées et attendues en
fin de cycle 3 Le texte en caractère droit indique des connaissances
ou des capacités retenues pour le palier 2 du Socle commun de connaissances
et de compétences : elles constituent le coeur du programme. Le texte
en italique indique des connaissances ou des capacités dont la maîtrise
n’est pas retenue pour ce palier : elles constituent toutefois des
objectifs du programme pour tous les élèves, et le plus souvent préparent
le palier suivant du socle (ici, la fin du collège).
CONNAISSANCES
Avoir compris
et retenu
- que les enfants ont des
droits en matière d’éducation, de sécurité, de santé, notamment (Convention
internationale des Droits de l’enfant) ;
- quelles sont les valeurs
universelles sur lesquelles on ne peut transiger (en s’appuyant sur
la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, notamment en son
article premier) ;
- la signification des
principaux symboles de la République ;
- les principales institutions
de la République et les principales divisions territoriales ;
- le rôle des élus dans
la commune ;
- les règles de la vie
collective de la classe, de l’école et leur signification ; savoir
ce qui est permis et interdit dans la classe, dans l’école, dans les
temps interscolaires ;
le rôle des adultes de
l’école ou participant à la vie de l’école ;
- les droits et les devoirs
indiqués dans la charte d’usage des TIC de l’école ;
- ce qui contribue à assurer
la sécurité, au niveau d’un enfant : . les dangers des principaux
objets de la vie domestique, les règles de sécurité les concernant
; . les règles de sécurité essentielles concernant le piéton dans
la rue, l’usager d’un vélo, ou de rollers, etc. . les règles à respecter
en cas de risque majeur ;
- comment réagir à l’agression
d’un adulte ;
- les numéros de premiers
secours, les numéros de téléphone de ses parents ;
- les principales règles
de bonne nutrition, de l’activité corporelle.
CAPACITÉS
Être capable
de :
- respecter le règlement
intérieur dans la classe, dans l’école, de participer à son élaboration
;
- envisager les conséquences
de ses actes mettant en jeu la vie collective ;
- débattre face à un cas
de non respect du règlement concernant un camarade ou soi-même, expliciter
une situation de conflit en débat réglé, savoir participer à sa résolution
;
- participer à l’élaboration
collective d’un projet ; participer à un projet collectif à des postes
différents ; conduire quelques étapes d’un projet ; - appeler les
secours à bon escient, y compris les numéros d’urgence ; effectuer
quelques gestes de premier secours à la portée d’un enfant ; - faire
la preuve de l’appréhension des connaissances et des capacités incluses
dans l’attestation de première éducation à la route (APER).
ATTITUDES
- Acquérir le respect de
soi et des autres, le manifester dans sa façon de parler ;
- Avoir conscience de ses
droits et de ses devoirs dans la classe, dans l’école ;
- Respecter les enfants
de l’autre sexe dans ses mots comme dans ses actes ; respecter les
lieux réservés aux enfants de l’autre sexe, respecter la pudeur ;
- Faire la différence entre
la vie à l’école et la vie privée (discrétion à l’égard de soi-même
et à l’égard de ses camarades) ;
- En situation de conflit,
engager une discussion, faire appel à l’adulte si l’on n’arrive pas
à résoudre le conflit ;
- Accepter les situations
de travail collectif proposées à l’école quel que soit son rôle ;
- Avoir le goût de l’initiative
(par exemple sur un projet collectif) ;
- Respecter les autres
et se protéger soi-même dans le cadre de la communication et de la
publication électronique.l’information
rendent plus que jamais nécessaire l’apprentissage de l’interprétation
des images, des codes qui leur sont spécifiques et du langage qui
permet de les décrire. Le maître amène également les élèves à apprendre
et à mobiliser les connaissances acquises. L’histoire et la géographie
concourent de façon importante à l’acquisition de la maîtrise de la
langue : la découverte de mots nouveaux et leur réinvestissement régulier
doivent être une préoccupation permanente du maître. Les élèves apprennent
à distinguer du vocabulaire courant le vocabulaire spécifique à ces
disciplines et à l’utiliser avec précision. À l’oral, la place importante
laissée à la réflexion collective suppose un usage réglé de la parole,
une attention à la précision du vocabulaire employé et à la rigueur
du raisonnement. La lecture d’un texte peut requérir la compréhension
de faits de langue qu’il convient de rappeler ou d’expliciter sans
pour autant perdre le fil de la leçon d’histoire ou de géographie.
Il est également indispensable de faire écrire les élèves : écrire
un récit (ou une description) de quelques lignes, en respectant les
contraintes orthographiques, syntaxiques, lexicales et de présentation
; construire collectivement une trace écrite rassemblant l’essentiel,
à l’issue de chaque séance ou à divers moments qui scandent la séance,
faire intervenir la reformulation, la production d’écrits, autonome
ou en dictée à l’adulte, mais aussi la copie, dont la qualité doit
être exigée. La qualité de l’écriture dans les cahiers doit être systématiquement
valorisée. Le temps consacré à un tel travail d’écriture est nécessaire.
Il mobilise et fixe des connaissances tant linguistiques que propres
à la discipline. Les connaissances acquises au fil des leçons dessinent
de premiers repères dans le temps et dans l’espace. Elles seront consolidées
et approfondies au collège pour constituer la culture historique et
géographique attendue des élèves dans le cadre du socle commun. À
l’école primaire, les élèves mémorisent des repères spatiaux et des
repères chronologiques, notamment en prenant appui sur des événements
et des personnages clés. Les documents d’accompagnement du programme
d’histoire et de géographie fournissent des éléments sur ce point.
Au travers des différents points du programme d’histoire et de géographie,
les élèves développent des capacités langagières et acquièrent des
capacités spécifiques à ces disciplines, sur lesquelles se fondent
les enseignements du collège.
PROGRAMME D’HISTOIRE
Le programme est découpé
en six périodes et en quatorze points forts. La programmation est
laissée à la liberté du conseil de cycle qui doit, cependant, respecter
l’ordre chronologique et ne négliger aucune période, y compris la
plus récente. Les élèves doivent être capables d’identifier les principales
périodes de l’histoire, de mémoriser de grands repères chronologiques
pour les situer les uns par rapport aux autres et commencer à connaître
pour chaque période une ou deux caractéristiques permettant de situer
et de comprendre les étapes décisives de l’histoire de l’humanité.
Une place particulière
sera accordée aux grands événements de l’histoire de France et à leur
signification 5.
1 - La Préhistoire Les
temps préhistoriques s’étendent sur plusieurs millions d’années. Faute
de documents écrits, nous savons peu de choses de nos ancêtres, même
si la connaissance que nous en avons, a fait récemment de grands progrès.
En s’appuyant, lorsque c’est possible, sur les ressources locales,
on approchera donc la préhistoire par les traces qu’elle a laissées,
par la façon dont elles ont été découvertes et exploitées, les lieux
où elles sont conservées (sols d’habitats, restes humains et animaux
fossiles, outils, représentations pariétales et sculptées...).
Points forts - Les premières
traces de vie humaine, la maîtrise du fer et les débuts de l’agriculture,
l’apparition de l’art.
2 - L’Antiquité Première
période historique, l’Antiquité commence lorsqu’il existe des documents
écrits sur une société, c’est-à-dire à des moments différents selon
les lieux. Une grande partie de l’Antiquité concerne donc le Moyen-Orient
et l’est du bassin méditerranéen, où apparaissent de grandes civilisations
qui connaissent très tôt l’écriture, entre autres, celles de l’Égypte
et plus tard de la Grèce. Leur succède l’Empire romain qui s’étend
progressivement sur l’ensemble de la Méditerranée et au-delà. Ces
grandes civilisations seront étudiées au collège. À l’école primaire,
le programme commence avec l’entrée de notre territoire dans “l’Histoire”,
c’est-à-dire avec l’arrivée des Grecs et des Celtes (appelés Gaulois
par les Romains) et plus encore avec la victoire des Romains, la romanisation
et la christianisation de la Gaule.
Points forts
- Les Celtes, la romanisation
de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain.
3 - Le Moyen-Âge (476-1492)
Les limites habituellement retenues vont de la chute de l’Empire romain
d’Occident à la découverte des Amériques. À partir du IVème siècle,
des peuples venus de l’est, notamment les Francs et les Wisigoths
s’installent dans l’Empire romain d’Occident, qui s’effondre définitivement
vers la fin du Vème siècle. Sur ces ruines s’établissent des royaumes
fondés par des peuples germaniques. Cette période est décisive dans
notre passé national, avec le nom même de notre pays, l’émergence
de sa capitale et en même temps des grandes identités régionales.
Décisive aussi pour l’Europe avec d’un côté les différenciations territoriales
et linguistiques, mais de l’autre, une première forme d’unité religieuse
(la chrétienté), culturelle et artistique. C’est enfin le temps de
l’établissement de la troisième grande religion monothéiste, l’Islam,
qui crée une nouvelle et brillante civilisation dominant le sud de
la Méditerranée. Les chrétiens et les musulmans vont s’affronter,
mais aussi échanger produits et idées.
Points forts
- Après les invasions,
naissance de la France : un État royal, une capitale, une langue,
seigneurs et paysans.
- L’Europe des abbayes
et des cathédrales.
- L’Islam : une nouvelle
civilisation, des conflits et des échanges en Méditerranée.
4 - Du début des temps
modernes à la fin de l’époque napoléonienne (1492-1815) Cette période
de trois siècles, riche de multiples événements, ouvre véritablement
le monde moderne, ainsi qualifié par opposition à une époque contemporaine
plus proche de nous. L’ensemble de la planète est désormais accessible,
l’imprimerie facilite une large diffusion des connaissances et des
idées, une vision scientifique du monde émerge, aux XVIème et XVIIème
siècles. Avec l’Encyclopédie, le XVIIIème siècle voit se développer
l’intérêt pour les techniques. De grands textes fondateurs, marquant
encore la vie politique et sociale de notre pays, sont élaborés :
la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen et le Code civil.
Mais la même période a vu le massacre des Indiens d’Amérique, la traite
des noirs, la Terreur révolutionnaire et l’apparition de la “guerre
de masse”, caractéristique de la Révolution et de l’Empire.
Points forts
- Le temps des découvertes.
- Une autre vision du monde
artistique, religieuse, scientifique et technique.
5) Le document d’accompagnement
précise les dates importantes, les personnages et les groupes significatifs,
le vocabulaire de base, les sources et documents utilisables, en distinguant
ce qui est indispensable et ce qui est laissé à l’appréciation du
maître. Il propose une rubrique “pour aller plus loin” destinée aux
enseignants désireux de nourrir un projet plus approfondi. Ceux-ci
sauront trouver l’équilibre entre découvertes par les élèves des réalités
passées et mises au point sur des connaissances indispensables qu'ils
peuvent seuls transmettre et qui ne peuvent pas relever de la construction
autonome du savoir.
- La monarchie absolue
en France : Louis XIV et Versailles.
- La Révolution française
et le Premier Empire : l’aspiration à la liberté et à l’égalité, réussites
et échecs.
5 - Le XIXème siècle (1815-1914)
La période est beaucoup
plus courte que la précédente, moins de cent ans, mais elle est fondamentale
pour comprendre notre temps. L’industrialisation et l’urbanisation
transforment les économies et les sociétés de l’Europe occidentale.
Face à la bourgeoisie, se développe un monde ouvrier aux conditions
de travail inhumaines. De grands mouvements de populations affectent
désormais l’Europe. C’est le siècle de l’émigration et de l’expansion
coloniale. En France, la République s’installe durablement, consolide
les libertés fondamentales et développe l’instruction, mais la femme
reste dans une position d’infériorité face à l’homme, comme partout
en Europe. Points forts - Une Europe en pleine expansion industrielle
et urbaine, à la recherche de territoires et de débouchés : le temps
du travail en usine, de l’émigration et des colonies. Les difficultés
de la République à s’imposer en France : un combat politique de plusieurs
générations.
6 - Le XXème siècle et
le monde actuel
On fait débuter le XXème
siècle au début de la Première Guerre mondiale parce qu’elle marque
la fin de l’hégémonie européenne et l’émergence de la puissance américaine.
Le contraste est grand entre l’ampleur des progrès scientifiques et
techniques qui entraînent d’incontestables améliorations de vie pour
la majorité des Français et des Européens et la violence du siècle
marquée par les formes les plus extrêmes de l’intolérance et de l’exclusion
et par les massacres, notamment dans les camps d’extermination, contre
lesquels s’élèvent les voix de quelques grandes personnalités. Le
développement de nouveaux moyens de communication et d’information
accentue la “mondialisation” et donne l’impression d’un “village planétaire”
où chaque événement est immédiatement connu et se répercute dans l’ensemble
du monde. Cette mondialisation ne supprime pas les fortes tensions
ni les inégalités entre les diverses parties de la planète. Pour tenter
d’améliorer la situation, se créent de nombreuses organisations internationales
dont, l’Organisation des Nations Unies (ONU), tandis que l’Europe
cherche, non sans difficulté, à s’unifier. L’Union européenne est
traitée dans le programme de géographie.
Points forts
- La violence du siècle,
les deux conflits mondiaux.
- La Cinquième République
: pour commencer à comprendre le fonctionnement de notre système démocratique.
- La société en France
dans la deuxième moitié du XXème siècle : les progrès techniques,
les transformations économiques et sociales, les arts (à partir d’un
ou deux exemples au choix de l’enseignant).
PROGRAMME DE GÉOGRAPHIE
Au cycle 3, l’élève se
familiarise avec l’approche spécifique de la géographie, étude de
l’organisation de l’espace par les sociétés, de la façon dont les
hommes produisent, occupent, utilisent, aménagent, organisent et transforment
leurs territoires, pour et par leurs activités. Les élèves apprennent
à nommer et commencent à comprendre les espaces dans lesquels ils
vivent et qu’ils contribuent, à leur échelle, à transformer. Le travail
est centré à ce niveau sur la lecture des paysages et des représentations
de l’espace, sur la mise en relation de la lecture des paysages et
de l’étude des cartes topographiques, thématiques ou de synthèse.
Ce sont là les repères et les outils indispensables pour suivre avec
profit l’enseignement de la géographie au collège, principalement
centré sur l’analyse des “milieux”. Connaissances, capacités et attitudes
travaillées et attendues en fin de cycle 3 Le texte en caractère droit
indique des connaissances ou des capacités retenues pour le palier
2 du Socle commun de connaissances et de compétences : elles constituent
le coeur du programme. Le texte en italique indique des connaissances
ou des capacités dont la maîtrise n’est pas retenue pour ce palier
: elles constituent toutefois des objectifs du programme pour tous
les élèves, et le plus souvent préparent le palier suivant du socle
(ici, la fin du collège).
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- le vocabulaire historique
lié aux points forts du programme ;
- une vingtaine d’événements
et leurs dates (voir document d’accompagnement) ; le rôle de quelques
personnages clés ;
- le rôle des personnages
et des groupes qui apparaissent dans les divers points forts, ainsi
que les faits significatifs, et pouvoir les situer dans leur période.
CAPACITÉS
Être capable de :
- de pouvoir utiliser de
façon exacte et appropriée un vocabulaire spécifique à l’histoire
;
- de distinguer les grandes
périodes historiques, pouvoir les situer chronologiquement, connaître
pour chacune d’entre elles quelques productions techniques et artistiques,
deux ou trois caractères relevant des formes de pouvoir, des groupes
sociaux ;
- de classer des documents
selon leur nature, leur date et leur origine ;
- de savoir utiliser les
connaissances historiques en éducation civique et dans les autres
enseignements ;
- de consulter une encyclopédie
et les pages Internet pour y trouver des réponses valides à une question
;
- d’utiliser à bon escient
les temps du passé dans les récits historiques.
ATTITUDES
Au cours du cycle 3, l’acquisition
d’une culture humaniste développe chez les élèves le sens de l’observation,
la curiosité et l’esprit critique. Par des lectures variées et la
fréquentation des oeuvres, ils découvrent des productions artistiques
et patrimoniales qui les ouvrent à une vie culturelle personnelle.
Le programme, centré sur l’espace national, est organisé selon trois
entrées : le monde, l’Europe et la France. La liberté est laissée
au conseil des maîtres pour répartir, comme il l’entend, cet enseignement
dans les trois années du cycle 3. Cependant, il ne doit en négliger
aucune dimension. La géographie est aussi l’occasion d’une approche
des réalités locales et régionales qui doit être privilégiée, chaque
fois que cela est possible. En fin de cycle les élèves seront capables
d’identifier et de connaître les principaux caractères du territoire
français et quelques caractères principaux des grands ensembles physiques
(océans, continents, grands domaines climatiques et biogéographiques)
et humains (quelques États et quelques grandes villes du monde et
de l’Union européenne, en fonction du projet de l’école et des langues
étudiées...).
1 - Regards sur le monde
: des espaces organisés par les sociétés humaines Points forts
- Identifier et connaître
par l’utilisation régulière du globe, de cartes et de paysages, quelques
repères importants à l’échelle de la planète : zones denses et vides
de populations, océans et continents, un ou deux états et grandes
villes choisis en fonction du projet de l’école.
2 - Regards sur les espaces
européens
Points forts
- Identifier et connaître
: . les zones peuplées et celles qui le sont moins ; . les zones les
plus dynamiques sur le plan économique et celles qui le sont moins
; . un ou deux États de l’Union européenne en fonction de la langue
vivante étudiée ; . les principales étapes de la construction et du
développement de l’Union européenne, le rôle de l’euro (ces éléments
constituent un repère de l’éducation civique et doivent être étudiés
dans ce cadre).
3 - Le territoire français
Points forts
- Identifier et connaître
les principales caractéristiques du territoire français (métropole,
départements et territoires d’outre-mer).
- Identifier et connaître
une ou deux métropoles régionales, les grands axes de communication
du territoire français.
- Identifier et connaître
la géographie de la région où habitent les élèves et celle d’une autre
région.
- Première approche du
découpage administratif du territoire national, en lien avec l’éducation
civique.
ÉDUCATION SCIENTIFIQUE
Mathématiques
OBJECTIFS
Les connaissances et les
savoir-faire développés au cycle 3 doivent contribuer au développement
d’une pensée rationnelle, à la formation du citoyen, et permettre
de bénéficier au mieux de l’enseignement donné au collège. Ce triple
impératif concerne aussi bien les connaissances que doivent acquérir
les élèves que leur capacité à les mobiliser, de façon autonome, pour
résoudre des problèmes. L’enseignement du calcul doit associer étroitement
la construction du sens des opérations et l’acquisition des diverses
techniques opératoires qui se confortent et se renforcent l’une l’autre.
Ce travail commencé à l’école se poursuivra au collège. La résolution
de problèmes est au centre des activités mathématiques et permet de
donner leur signification à toutes les connaissances qui y sont travaillées
: nombres entiers et décimaux, calcul avec ces nombres, approche des
fractions, objets du plan et de l’espace et certaines de leurs propriétés,
mesure de quelques grandeurs. Les situations sur lesquelles portent
les problèmes proposés peuvent être issues de la vie de la classe,
de la vie courante, de jeux, d’autres domaines de connaissances ou
s’appuyer sur des objets mathématiques (figures, nombres, mesures...).
Elles sont présentées sous des formes variées : expérience concrète,
description orale, support écrit (texte, document, tableau, graphique,
schéma, figure). Au travers de ces activités, le développement des
capacités à chercher, abstraire, raisonner, prouver, amorcé au cycle
2, se poursuit. Pour cela, il est nécessaire de prendre en compte
les démarches mises en oeuvre par les élèves, les solutions personnelles
qu’ils élaborent, Connaissances, capacités et attitudes travaillées
et attendues en fin de cycle 3
CONNAISSANCES `
Avoir compris et retenu
:
- le vocabulaire géographique
lié aux points forts du programme ;
- les principaux ensembles
humains (continentaux et océaniques) et pouvoir les reconnaître et
les localiser sur un globe et sur un planisphère.
CAPACITÉS
Être capable de :
- utiliser de façon exacte
et appropriée un vocabulaire spécifique à la géographie ;
- orienter et lire une
carte ;
- décrire et différencier
quelques types de paysages ;
- situer quelques villes
de France ;
- effectuer une recherche
dans un atlas imprimé et dans un atlas numérique ;
- mettre en relation des
cartes à différentes échelles pour localiser un phénomène ;
- réaliser un croquis
spatial simple ;
- situer le lieu où se
trouve l’école dans l’espace local et régional ;
- situer la France dans
l’espace mondial ;
situer les positions des
principales villes françaises et des grands axes de communication
français ;
- situer l’Europe, ses
principaux États, ses principales villes dans l’espace mondial.
ATTITUDES
Au cours du cycle 3, l’acquisition
d’une culture humaniste développe chez les élèves le sens de l’observation,
la curiosité et l’esprit critique. Par l’étude de la géographie, l’élève
s’ouvre à des sociétés et des modes de vie différents.leurs erreurs,
leurs méthodes de travail, et de les exploiter dans des moments de
débat. Au cycle 3, les élèves apprennent progressivement à formuler
leurs raisonnements de manière plus rigoureuse, s’essaient à l’argumentation
et à l’exercice de la preuve. Dans les moments de réflexion collective
et de débat qui suivent le traitement des situations, l’usage ordinaire
de la langue orale et les formulations spontanées des élèves prévalent.
Ils sont toutefois complétés par le recours à un lexique et à des
formulations spécifiques, nécessaires à la rigueur du raisonnement.
Une attention particulière doit être portée aux difficultés de lecture
des énoncés que rencontrent de nombreux élèves afin, d’une part, de
ne pas pénaliser les élèves dont l’autonomie face à l’écrit est insuffisante
et, d’autre part, de travailler les stratégies efficaces de lecture
de ces types de textes. L’écriture comporte, en mathématiques, différentes
formes qui doivent être progressivement distinguées : écrits pour
chercher, écrits pour communiquer une démarche et un résultat, écrits
de référence. L’élaboration des connaissances se réalise au travers
de la résolution de problèmes ; leur maîtrise nécessite des moments
d’explicitation et de synthèse, et leur efficacité est conditionnée
par leur entraînement dans des exercices qui contribuent à leur mémorisation.
L’enseignement du calcul à l’école élémentaire doit prendre en compte
les trois formes usuelles que sont le calcul mental, le calcul posé
et le calcul instrumenté. L’apprentissage du calcul est aussi inséparable
de la résolution de problèmes qui offre le moyen d’assurer l’appropriation
du sens des opérations. Le calcul mental doit faire l’objet d’une
pratique quotidienne d’au moins 15 minutes. L’apprentissage des techniques
opératoires fournit une occasion de renforcer la compréhension de
certaines propriétés des nombres et des opérations. L’enseignement
des mathématiques doit intégrer et exploiter les possibilités apportées
par les technologies de l’information et de la communication : calculatrices,
logiciels de géométrie dynamique, logiciels d’entraînement, Toile
(pour la documentation ou les échanges entre classes), rétroprojecteur
et vidéo projecteur (pour les moments de travail collectif).
À travers la pratique des
mathématiques, au cycle 3, l’élève est amené à développer particulièrement
les attitudes suivantes :
- la rigueur et la précision
dans les tracés, dans les mesures, dans les calculs ;
- le goût du raisonnement
;
- le réflexe de contrôler
la vraisemblance des résultats ;
- la volonté de justesse
dans l’expression écrite et orale ;
- l’ouverture à la communication,
au dialogue, au débat ;
- l’envie de prendre des
initiatives, d’anticiper ;
- la curiosité et la créativité
;
- la motivation et la
détermination dans la réalisation d’objectifs.
PROGRAMME
1 - Exploitation de données
numériques Ce domaine recouvre l’ensemble des problèmes dans lesquels
les nombres et le calcul interviennent comme outils pour traiter une
situation, c’est-à-dire pour organiser, prévoir, choisir, décider
:
- problèmes résolus en
utilisant les connaissances sur les nombres naturels et décimaux et
sur les opérations étudiées ;
- problèmes relevant de
la proportionnalité, résolus en utilisant des raisonnements personnels
appropriés ;
- utilisation de données
organisées en listes, en tableaux, ou représentées par des diagrammes,
des graphiques. Le raisonnement y occupe une place importante, en
particulier dans la résolution de problèmes relevant de la proportionnalité.
Ce qu’on appelle traditionnellement le “sens des opérations” doit
être au centre des préoccupations. Les problèmes ne se limiteront
pas à ceux qui peuvent se résoudre à l’aide d’une seule opération
: des problèmes nécessitant le recours, explicite ou non, à des étapes
intermédiaires seront également proposés. Selon les problèmes proposés,
selon la maîtrise qu’il a des connaissances en jeu, l’élève aura recours
à des procédures expertes ou élaborera des procédures personnelles
de résolution. Des situations relevant de la proportionnalité sont
proposées et traitées en utilisant des raisonnements personnels, adaptés
aux données en jeu dans la situation et aux connaissances numériques
des élèves (voir les exemples fournis dans le document d’application).
Les élèves distingueront ces situations de celles pour lesquelles
ces raisonnements ne sont pas pertinents (situations de non-proportionnalité).
Ces procédures de résolution concernent également les problèmes relatifs
aux pourcentages, aux échelles, aux vitesses moyennes et aux conversions
entre unités de longueur, de masse, de contenance, de durée ou d’aire
qui trouvent leur place sous cette rubrique. À partir de cette première
approche dont l’importance ne doit pas être sous-estimée, l’étude
organisée de la proportionnalité sera mise en place au collège. Les
élèves sont également confrontés à la lecture, à l’interprétation
critique et à la construction de divers modes de représentation (listes,
tableaux, diagrammes, graphiques), à partir de données effectives
: enquêtes, mesurages en sciences, documents d’actualité. Au-delà
d’une première maîtrise de ce type d’outils, on cherche à mettre en
lumière le fait que l’interprétation de l’information dont ils rendent
compte doit être faite avec vigilance : selon les graduations choisies,
les mêmes données peuvent, par exemple, donner l’impression d’une
forte ou d’une faible croissance. Connaissances et capacités travaillées
et attendues en fin de cycle 3 Le texte en caractère droit indique
des connaissances ou des capacités retenues pour le palier 2 du Socle
commun de connaissances et de compétences : elles constituent le coeur
du programme. Le texte en italique indique des connaissances ou des
capacités dont la maîtrise n’est pas retenue pour ce palier : elles
constituent toutefois des objectifs du programme pour tous les élèves,
et le plus souvent préparent le palier suivant du socle (ici, la fin
du collège).
Exploitation de données
numériques
CONNAISSANCES CAPACITÉS
1.1 Problèmes relevant
des quatre opérations
1.2 Proportionnalité
1.3 Organisation et représentation
de données numériques
- résoudre des problèmes
en utilisant les connaissances sur les nombres naturels et décimaux
et sur les opérations étudiées ;
- résoudre, dans des cas
simples, des problèmes relevant de la proportionnalité (pourcentages,
échelles, conversions... ), en utilisant les propriétés de linéarité,
ou par l’application d’un coefficient donné dans l’énoncé ou calculé
;
- organiser des séries
de données (listes, tableaux...) ;
- lire, interpréter et
construire quelques représentations : diagrammes, graphiques.
2 - Connaissance des nombres
entiers naturels L’étude organisée des nombres se limite aux nombres
de la classe des millions, mais des nombres plus grands peuvent être
rencontrés. À la fin du cycle 3, les élèves doivent maîtriser la lecture
et l’écriture des nombres entiers naturels. Ils doivent comprendre
les principes de la numération décimale, en particulier que la valeur
des chiffres dépend de leur position dans l’écriture des nombres,
en relation avec les activités de groupements et d’échanges qui la
sous-tendent. Ils doivent également maîtriser la comparaison et le
rangement de ces nombres et avoir travaillé sur le placement exact
ou approché de nombres sur une droite graduée, en relation avec la
proportionnalité. Le travail sur les graduations sera réinvesti ensuite
dans l’étude des nombres décimaux. Une bonne maîtrise des relations
entre des nombres d’usage fréquent permet de structurer le domaine
numérique. Elle fournit des points d’appui pour le calcul mental,
notamment pour le calcul approché, et constitue une première approche
de l’arithmétique qui sera poursuivie au collège. Les connaissances
relatives aux nombres entiers naturels concernent : - la numération
décimale : valeur des chiffres en fonction de leur position, suites
de nombres ; - les désignations écrites (en chiffres et en lettres)
et parlées des nombres ; - la comparaison et le rangement de nombres,
le placement de nombres sur une droite graduée ; - les relations arithmétiques
entre les nombres : doubles, moitiés, quadruples, quarts, triples,
tiers..., notamment entre nombres d’usage courant, la notion de multiple
(multiples de 2, 5 et 10).
Connaissances et capacités
travaillées et attendues en fin de cycle 3 Connaissance des nombres
entiers naturels
CONNAISSANCES
CAPACITÉS 2.1 Désignations
orales et écrites des nombres entiers naturels
- connaître la valeur
de chacun des chiffres composant l’écriture d’un nombre entier en
fonction de sa position.
- donner diverses décompositions
d’un nombre en utilisant 10, 100, 1000…, et retrouver l’écriture d’un
nombre à partir d’une telle décomposition ; - produire des suites
orales et écrites de 1 en 1, 10 en 10, 100 en 100, à partir de n’importe
quel nombre ; - associer la désignation orale et la désignation écrite
(en chiffres) pour des nombres jusqu’à la classe des millions.
2.2 Ordre sur les nombres
entiers naturels
- connaître le sens des
signes < et > .
- comparer des nombres,
les ranger en ordre croissant ou décroissant, les encadrer entre deux
dizaines consécutives, deux centaines consécutives, deux milliers
consécutifs ;
- utiliser les signes <
et > pour exprimer le résultat de la comparaison de deux nombres ou
d’un encadrement ;
- situer précisément ou
approximativement des nombres sur une droite graduée de 10 en 10,
de 100 en 100… 2.3 Structuration arithmétique des nombres entiers
naturels
- connaître et savoir
utiliser les expressions : double, moitié ou demi, triple, tiers,
quart, trois quarts d’un nombre entier ;
- connaître et savoir
utiliser les expressions : quadruple, deux tiers, trois demis d’un
nombre entier ;
- connaître les relations
additives et multiplicatives : entre 5, 10, 25, 50, 75, 100 ; entre
50, 100, 200, 250, 500, 750, 1000 ;
- connaître les relations
additives et multiplicatives entre 5, 15, 30, 45, 60, 90. - reconnaître
les multiples de 2, de 5 et de 10.
3 - Connaissance des fractions
simples et des nombres décimaux Au cycle 3, les élèves mettent en
place une première maîtrise des fractions et des nombres décimaux
: compréhension de leurs écritures, mise en relation des écritures
à virgule avec des sommes de fractions décimales, comparaison des
nombres décimaux, utilisation de graduations. Leur étude sera poursuivie
au collège. Les fractions et les nombres décimaux doivent d’abord
apparaître comme de nouveaux nombres, utiles pour traiter des problèmes
que les nombres entiers ne permettent pas de résoudre de façon satisfaisante
: problèmes de partage, de mesure de longueurs ou d’aires, de repérage
d’un point sur une droite. Les fractions sont essentiellement introduites,
au cycle 3, pour donner du sens aux nombres décimaux. La compréhension
des nombres décimaux est favorisée par la comparaison de certaines
de leurs propriétés avec celles des nombres entiers : la notion de
“nombres consécutifs” a du sens avec les nombres entiers, elle n’en
a plus avec les nombres décimaux, intercaler un nombre entre deux
décimaux est toujours possible (ce qui n’est pas vrai pour deux nombres
entiers), le nombre de chiffres de l’écriture décimale est un critère
de comparaison de deux nombres entiers et ne l’est plus pour deux
nombres décimaux. Concernant les écritures à virgule des nombres décimaux,
les élèves doivent comprendre que la valeur d’un chiffre dépend de
sa position : cette valeur se définit notamment par rapport à l’unité
(le dixième et le centième représentent dix fois moins et cent fois
moins que l’unité) et par rapport à celle des chiffres voisins (le
centième représente dix fois moins que le dixième). Dans les situations
où des nombres décimaux sont utilisés, on rendra les élèves attentifs
au choix des décimales pertinentes.
Les connaissances relatives
aux fractions et aux nombres décimaux concernent :
- les fractions simples
: utilisation, écriture, encadrement entre deux nombres entiers successifs,
écriture comme somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1
;
- les nombres décimaux
: utilisation, valeur des chiffres en fonction de leur position dans
une écriture à virgule, passage de l’écriture à virgule à une écriture
fractionnaire (fractions décimales) et inversement, suites de nombres
décimaux, lien entre désignations orales et écritures chiffrées ;
- la comparaison, le rangement, l’intercalation, l’encadrement de
nombres décimaux, leur placement sur une droite graduée ;
- la valeur approchée d’un
décimal à l’unité près, au dixième près, au centième près.
- Calcul Le calcul mental
Dans ce domaine, les compétences en mémorisation des résultats et
calcul réfléchi exact ou approché sont à développer en priorité. Pour
cela, une bonne connaissance des tables est indispensable. Elle suppose
de savoir fournir aussi bien un résultat direct (somme ou produit)
qu’un résultat dérivé (complément et différence, facteur d’un produit
ou quotient). Le calcul réfléchi implique la mise en oeuvre de procédures
personnelles, adaptées à chaque calcul particulier : elles peuvent
être uniquement mentales ou s’appuyer sur un écrit. L’explicitation
et l’analyse, par les élèves, des raisonnements utilisés constituent
un moment important de cet apprentissage. Les maîtres alternent les
moments d’entraînement et ceux qui permettent de concevoir des méthodes
et de comparer leur efficacité. Les premiers permettent aux maîtres
et aux élèves eux-mêmes de contrôler les acquisitions et de renforcer
les acquis. Ils sont brefs et peuvent se pratiquer selon le procédé
La Martinière. Les seconds sont plus longs : le maître prend le temps
de comparer avec les élèves diverses méthodes, de voir lesquelles
sont les plus efficaces et de les analyser en vue de leur systématisation.
Le calcul mental est l’occasion d’utiliser des propriétés sur les
opérations : pour calculer 4 x 26, on peut choisir d’effectuer 4 x
25 + 4 x 1, ou aussi 26 x 2 x 2, ou encore 4 x 20 + 4 x 6. Trois objectifs
dans l’enseignement du calcul mental, prolongés au collège, sont ainsi
mis en évidence : l’automatisation des calculs simples, la mise en
place de méthodes pour les calculs plus complexes Connaissances et
capacités travaillées et attendues en fin de cycle 3 Connaissance
des fractions simples et des nombres décimaux
CONNAISSANCES CAPACITÉS
3.1 Fractions
- nommer les fractions
en utilisant le vocabulaire : demi, tiers, quart, dixième, centième…
- utiliser, dans des cas
simples, des fractions ou des sommes d’entiers et de fractions pour
coder des mesures de longueurs ou d’aires, une unité étant choisie,
ou pour construire un segment (ou une surface) de longueur (ou d’aire)
donnée ;
- encadrer une fraction
simple par deux entiers consécutifs ;
- écrire une fraction sous
forme de somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1. 3.2 Désignations
orales et écrites des nombres décimaux - connaître la valeur de chacun
des chiffres composant une écriture à virgule, en fonction de sa position.
- produire des décompositions liées à une écriture à virgule, en utilisant
10 ; 100 ; 1000… et 0,1 ; 0,01 ; 0,001… ;
- utiliser les nombres
décimaux pour exprimer la mesure de la longueur d’un segment, celle
de l’aire d’une surface (une unité étant donnée), ou pour repérer
un point sur une droite graduée régulièrement de 1 en 1 ;
- associer les désignations
orales et l’écriture chiffrée d’un nombre décimal dont la partie décimale
ne va pas au-delà du millième ;
- produire des suites écrites
ou orales de 0,1 en 0,1 ;
- produire des suites
écrites ou orales de 0,01 en 0,01, de 0,001 en 0,001 ;
- écrire et interpréter
sous forme décimale une mesure donnée avec plusieurs unités et réciproquement
dans des cas simples (par exemple 1m et 10 cm ; 1,5 kg) ;
- savoir passer, dans des
cas simples, pour un nombre décimal, d’une écriture à virgule à une
écriture fractionnaire (fractions décimales) et réciproquement. 3.3
Ordre sur les nombres décimaux
- comparer deux nombres
décimaux donnés par leurs écritures à virgule, lorsque leurs parties
décimales sont de même longueur ;
- comparer deux nombres
décimaux donnés par leurs écritures à virgule lorsque leurs parties
décimales sont de longueurs différentes ; - encadrer un nombre décimal
par deux entiers consécutifs ;
- encadrer un nombre décimal
par deux nombres décimaux ;
- intercaler des nombres
décimaux entre deux nombres entiers consécutifs ;
- intercaler des nombres
décimaux entre deux nombres décimaux ;
- utiliser les signes
< et > pour exprimer le résultat de la comparaison de deux nombres
ou d’un encadrement ;
- donner une valeur approchée
d’un nombre décimal à l’unité près, au dixième ou au centième près
;
- situer exactement ou
approximativement des nombres décimaux sur une droite graduée de 1
en 1, de 0,1 en 0,1. 3.4
Relations entre certains
nombres décimaux
- connaître et savoir utiliser
dans des situations concrètes (contenance, masse, longueur, monnaie,
durée) les écritures fractionnaires et décimales de certains nombres
: 0,1 et 1 10 ; 0,01 et 1 100 ; 0,5 et 1 2 ; 0,25 et 1 4 , 0,75 et
3 4
- connaître et savoir utiliser
dans des situations concrètes ou non les écritures fractionnaires
et décimales des nombres ci-dessus.
- connaître et savoir utiliser
dans des situations concrètes les relations entre 1 4 (ou 0,25) et
1 2 (ou 0,5), entre 1 100 et 1 10 ;
- connaître et savoir utiliser
dans des situations concrètes ou non les relations entre 1 4 (ou 0,25)
et 1 2 (ou 0,5), entre 1 100 et 1 10 ; entre 1 1000 et 1 100
d’une part et pour le calcul approché d’autre part.
Cet enseignement prend
appui sur l’intérêt et le plaisir des élèves à apprendre et à constater
leurs progrès. Le calcul posé Les techniques opératoires usuelles
sont mises en place sur des nombres d’usage courant, en s’attachant
à assurer une bonne compréhension des étapes du calcul. Elles ne doivent
pas faire l’objet d’une recherche de virtuosité excessive. La maîtrise
d’une technique opératoire pour chacune des opérations est indispensable.
Le travail de construction et d’appropriation de ces techniques fait
appel à de nombreuses propriétés du système d’écriture des nombres
(numération décimale de position). L’apprentissage doit être conduit
avec le souci qu’en soit assurée la compréhension. L’objectif d’automatisation
des procédures repose sur une pratique progressive, régulière et bien
comprise du calcul. Dans tous les cas, les élèves doivent être entraînés
à utiliser des moyens de contrôle des résultats de leurs calculs.
La maîtrise des techniques opératoires des quatre opérations - addition
et soustraction de nombres entiers et décimaux, multiplication de
deux nombres entiers ou d’un nombre décimal par un nombre entier,
division euclidienne de deux entiers - est un objectif important du
cycle 3. À ce niveau, une première approche de la division décimale
peut être faite en introduisant le quotient décimal d’un nombre entier
par 2, 4 et 5. Le calcul instrumenté : la calculatrice doit faire
l’objet d’une utilisation raisonnée Le calcul instrumenté est largement
répandu dans la vie courante. Chacun, quelle que soit son activité
sociale ou professionnelle, peut avoir recours à l’usage d’une calculatrice.
Il est donc essentiel que l’école soit en prise avec cette réalité
de notre temps. L’enseignement du calcul doit donc faire une place
à l’usage des calculatrices. Chaque élève doit disposer d’un tel outil
et c’est à l’enseignant de choisir, en fonction de la progression
adoptée et de la complexité des calculs, les situations pour lesquelles
l’élève peut y avoir recours. La calculatrice sera notamment utilisée
pour des grands nombres, pour des séries de calcul, pour des vérifications.
Il est néanmoins très important de montrer aux élèves que si le recours
à la calculatrice peut se révéler nécessaire pour certains calculs
complexes, il est d’autres situations dans lesquelles le calcul mental
s’avère plus rapide et plus efficace. On veillera à la vérification
des résultats obtenus et on montrera à l’élève qu’il doit toujours
y être attentif, par exemple en calculant mentalement un ordre de
grandeur. Le calcul approché Le travail sur le calcul approché commence
au cycle 3. Il doit être utilisé dans des situations où les élèves
peuvent lui donner du sens, par exemple : contrôle d’un résultat obtenu
par écrit ou à l’aide d’une calculatrice, moyen de décider dans une
situation où le résultat exact n’est pas nécessaire. La liaison avec
les autres disciplines La pratique du calcul ne s’effectue pas seulement
pendant les temps de mathématiques. Toute occasion doit être saisie
pour mettre en oeuvre ce qui a été appris et le consolider. Les situations
de la vie courante, de la vie de classe sont privilégiées. Les élèves
sont ainsi amenés à résoudre des problèmes liés à la vie de l’école.
La pratique de jeux mathématiques et de jeux qui sollicitent et stimulent
le raisonnement logique, contribue aussi à la formation mathématique
des élèves. Les diverses disciplines offrent également de multiples
occasions de calculer. En sciences expérimentales, les activités appellent
des relevés et des calculs sur les nombres ; elles fournissent aussi
aux élèves des occasions d’anticiper des résultats et donc d’éprouver
la prise sur le monde que leur confère le calcul. En histoire ou en
géographie, les calculs de durées, les travaux sur cartes et sur plans
offrent des situations intéressantes, notamment pour l’étude de la
proportionnalité. Connaissances et capacités travaillées et attendues
en fin de cycle 3
Calcul
CONNAISSANCES CAPACITÉS
4.1 Calcul mental : résultats
mémorisés, procédures automatisées, calcul réfléchi -
connaître les tables d’addition
(de 1 à 9) et de multiplication (de 2 à 9) ;
- connaître le complément
à la dizaine supérieure pour tout nombre inférieur à 100 ou le complément
à l’entier immédiatement supérieur pour tout décimal ayant un chiffre
après la virgule.
- additionner ou soustraire
mentalement des dizaines entières (nombres inférieurs à 100) ou des
centaines entières (nombres inférieurs à 1000) ; - multiplier ou diviser
un nombre entier ou décimal par 10, 100, 1000 ;
- organiser et effectuer
mentalement ou avec l’aide de l’écrit, sur des nombres entiers, un
calcul additif, soustractif, multiplicatif ou un calcul de division
en s’appuyant sur des résultats mémorisés et en utilisant de façon
implicite les propriétés des nombres et des opérations ;
- organiser et effectuer
des calculs du type 1,5 + 0,5 ; 2,8 + 0,2 ; 1,5 x 2 ; 0,5 x 3, en
s’appuyant sur les résultats mémorisés et en utilisant de façon implicite
les propriétés des nombres et des opérations ;
- évaluer un ordre de
grandeur d’un résultat, en utilisant un calcul approché, évaluer le
nombre de chiffres d’un quotient entier ;
- trouver mentalement le
résultat numérique d’un problème à données simples ;
- développer des moyens
de contrôle des calculs instrumentés : chiffre des unités, nombre
de chiffres (en particulier pour un quotient), calcul approché...
4.2 Calcul posé
- connaître une technique
opératoire pour l’addition, la soustraction, la multiplication, la
division euclidienne.
- calculer des sommes et
des différences de nombres entiers ou décimaux, par un calcul écrit
en ligne ou posé en colonnes ;
- calculer le produit de
deux entiers ou le produit d’un décimal par un entier (3 chiffres
par 2 chiffres), par un calcul posé ;
- calculer le quotient
et le reste de la division euclidienne d’un nombre entier (d’au plus
4 chiffres) par un nombre entier (d’au plus 2 chiffres), par un calcul
posé ;
- calculer le quotient
décimal exact d’un nombre entier par 2, 4 ou 5. 94 LeB.O.
- Espace et géométrie
L’objectif principal est
de permettre aux élèves d’améliorer leur “vision de l’espace” (repérage,
orientation), de se familiariser avec quelques figures planes et quelques
solides et de passer progressivement d'une géométrie où les objets
et leurs propriétés sont contrôlés par la perception à une géométrie
où ils le sont par explicitation de propriétés et recours à des instruments.
Les activités du domaine géométrique ne visent pas des connaissances
formelles (définitions), mais des connaissances fonctionnelles, utiles
pour résoudre des problèmes dans l’espace ordinaire, dans celui de
la feuille de papier ou sur l’écran d’ordinateur, en particulier des
problèmes de comparaison, de reproduction, de construction, de description,
de représentation d’objets géométriques ou de configurations spatiales
(notamment, représentations planes de solides).
Si les compétences attendues
en fin de cycle ne concernent que quelques figures et solides, les
problèmes proposés portent sur d’autres objets : quadrilatères particuliers
tels que le trapèze, le “cerf-volant”, le parallélogramme ; solides
tels que le prisme, la pyramide, la sphère, le cylindre, le cône.
La notion d’agrandissement ou de réduction de figures fait l’objet
d’une première étude, en liaison avec la proportionnalité, et conduit
à une approche de la notion d’échelle.
Les connaissances relatives
à l’espace et à la géométrie concernent :
- le repérage de cases
ou de points sur un quadrillage ;
- l’utilisation de plans
et de cartes ;
- les relations et propriétés
géométriques : alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité
de longueurs, symétrie axiale, milieu d’un segment ; - l’utilisation
d’instruments (règle, équerre, compas) et de techniques (pliage, calque,
papier quadrillé) ;
- les figures planes (en
particulier : triangle et ses cas particuliers, carré, rectangle,
losange, cercle) : reconnaissance, reproduction, construction, description,
décomposition d’une figure en figures plus simples ;
- les solides (en particulier
: cube, parallélépipède rectangle) : reconnaissance, reproduction,
construction, description, représentations planes (patrons) ;
- l’agrandissement et la
réduction de figures planes, en lien avec la proportionnalité.
4.3 Calcul instrumenté
- connaître et utiliser
certaines fonctionnalités de sa calculatrice pour gérer une suite
de calculs : touches “opérations”, touches “parenthèses”. - connaître
et utiliser les fonctionnalités : touches “mémoires” et “facteur constant”
de sa calculatrice.
- utiliser à bon escient
une calculatrice en particulier pour vérifier un calcul mené à la
main ou pour effectuer des calculs lourds ou longs nécessités par
des résolutions de problème. Connaissances et capacités travaillées
et attendues en fin de cycle 3
Espace et géométrie
CONNAISSANCES CAPACITÉS
5.1 Repérage, utilisation
de plans, de cartes
- repérer une case ou un
point sur un quadrillage ;
- connaître les points
cardinaux et leur incidence sur une carte ou un plan, en liaison avec
la géographie. Dans des cas concrets (plan de classe, d’école, du
quartier, de ville, carte routière, carte de France, d’Europe) :
- savoir se situer par
rapport à des repères fixes (porte, mairie, Paris, pays limitrophes)
;
- savoir représenter un
déplacement simple sur une carte ou un plan ;
- savoir évaluer une distance
entre deux objets ou deux lieux en utilisant les indications de longueur
données par le plan ou la carte, par lecture directe sans devoir recourir
à l’échelle.
5.2 Relations et propriétés
: alignement, perpendicularité, parallélisme, égalité de longueurs,
symétrie axiale
- connaître et savoir
utiliser à bon escient le vocabulaire suivant : points alignés, droite,
droites perpendiculaires, droites parallèles, segment, milieu, angle,
figure symétrique d’une figure donnée par rapport à une droite, axe
de symétrie.
- vérifier, à l’aide des
instruments : l’alignement de points (règle), l’égalité des longueurs
de segments (compas ou instrument de mesure), la perpendicularité
(équerre) et le parallélisme entre droites (écart constant), et effectuer
les tracés correspondants ;
- trouver le milieu d’un
segment ; percevoir qu’une figure possède un ou plusieurs axes de
symétrie et le vérifier en utilisant différentes techniques (pliage,
papier calque, miroir) ;
- compléter une figure
par symétrie axiale en utilisant des techniques telles que pliage,
papier calque, miroir ;
- tracer, sur papier quadrillé,
la figure symétrique d’une figure donnée par rapport à une droite
donnée.
5.3 Figures planes : triangle
(et cas particuliers), carré, rectangle, losange, cercle
- connaître et savoir utiliser
à bon escient le vocabulaire suivant : triangle, triangle rectangle,
triangle isocèle, triangle équilatéral, carré, rectangle, losange,
cercle ; sommet, côté ; centre, rayon et diamètre pour le cercle.
- reconnaître de manière
perceptive une figure plane (en particulier dans une configuration
plus complexe), en donner le nom, vérifier son existence en ayant
recours aux propriétés et aux instruments ;
- décomposer une figure
en figures plus simples ;
- tracer une figure (sur
papier uni, quadrillé ou pointé), soit à partir d’un modèle, soit
à partir d’une description, d'un programme de construction ou d’un
dessin à main levée ;
- tracer un cercle dont
on connaît le centre et le rayon ;
- décrire une figure en
vue de l’identifier dans un lot de figures ou de la faire reproduire
sans équivoque.
- Grandeurs et mesure L’essentiel
des activités concerne la résolution de problèmes “concrets”, réels
ou évoqués, en utilisant des procédés directs, des instruments de
mesure, des estimations ou des informations données avec les unités
usuelles. Les activités scientifiques et technologiques fournissent
un champ d’application privilégié pour ce domaine. Certaines grandeurs
(longueurs, masses, volumes sous l’aspect contenances, durées) ont
fait l’objet d’une première approche au cycle 2.
Les connaissances élaborées
sont complétées et structurées au cycle 3, en particulier à travers
la maîtrise des unités légales du système métrique ou sexagésimal
(pour les durées) et de leurs relations. La notion d’aire est mise
en place, notamment par des activités de classement et rangement de
surfaces qui précèdent les activités de mesurage avec une unité choisie.
L’étude des aires se prolonge au collège. De la même façon, concernant
les angles, les activités de classement et de rangement d’angles précèdent
les activités de mesurage en degrés, qui relèvent du collège. Les
élèves doivent, en particulier, prendre conscience du fait que les
longueurs des “côtés” n’ont aucune incidence sur le résultat de la
comparaison des angles.
Les connaissances relatives
aux grandeurs et à leur mesure concernent :
- les longueurs, les masses,
les volumes (contenances) : mesure de ces grandeurs (utilisation d’instruments,
choix approprié de l’unité), estimation (ordre de grandeur), unités
légales du système métrique (mètre, gramme, litre, leurs multiples
et leurs sous-multiples), calcul sur des mesures exprimées à l’aide
de ces unités ;
- le périmètre d’un polygone
;
- les aires : comparaison
de surfaces selon leurs aires, différenciation de l’aire et du périmètre,
mesure d’aires à l’aide d’une unité donnée, unités usuelles (cm2,
dm2, m2, km2) et leurs relations ;
- l’aire d’un rectangle
;
- les angles : comparaison,
reproduction ;
- le repérage du temps
et les durées : lecture de l’heure, unités de mesure des durées (année,
mois, semaine, jour, heure, minute, seconde) et leurs relations ;
- le calcul de la durée
écoulée entre deux instants donnés.
5.4 Solides : cube, parallélépipède
rectangle
- connaître et savoir utiliser
à bon escient le vocabulaire suivant : cube, parallélépipède rectangle
; sommet, arête, face. - percevoir un solide, en donner le nom, vérifier
certaines propriétés relatives aux faces ou arêtes d’un solide à l’aide
des instruments ;
- décrire un solide en
vue de l’identifier dans un lot de solides divers ou de le faire reproduire
sans équivoque ;
- construire un cube ou
un parallélépipède rectangle ;
- reconnaître, construire
ou compléter un patron de cube, de parallélépipède rectangle.
5.5 Agrandissement, réduction
- Savoir quand une figure
est un agrandissement ou une réduction d'une autre figure.
- réaliser, dans des cas
simples, des agrandissements ou des réductions de figures planes ;
- contrôler si une figure
est un agrandissement ou une réduction d’une autre figure. Connaissances
et capacités travaillées et attendues en fin de cycle 3 Grandeurs
et mesure
CONNAISSANCES CAPACITÉS
6.1 Longueurs, masses,
volumes (contenances), repérage du temps, durées
- connaître les unités
légales du système métrique pour les longueurs (mètre, ses multiples
et ses sous-multiples usités), les masses (gramme, ses multiples et
ses sous-multiples usités) et les contenances (litre, ses multiples
et ses sous-multiples usités) ;
- connaître les unités
de mesure des durées (année, mois, semaine, jour, heure, minute, seconde)
et leurs relations ;
- connaître les équivalences
entre les unités usuelles de longueur, de masse, de contenance, et
effectuer des calculs simples sur les mesures, en tenant compte des
relations entre les diverses unités correspondant à une même grandeur.
- utiliser des instruments
pour mesurer des objets physiques ou géométriques ;
- exprimer le résultat
d’un mesurage par un nombre ou un encadrement, l’unité (ou les unités)
étant imposée(s) ou choisie(s) de façon appropriée ;
- lire l’heure sur une
montre à aiguilles ou une horloge ;
- effectuer des calculs
simples sur les mesures ;
- estimer une mesure (ordre
de grandeur) ;
- construire ou réaliser
un objet dont des mesures sont données ;
- utiliser les équivalences
entre les unités usuelles de longueur, de masse, de contenance, et
effectuer des calculs simples sur les mesures, en tenant compte des
relations entre les diverses unités correspondant à une même grandeur
;
- utiliser le calcul pour
obtenir la mesure d’une grandeur, en particulier : calculer le périmètre
d’un polygone, calculer une durée à partir de la donnée de l’instant
initial et de l’instant final.
6.2 Aires - savoir que
deux surfaces peuvent avoir la même aire sans avoir le même périmètre
et peuvent avoir le même périmètre sans avoir la même aire ;
- connaître et utiliser
les unités usuelles (cm2, dm2, m2 et km2) ainsi que quelques équivalences
(1m2 = 100 dm2, 1dm2 =100 cm2, 1 km2 = 1000000 m2).
- classer et ranger des
surfaces (figures) selon leur aire (par superposition, découpage et
recollement ou pavage par une surface de référence) ;
- construire une surface
qui a la même aire qu'une surface donnée (et qui ne lui est pas superposable)
;
- mesurer l’aire d’une
surface grâce à l’utilisation d’un réseau quadrillé, le résultat étant
une mesure exacte ;
- mesurer l’aire d’une
surface grâce à un pavage effectif à l’aide d’une surface de référence
(dont l’aire est prise pour unité) ou grâce à l’utilisation d’un réseau
quadrillé (le résultat étant une mesure exacte ou un encadrement)
;
- calculer l’aire d’un
rectangle dont l’un des côtés au moins est de dimension entière. 96
SCIENCES EXPÉRIMENTALES
ET TECHNOLOGIE
OBJECTIFS
’enseignement des sciences
et de la technologie à l’école vise la construction d’une représentation
rationnelle de la matière et du vivant par l’observation, puis l’analyse
raisonnée de phénomènes qui suscitent la curiosité des élèves. Il
prépare ces derniers à s’orienter plus librement dans des sociétés
où les objets techniques jouent un rôle majeur et à reconnaître les
bienfaits que nous devons à la science. L’enseignant sélectionne une
situation de départ qui focalise la curiosité des élèves, déclenche
leurs questions et leur permet d’exprimer leurs idées préalables.
Il incite à une formulation précise. Il amène à sélectionner les questions
qui se prêtent à une démarche constructive d’investigation débouchant
sur la construction des savoir-faire, des connaissances et des repères
culturels prévus par les programmes.
Les connaissances et les
compétences sont construites dans le cadre d’une méthode qui permet
d’articuler questionnement sur le monde et démarche d’investigation.
Cette démarche peut recourir à diverses formes de travail :
- expérimentation directe
(à privilégier chaque fois qu’elle est possible) conçue et réalisée
par les élèves ;
- réalisation matérielle
(recherche d’une solution technique) ;
- observation directe ou
assistée par un instrument, avec ou sans mesure ;
- recherche sur des documents
;
- enquête et visite. La
confrontation à des ouvrages de référence consolide les connaissances
acquises et contribue à l’apprentissage de stratégies de lecture adaptées
à la spécificité de ces textes. La séquence didactique comporte le
plus souvent un travail en petits groupes qui donne l’occasion de
développer des qualités d’écoute, de respect, de coopération. L’activité
des élèves est la règle et les expériences magistrales sont rares.
Des moments de synthèse opérés par le maître n’en sont pas moins indispensables
pour donner tout leur sens aux pratiques expérimentales et en dégager
les enseignements. Le renforcement de la maîtrise du langage et de
la langue française est un aspect essentiel. Le questionnement et
les échanges, la comparaison des résultats obtenus, leur confrontation
aux savoirs établis sont autant d’occasions de découvrir les modalités
d’un débat visant à produire des connaissances. Tout au long du cycle,
les élèves tiennent un carnet d’expériences et d’observations. L’élaboration
d’écrits permet de soutenir la réflexion et d’introduire rigueur et
précision. L’élève écrit pour lui-même ses observations ou ses expériences.
Il écrit aussi pour mettre en forme les résultats acquis (texte de
statut scientifique) et les communique (texte de statut documentaire).
Après avoir été confrontés à la critique de la classe et à celle,
décisive, du maître, ces écrits validés prennent le statut de savoirs.
Une initiation à la lecture documentaire en sciences est mise en oeuvre
lorsque les élèves rencontrent un nouveau type d’écrit scientifique
: fiche technique, compte rendu d’expérience, texte explicatif, texte
argumentatif, tableau de chiffres...
PROGRAMME
1 - La matière Consolider
la connaissance de la matière et de sa conservation :
- états et changements
d’état de l’eau ;
- mélanges et solutions
;
- l’air, son caractère
pesant.
2 - Unité et diversité
du monde vivant Parvenir à une première approche de la notion d’évolution
à partir de l’unité du vivant, caractérisée par la mise en évidence
de quelques grands traits communs, puis de sa diversité, illustrée
par l’observation de différences, le tout conduisant aux notions d’espèce
et de classification :
- les stades de développement
d’un être vivant ;
- les divers modes de
reproduction ;
- première approche de
la notion d’évolution des êtres vivants à partir de quelques fossiles
typiques ;
- les grandes étapes de
l’histoire de la Terre.
3 - Éducation à l’environnement
et au développement durable Cette éducation est transdisciplinaire.
Elle s’appuie, entre autres, sur l’étude des thèmes suivants :
- mode de nutrition des
végétaux verts (autotrophie) ;
- rôle et place des êtres
vivants : notions de chaînes et de réseaux alimentaires ;
- adaptation des êtres
vivants aux conditions du milieu ;
- trajet et transformation
de l’eau dans la nature ;
- la qualité de l’eau.
4 - Le corps humain et
l’éducation à la santé
Découverte du fonctionnement
du corps, en privilégiant les conditions de son maintien en bonne
santé :
- les mouvements corporels
(les muscles, les os du squelette, les articulations) ;
- première approche des
fonctions de nutrition (digestion, respiration et circulation) ;
- reproduction de l’Homme
et éducation à la sexualité ;
- conséquences à court
et long terme de notre hygiène : actions bénéfiques ou nocives de
nos comportements, notamment dans le domaine de l’alimentation.
5 - L’énergie On ne tente
pas, à l’école élémentaire, une véritable introduction du concept
scientifique d’énergie.
À ce niveau de la scolarité,
il s’agit simplement de travailler sur quelques illustrations :
- exemples simples de
sources d’énergies utilisables ;
- consommation et économie
d’énergie ;
- notions sur le chauffage
solaire.
6 - Le ciel et la Terre
Observation méthodique de phénomènes quotidiens et de quelques manifestations
de l’activité de la Terre :
- la lumière et les ombres
;
- les points cardinaux
et la boussole ;
- le mouvement apparent
du Soleil ;
- la durée du jour et son
évolution au cours des saisons ;
- la rotation de la Terre
sur elle-même et ses conséquences ;
- le système solaire et
l’Univers ;
- mesure des durées, unités
;
- volcans et séismes.
6.3 Angles
- comparer des angles dessinés
par superposition ;
- comparer des angles
en utilisant un gabarit, en particulier des angles situés dans une
figure (angles intérieurs d’un triangle, d’un quadrilatère...) ;
- reproduire un angle
donné en utilisant un gabarit ou par report d’un étalon ;
- tracer un angle droit
;
- tracer un angle égal
à la moitié, le quart ou le tiers d’un angle droit.
- Le monde construit par
l’homme Dans le cadre d’une réalisation, initiation à la recherche
de solutions techniques, au choix et à l’utilisation d’objets et de
matériaux :
- circuits électriques
alimentés par des piles ;
- principes élémentaires
de sécurité électrique ;
- leviers et balances,
équilibres ;
- objets mécaniques, transmission
de mouvements ;
- plan horizontal, vertical
: intérêt de quelques dispositifs techniques.
8 - Les technologies de
l’information et de la communication (TIC) dans les sciences expérimentales
L’investigation sur le réel est une priorité en sciences expérimentales
et en technologie à tous les niveaux d’enseignement, et l’usage des
technologies de l’information et de la communication (TIC) sera autant
que possible associé à une manipulation directe des objets. Dans ce
cadre, les technologies de l’information et de la communication peuvent
apporter leur concours à la plupart des situations d’enseignement.
Les dispositifs de numérisation d’images peuvent faciliter l’observation,
les documents multimédias et la recherche en ligne donnent accès à
une information dynamique et actualisée sur la matière et le vivant.
Les logiciels de traitement de texte permettent de réaliser des comptes
rendus d’expérience, d’observation, de recherche documentaire, de
visite ou d’enquête rigoureusement construits, soigneusement illustrés
et valorisants pour l’élève. Les animations peuvent aider à comprendre
les processus dont l’observation directe est difficile. Mais les simulations,
accompagnées de la nécessaire réflexion sur leurs limites, seront
réservées au collège. Les outils de communication, en mode direct
ou différé, permettent d’élargir les constats réalisés au niveau de
l’environnement immédiat, dans le cadre d’échanges à distance. L’enseignement
des sciences expérimentales et de la technologie contribue ainsi à
une formation des élèves dans les cinq domaines du B2i, dont les connaissances
et capacités constituent un objectif pour le programme du cycle 3.
Connaissances, capacités et attitudes travaillées et attendues en
fin de cycle 3 Le texte en caractère droit indique des connaissances
ou des capacités retenues pour le palier 2 du Socle commun de connaissances
et de compétences : elles constituent le coeur du programme. Le texte
en italique indique des connaissances ou des capacités dont la maîtrise
n’est pas retenue pour ce palier : elles constituent toutefois des
objectifs du programme pour tous les élèves, et le plus souvent préparent
le palier suivant du socle (ici, la fin du collège).
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
: La matière
-connaître les 3 états
physiques de l’eau et les températures de changement d’état ;
- savoir que la vapeur
d’eau est invisible ;
- savoir qu’une eau limpide
n’est pas nécessairement pure mais qu’elle peut contenir des substances
dissoutes ;
- savoir que l’air est
pesant. Le vivant - savoir que le développement d’un être vivant se
traduit par une augmentation de masse ou de longueur, et des transformations
;
- distinguer une reproduction
sexuée d’une reproduction asexuée et connaître quelques exemples pour
chacun de ces 2 modes ;
- apprendre à classer les
êtres vivants à partir de ce qu’ils ont en commun et observer des
fossiles pour approcher la notion d’évolution. L’environnement et
le développement durable
- savoir qu’il existe différents
milieux caractérisés par les conditions de vie qui y règnent et par
les êtres vivants qui les habitent ; savoir que des variations sont
possibles au cours du temps ;
- connaître les notions
de chaînes et de réseaux alimentaires ainsi que l’interdépendance
des êtres vivants. À ce titre, prendre la mesure de l’importance des
végétaux verts, compte tenu de la particularité de leurs besoins nutritifs
;
- savoir que l’activité
humaine peut avoir des conséquences sur les milieux : . la biodiversité
constitue une ressource naturelle capitale et est liée, en partie,
à l’action de l’Homme sur les milieux, . les ressources en eau. Le
corps humain et la santé - savoir qu’un mouvement corporel est dû
à l’action de muscles qui déplacent des os articulés ;
- connaître le rôle de
la circulation dans la nutrition des organes, à la suite de l’action
des appareils respiratoire et digestif ;
- savoir que la grossesse
est consécutive à une fécondation, à l’origine d’un nouvel individu
; savoir que, chez les êtres humains, la sexualité ne se réduit pas
à la reproduction de l’espèce ; connaître les modifications qui apparaissent
à la puberté (ex : les règles) et les risques contre lesquels il convient
de se prémunir (ex : grossesse précoce, IST) ;
- connaître les conséquences
du mode de vie sur la santé (importance de l’hygiène corporelle, d’une
alimentation équilibrée, du sommeil et des risques liés au tabagisme
et à la consommation d’alcool et à celle des drogues).
L’énergie
- connaître différentes
sources d’énergie utilisables et leur nécessité pour le chauffage,
l’éclairage et la mise en mouvement ;
- savoir que certaines
sources d’énergie sont épuisables et qu’il convient donc de les économiser
et de recourir à des formes d’énergie renouvelable.
ÉDUCATION ARTISTIQUE
Arts visuels, éducation
musicale, approche d'autres disciplines artistiques
L’éducation artistique
développe l’aptitude à l’expression et le goût de la création ; elle
favorise l’épanouissement de l’autonomie et de la personnalité de
l’élève ; elle permet de mieux équilibrer les formes diverses d’intelligence
et de sensibilité. Elle cultive des manières de penser et d’agir,
devenues indispensables pour s’orienter dans les sociétés contemporaines.
Les démarches d’enseignement artistique valorisent les liens interdisciplinaires
et, en retour, elles donnent accès aux formes symboliques élaborées
qui sont la clé de nombreux savoirs étudiés à l’école. En lien avec
les autres champs disciplinaires, l’éducation artistique apporte des
références artistiques qui participent à la construction de la “culture
humaniste”. Les arts visuels amènent à constituer progressivement
une typologie des grands domaines de la production plastique (architecture,
cinéma, peinture et compositions plastiques) ; ils approchent les
constituants de l’oeuvre, les procédés, les genres et apportent quelques
repères historiques, en situant des oeuvres dans des périodes et de
grandes ères de civilisation. Parallèlement à l’écoute d’oeuvres musicales
pour elles-mêmes, l’éducation musicale conduit à faire connaître aux
élèves un choix d’oeuvres de référence du patrimoine musical qui les
amène à tisser un réseau de liens entre diverses productions humaines.
L’éducation artistique
comporte trois volets complémentaires :
- une formation de base
en arts visuels et en musique, qui fait l’objet de programmes spécifiques
;
- des activités artistiques
intégrées à d’autres enseignements dont elles renforcent l’approche
sensible ou la dimension esthétique : pratiques théâtrales en liaison
avec le programme de la littérature, danse en liaison avec le programme
d’éducation physique et sportive ;
- la réalisation de projets
artistiques et culturels, moments privilégiés pour approfondir l’une
des disciplines artistiques au programme ou en découvrir d’autres.
Par ailleurs, les créations artistiques rencontrées ou utilisées sont
Le ciel et la Terre
- savoir que la Terre tourne
sur elle-même ;
- savoir relever la trajectoire
du Soleil par rapport au sol (horizon) et savoir qu’elle peut s’interpréter
par la rotation de la Terre sur elle-même ; - savoir que la Terre
et les planètes tournent autour du Soleil selon des trajectoires quasiment
circulaires ;
- savoir que la Lune tourne
autour de la Terre ;
- savoir que la Terre présente
des phénomènes dynamiques d’origine interne (volcans et séismes).
Le monde construit par
l’homme
- savoir allumer deux
ou plusieurs lampes à l’aide d’une pile et distinguer montage en série
et montage en dérivation ;
- connaître des principes
élémentaires de sécurité électrique, en particulier l’utilisation
des matériaux conducteurs et des matériaux isolants ; - savoir que
la rotation d’un objet est liée à la valeur de la force qui lui est
appliquée et de la distance de celle-ci à l’axe de rotation ;
- connaître quelques mécanismes
qui permettent de transmettre un mouvement.
CAPACITÉS
Être capable de :
- pratiquer une démarche
d’investigation : savoir observer, questionner, formuler une explication
possible (hypothèse), en utilisant éventuellement un modèle simple
et chercher à la valider ;
- manipuler et expérimenter
: . participer à la conception d’un protocole expérimental et le mettre
en oeuvre en utilisant les outils appropriés, y compris informatiques,
. développer des habiletés manuelles et techniques, . percevoir la
différence entre le réel et le virtuel ;
- exprimer et exploiter
les résultats d’une mesure ou d’une recherche : . utiliser les langages
scientifiques à l’écrit et à l’oral, . maîtriser les principales unités
de mesure des grandeurs inscrites au programme, . comprendre qu’une
mesure isolée, associée à une incertitude, peut être différente d’un
résultat statistique ;
- mobiliser ses connaissances
dans d’autres champs disciplinaires (comme l’EPS) et dans les activités
usuelles (lors de la prise des repas ou lors de visites de terrain,
par exemple...) ;
- produire une image numérique
;
- effectuer une recherche
en ligne ;
- regrouper dans un même
document du texte et des images.
ATTITUDES
L’acquisition d’une culture
scientifique et technologique doit permettre à l’élève, au cours du
cycle 3, de développer les attitudes suivantes :
- le sens de l’observation
;
- la curiosité pour la
découverte des causes des phénomènes observés ;
- l’imagination raisonnée
;
l’esprit critique : .
confronter ses idées dans des discussions collectives, . distinguer
le savoir scientifique de ce qui relève d’une opinion, . situer un
résultat ou une information dans son contexte,
- l’intérêt pour les progrès
scientifiques et techniques ;
la responsabilité face
à l’environnement, face au monde vivant de l’environnement et à la
santé ;
- l’observation de règles
élémentaires de sécurité.situées dans leur contexte grâce au programme
d’histoire qui fournit aussi les références culturelles indispensables.
L’éducation artistique se développe dans trois types d’activités qui
s’articulent le plus souvent à l’occasion de travaux d’application
ou de synthèse :
- une pratique créative,
composante fondamentale de l’éducation artistique, dans laquelle l’élève
est amené à s’exprimer pour donner corps à un projet personnel ;
- une rencontre avec les
oeuvres, indispensable à la diffusion démocratique de la culture,
dans laquelle l’élève est conduit à découvrir des réalisations relevant
du patrimoine comme des expressions contemporaines ;
- l’acquisition de savoirs
et de savoir-faire (l’élève s’approprie les outils, les techniques,
les méthodes de travail qui viennent enrichir ses capacités d’expression
aussi bien que sa sensibilité artistique). L’éducation artistique
est assurée soit à l’école même, soit dans d’autres lieux culturels
mieux adaptés, lorsque le projet pédagogique prévoit une exploitation
des ressources de l’environnement. Elle est toujours confiée aux enseignants,
professeurs des écoles et instituteurs, sans exclure des échanges
de service ou des décloisonnements mettant en jeu des maîtres ayant
une formation à dominante artistique. Elle peut s’appuyer sur les
apports qu’offre le partenariat en matière d’intervenants qualifiés.
Elle bénéficie de l’appoint d’outils pédagogiques diversifiés et renouvelés.
Elle donne aux élèves la possibilité d’explorer les possibilités offertes
par l’ordinateur et ses outils : logiciels d’aide à la création visuelle
ou sonore, montage, utilisation esthétique ou documentaire internet...
ARTS VISUELS OBJECTIFS
Les objectifs énoncés pour
le cycle 2 sont applicables en très grande partie au cycle 3. L’élève
y poursuit les investigations menées durant les cycles précédents
en précisant ses démarches, en réinvestissant de manière plus réfléchie
les moyens techniques mis à sa disposition. Il précise et structure
ses connaissances sur les oeuvres et les met en relation avec d’autres
disciplines, en particulier avec la littérature, la langue vivante,
l’histoire et la géographie. L’enseignant conçoit des situations de
classe variées et maintient en éveil l’intérêt et la curiosité de
l’élève pour diverses formes d’expression visuelle. La pratique régulière
du dessin et d’autres modes de saisie, tels que la photographie et
la vidéo, l’amène à affiner son regard sur l’environnement, à mettre
en question son rapport aux choses et au monde. Il peut relier et
même associer plusieurs formes de langage. L’image est introduite
sous toutes ses formes, fixes et animées (télévision, cinéma, affiches,
photocopie, albums illustrés, écrans d’ordinateur, etc.), et dans
des domaines très divers. Elle est, chaque fois, abordée selon ses
caractéristiques et ses fonctions spécifiques, et reconnue comme un
vecteur de connaissance évalué et comparé à d’autres. Dans le cadre
de projets personnels et collectifs, les pratiques et les démarches
s’ouvrent au design, aux arts du quotidien, à l’architecture et à
la vidéo, tout en s’appuyant sur des compétences progressivement acquises
dans différents domaines artistiques relevant déjà des arts visuels
tels que le dessin, la peinture, le collage ou les fabrications en
volumes. Une attention particulière est portée aux notions d’espace
et de paysage, en lien avec la géographie. Cet enseignement vise à
articuler deux volets distincts qui participent l’un et l’autre de
l’éducation du regard : - une pratique diversifiée intégrant analyse
et production d’images, dessin, nouvelles technologies et autres formes
d’expression plastique en deux ou trois dimensions ; elle s’appuie
sur le plaisir de faire, favorise la créativité des élèves tout en
visant l’acquisition de savoirs spécifiques ; - une approche culturelle
articulée aux démarches de réalisations et centrée sur la rencontre
avec des oeuvres et des artistes, en contact direct (interventions,
visites de musées ou d’expositions, etc.) ou par l’exploitation de
documentations (documents vidéo, reproductions photographiques, textes,
etc.). Une liste d’oeuvres de référence, publiée par le ministère
et les académies, est proposée. Elle constitue le fondement d’une
culture commune.
PROGRAMME 1 - Le dessin
comme composante plastique La pratique du dessin en cycle 3 amène
l’élève à exploiter de manière réfléchie différentes techniques. Il
aiguise sa perception, améliore l’acuité de son regard en prenant
le temps d’observer et d’enregistrer le monde qui l’entoure. Le désir
de représenter, lié au souci de la ressemblance, l’incite à maîtriser
les modalités (matérielles et opératoires) qu’il met en oeuvre et
qui progressivement tendent à se complexifier. Le dessin est aussi
abordé dans d’autres fonctions qui sont précisées, développées et
expérimentées : expression d’une sensation, mise en forme d’une idée,
représentation d’un univers personnel (imaginaire, fantastique, poétique),
figuration d’une fiction, transformation de la réalité, communication,
narration, dessins préparatoires à un projet, mise en mémoire d’un
événement. L’élève s’approprie et réemploie certains codes de représentation
repérés dans les images familières, notamment celles des albums illustrés
ou de la bande dessinée. Le dessin peut se combiner avec d’autres
procédés techniques comme la peinture, le collage ou la photographie.
Dans leurs relations, les différentes composantes de ce mode d’expression
graphique méritent une attention particulière. L’élève est progressivement
conduit à les faire varier par lui-même, en fonction de ses propres
intentions, de son projet personnel d’expression et de recherche d’effets.
Il peut aussi associer plusieurs techniques comme la plume, la plume
associée au pastel, etc., sur un même support. Il expérimente ces
combinaisons et en mémorise l’expérience. Il joue sur des paramètres
déjà rencontrés et repérés au cours des cycles antérieurs :
- le support : si les différentes
qualités du papier (couleur, épaisseur, texture) ont une influence
sur le rendu final, il est aussi possible d’expérimenter d’autres
supports comme la toile, le bois ou le sol de la cour ;
- l’instrument : il y
a ceux qui marquent par eux-mêmes (craie, pastel, crayon, pierre,
etc.) ; ceux qui s’associent à un médium (plume, stylo, tire-lignes,
brosse, pinceau, etc.) et ceux qui marquent le support (pointe, peigne,
manche du pinceau, etc.) ;
- le geste : précis ou
aléatoire, vif ou modéré, souple ou cassant, appuyé ou léger, impliquant
le corps entier, le bras ou seulement le poignet, guidé ou non à l’aide
d’un instrument (règle, compas, etc.) ;
- le médium (quand il est
nécessaire : encre, gouache, aquarelle, etc.). Les compositions plastiques
mettent en oeuvre des principes d’organisation et d’agencement explicites.
Les notions d’équilibre, d’espace, de profondeur, de plan, de proportion,
d’échelle, de mouvement, de contraste et de lumière sont abordées.
L’élève doit tirer parti des ressources expressives des matériaux
utilisés et les mettre au service de son projet. L’enseignant offre
les conditions d’une pratique régulière du dessin personnel en proposant
des carnets recevant les esquisses, les croquis, les tests et essais
divers qui permettent à l’élève d’élaborer différentes “astuces” graphiques,
de les conserver, de les comparer, de les faire évoluer. De la même
façon, les travaux de l’élève sont rassemblés et conservés pour constituer
la mémoire des démarches engagées et développées au cours de l’année.
L’exploitation des multiples facettes de la calligraphie permet d’enrichir
cet aspect important de l’expérience esthétique.
2 - Des caractéristiques
d’un volume à son organisation spatiale Les activités d’assemblage,
de sculpture, de maquette invitent l’élève à transformer, juxtaposer
et associer des matériaux divers dont les qualités plastiques et expressives
sont mises au service de la recherche d’effets progressivement maîtrisés.
Comme dans les démarches initiées dans les cycles précédents, les
matériaux bruts ou composites, les matériaux de récupération, les
objets extraits du quotidien, les emballages, les boîtes, les tissus,
les plastiques, les cartons, les chutes de bois et de métaux servent
à ces réalisations en trois dimensions. Il s’agit principalement,
pour l’élève, de manipuler, de fabriquer, de construire. Des relations
plastiques s’instaurent entre les parties de matérialité différentes
: jeux de superposition, de transparence, contrastes de matières,
répartition de pleins et de vides, etc. Ces relations internes à la
composition génèrent des effets, ménagent des apparences qui produisent
du sens. L’élève est conduit à mieux évaluer ces effets en fonction
de ses intentions initiales, à reprendre éventuellement son projet
ou à réinvestir dans d’autres réalisations ce qu’il a observé et compris.
Les travaux réalisés conduisent l’élève à dégager progressivement
la notion de structure par opposition à celle d’habillage. Il recherche
une plus grande adéquation entre un matériau et sa fonction (faire
tenir, recouvrir, supporter, rigidifier, faire contrepoids, lier,
etc.). Il joue sur les rapports d’échelle et envisage différents points
de vue. Les aspects de la production que sont la présentation de son
travail, sa valorisation, sa mise en scène et son inscription dans
un lieu sont également abordés. L’élève prend en charge l’installation
ou l’accrochage de son travail dans le cadre d’expositions organisées
par la classe, à l’école ou dans un autre lieu.
3 - Les différentes catégories
d’images et leurs procédés de fabrication Les questions se rapportant
à l’image, son origine, sa nature, ses composantes, son fonctionnement
et son sens sont posées aussi bien dans le cadre de leur production
que de leur analyse en relation avec les autres disciplines l’utilisant
comme l’histoire, la géographie, les sciences expérimentales et la
technologie. Les images à caractère artistique (reproductions d’oeuvres,
photographies d’art, dessins d’artiste, etc.) sont distinguées des
images documentaires ou scientifiques ou à destination commerciale.
L’objectif est de doter l’élève d’outils d’observation et d’analyse
lui permettant de mieux comprendre le monde d’images dans lequel il
vit, et de mieux s’y repérer. Les notions de ressemblance, de vraisemblance,
d’illusion, d’impression, de sensation, de fiction peuvent être introduites.
L’élève est invité à comparer les procédés employés dans les oeuvres
d’art, les affiches publicitaires, les clips vidéo, les films, et
les émissions de télévision. Au-delà du dessin et des compositions
plastiques en deux dimensions, le volet pratique de ces activités
engage l’élève dans l’utilisation de l’appareil photographique (analogique
et si possible numérique). Lors de la prise de vues, il joue sur le
cadrage, le point de vue, le caché et le montré, le flou et le net,
le proche et le lointain. La dimension expérimentale et de jeu est
maintenue dans l’usage fait de ces techniques. Les résultats obtenus
(tirages papier, impressions numériques, reproductions photocopiées)
peuvent également être retravaillés, transformés, combinés (photomontages)
entre eux, voire associés à d’autres éléments photographiques extraits
de quotidiens ou de magazines. L’image est ainsi complètement recréée.
L’élève invente, teste, déclenche des relations entre les éléments
d’une composition et produit ainsi du sens. En fonction des moyens
matériels disponibles, il est parfois possible de concevoir et réaliser
une brève production vidéo. Les discussions et échanges touchant au
scénario ainsi que les dessins préparatoires au projet participent
de la démarche de conception et doivent s’accompagner d’un travail
d’écriture.
4 - La perception de l’environnement
et sa représentation Les pratiques diversifiées qui viennent d’être
décrites, celles du dessin, de la construction et de l’image, permettent
à l’élève d’affiner la perception de son environnement, en particulier
dans sa dimension paysagère et architecturale, l’aidant à mieux comprendre
la démarche géographique, également fondée sur l’approche du paysage.
L’élève doit apprendre à mieux percevoir les limites, les oppositions
entre formes et fonds, les relations et les proportions, la lumière
et les ombres, les jeux et les effets de couleur, la structure et
l’ensemble. En jouant à modifier le sens d’une image par sa transformation,
en conférant de nouvelles qualités aux objets par des actions réfléchies,
l’élève apprend à modifier la vision, à orienter la perception des
choses, et prend conscience qu’il existe différentes manières de rendre
compte de la réalité. Il doit savoir réinvestir cette perception plus
aiguë du réel dans les autres disciplines qui utilisent l’image.
5 - L’approche et la connaissance
des oeuvres Une liste d’oeuvres situées historiquement et appartenant
à des registres techniques, thématiques et artistiques différents
est proposée. Ces références ne doivent pas seulement apparaître comme
des illustrations ponctuelles à des thèmes abordés. Elles représentent
des objets complexes de connaissance qui initient à la pluralité de
points de vue et d’approches et nécessitent des moments autonomes
d’observation et d’analyse. Elles permettent de poser les bases d’une
culture commune sur laquelle vient prendre appui la culture de l’élève.
La compréhension des réalités artistiques et culturelles est visée.
Les oeuvres sont présentées et situées par rapport à une époque, un
auteur, par rapport aussi à d’autres formes d’expression littéraire
ou musicale, en rapport donc avec les autres références culturelles
du répertoire. Ces moments de découverte donnent l’occasion, parfois
unique, aux élèves d’une rencontre forte avec l’oeuvre d’art. Cette
liste est complétée par une liste d’oeuvres établie au sein de chaque
académie par un groupe d’experts, sous l’autorité du Recteur, pour
faciliter la connaissance et l’exploitation des ressources de proximité.
Cette approche des oeuvres doit être abordée en relation avec la pratique
de classe. Pour soutenir ces axes de travail, le maître encourage
la constitution d’un “musée personnel” fait d’images et d’objets sélectionnés
; il suscite la création d’un “musée de classe”. Des correspondances
explicites entre les productions personnelles, les images et objets
collectionnés ainsi que les oeuvres découvertes en classe sont établies.
E ÉDUCATION MUSICALE OBJECTIFS
Les objectifs énoncés pour
le cycle 2 sont applicables en très grande partie au cycle 3. Les
spécificités du cycle des approfondissements portent sur l’enrichissement
du travail d’interprétation, sur la maîtrise de polyphonies simples
ou plus exigeantes en fonction des acquis des enfants et des compétences
de l’enseignant, sur l’exploitation des répertoires vocaux et d’écoute
dans leur valeur de références culturelles. Le travail d’interprétation
s’appuie sur le repérage et la comparaison de motifs, de formes musicales,
de genres et styles contrastés. Il est articulé à l’écoute de pièces
vocales ou instrumentales que les élèves s’entraînent à reconnaître,
à caractériser et à situer dans leurs époques ou civilisations respectives.
Ces activités croisées permettent l’expression des goûts personnels
de l’élève tout en maintenant actives sa curiosité et ses premières
capacités de jugement esthétique. Les projets mis en oeuvre avec le
concours éventuel de professionnels de la musique se concluent le
plus souvent par une présentation à un public. Ils tirent profit des
acquis techniques et culturels, contribuant à étendre les capacités
d’invention de l’élève. Celui-ci garde témoignage de toutes ses pratiques
actives, gratifiantes et rigoureuses, cumulées sur trois années, dans
une anthologie musicale personnelle, écrite ou sonore, outil concret
et vivant de prise de conscience du parcours effectué au travers des
musiques écoutées et produites.
PROGRAMME 1 - Voix et chant
1.1 Culture vocale La culture
vocale se développe toujours et encore par la pratique régulière de
jeux vocaux, l’apprentissage de chants diversifiés, en canon et à
deux voix, en petits groupes ou en formation chorale. Cette culture
vocale doit contribuer comme au cycle 2 à la maîtrise de la respiration,
à la recherche des différents tons qu’impliquent la diction et la
lecture à voix haute de poèmes et d’oeuvres littéraires.
1.2 Répertoire Le répertoire
s’élargit pour offrir des exemples facilitant les comparaisons entre
genres, styles nouveaux, époques et cultures plus éloignées. Il intègre
des chants à plusieurs voix en langue étrangère ou régionale, comme
quelques productions inventées ou composées spécifiquement pour les
enfants par des auteurs contemporains. Inscrite dans le projet de
chaque école, la chorale répond aux indications générales déjà énoncées
pour le cycle 2.
2 - Écoute 2.1 Culture
de l’oreille L’écoute est à ce niveau encore un temps indispensable
de la démarche qui fait se succéder écoute, production, nouvelle écoute,
invention. Elle se développe et devient plus analytique et plus opératoire.
L’élève devient capable de distinguer, comme de mémoriser, l’organisation
des éléments dans leur ordre mais aussi dans leur superposition. Il
prend conscience des différents plans sonores. Il s’implique avec
plus d’autonomie dans une danse en fonction de la structure et du
caractère expressif de la musique. Le recours au codage et à la partition
devient un guide utile. L’accroissement du lexique spécifique pour
nommer et caractériser les sons comme les divers aspects d’une musique
devient indispensable. D’une façon générale, le langage va permettre
maintenant à l’élève de justifier ses choix, ses goûts, de les faire
partager, d’inscrire ainsi des références dans sa mémoire à long terme.
2.2 Répertoire Très ouvert,
le répertoire n’exclut ni la création contemporaine ni les répertoires
populaires du patrimoine. Le contact avec la musique vivante est essentiel
et doit être recherché aussi souvent que possible. Dans tous les cas,
les critères de choix prennent en compte l’intérêt artistique, la
richesse en éléments contrastés clairement perceptibles, la durée
des extraits, leur nouveauté par rapport au vécu des enfants, la possibilité
qu’ils offrent de nouer des liens avec le répertoire chanté. La sélection
publiée en document d’application concrétise quelques choix pertinents
possibles. On n’hésitera pas à illustrer cette diversité de styles
situés dans une époque en recourant notamment aux oeuvres les plus
connues de la musique classique, en liaison avec le programme d’histoire.
Elles Connaissances, capacités et attitudes travaillées et attendues
en fin de cycle 3 Le texte en caractère droit indique des connaissances
ou des capacités retenues pour le palier 2 du Socle commun de connaissances
et de compétences : elles constituent le coeur du programme. Le texte
en italique indique des connaissances ou des capacités dont la maîtrise
n’est pas retenue pour ce palier : elles constituent toutefois des
objectifs du programme pour tous les élèves, et le plus souvent préparent
le palier suivant du socle (ici, la fin du collège).
CONNAISSANCES
Avoir compris et retenu
:
- les points communs et
les différences entre les pratiques de la classe et les démarches
des artistes ; repérer ce qui les distingue et ce qui les rapproche
;
- avoir de premiers repères
historiques : identifier et nommer quelques références (oeuvres, personnalités,
événements...) à partir des oeuvres de la liste nationale ; pouvoir
les caractériser simplement et les situer historiquement. CAPACITÉS
Être capable de :
- lire et utiliser différents
langages ; utiliser le dessin dans ses différentes fonctions en se
servant de diverses techniques ;
- réaliser une production
en deux ou trois dimensions, individuelle ou collective, menée à partir
de consignes précises ;
- choisir, manipuler et
combiner des matériaux, des supports, des outils ;
- témoigner d’une expérience,
décrire une image, s’exprimer sur une oeuvre ;
- identifier différents
types d’images en expliquant les critères d’identification sur lesquels
on s’appuie ;
- réinvestir dans d’autres
disciplines les apports des arts visuels.
ATTITUDES
Les arts visuels contribuent
à l’acquisition d’une culture humaniste en développant au cours du
cycle 2 le sens de l’observation et la curiosité. Par la fréquentation
des musées, l’élève découvre des productions artistiques du patrimoine
européen.seront utilisées
à titre d’exemples, nullement normatifs ou exhaustifs. Le but demeure
d’aider à dépasser l’opposition trop fréquente entre univers musicaux
familiers, médiatisés, et musiques plus éloignées et savantes : à
cet effet, l’audition réitérée d’oeuvres moins familières est nécessaire.
3 - Pratiques instrumentales
Les pratiques instrumentales demeurent encore reliées, notamment pour
les recherches et inventions, à un projet plus large, souvent projet
d’accompagnement de chansons. Les compétences acquises au cycle 2
permettent d’envisager des accompagnements rythmiques plus complexes,
voire des jeux rythmiques sur plusieurs instruments différents. Ceux-ci
peuvent parfois être fabriqués en lien avec l’initiation technologique.
La pratique systématique d’un instrument mélodique, parce qu’elle
nécessite des compétences techniques spécifiques, ne relève pas de
l’école élémentaire. Toutefois, des élèves qui suivent un enseignement
spécialisé peuvent opportunément faire bénéficier un projet de leurs
compétences.
4 - Réalisation de projets
musicaux Les projets musicaux sont indispensables comme lieux de réinvestissement
synthétique des acquis du chant, de l’écoute, des activités corporelles
ou d’accompagnement instrumental. Ils sollicitent chez l’élève comme
chez l’enseignant un travail de recherche et d’invention, dans le
respect des contraintes nécessaires à l’aboutissement du projet. Ils
permettent à l’enfant de vivre pleinement les exigences de l’interprétation
et d’approcher les démarches du musicien, compositeur ou interprète.
Leurs formes peuvent être extrêmement variées sans toujours exiger
des délais de mise en oeuvre trop importants. Le recours à des compétences
spécialisées extérieures, et surtout à des musiciens interprètes ou
créateurs, prend, dans ce cadre, sa véritable pertinence.
ÉDUCATION PHYSIQUE ET
SPORTIVE OBJECTIFS L’enseignement de l’éducation physique et sportive
vise, au cycle 3 :
- le développement des
capacités et des ressources nécessaires aux conduites motrices ;
- l’accès au patrimoine
culturel que représentent les diverses activités physiques, sportives
et artistiques, pratiques sociales de référence ;
- l’acquisition des compétences
et connaissances utiles pour mieux connaître son corps, le respecter
et le garder en forme. En ce sens, elle apporte une contribution originale
à la transformation de soi et au développement de la personne telle
qu’elle s’exprimedans les activités liées au corps. Depuis la petite
enfance, et plus particulièrement par l’éducation physique et sportive,
l’élève construit son répertoire moteur, constitué d’actions motrices
fondamentales : locomotions (ou déplacements), équilibres (attitudes
stabilisées), manipulations, projections et réceptions d’objets. Ces
actions, à la base de tous les gestes, se retrouvent dans toutes les
activités physiques, sportives et artistiques, sous des formes et
des sens différents. Il s’agira dans ce cycle de les enrichir, les
diversifier, les perfectionner, les combiner, les enchaîner. Bien
évidemment, ces actions, simples ou complexes, ne sont pas construites
pour elles-mêmes, mais au travers de la pratique des activités physiques,
sportives et artistiques qui leur donnent tout leur sens : par exemple,
sauter le plus haut ou le plus loin possible (activités athlétiques)
n’a pas le même sens que sauter pour réaliser une figure ou retomber
sur ses pieds (activités gymniques). L’éducation physique et sportive,
par les situations riches en sensations et émotions qu’elle fait vivre,
est un support privilégié pour parler de sa pratique (nommer, exprimer,
communiquer...) sans trop empiéter sur le temps de l’activité physique,
et pour lire et écrire en classe des textes divers (fiches, récits,
documents...). De façon plus spécifique, elle participe à l’éducation
à la santé et à la sécurité. Tout en répondant au “besoin de bouger”
et au “plaisir d’agir”, elle donne aux élèves le sens de l’effort
et de la persévérance. Elle est également l’occasion d’acquérir des
notions et de construire des compétences utiles dans la vie de tous
les jours. L’éducation physique et sportive contribue à la formation
du citoyen, en éduquant à la responsabilité et à l’autonomie. Elle
offre la possibilité de jouer en appliquant une règle, de mieux comprendre
celle-ci, de la faire vivre, et d’accéder ainsi aux valeurs sociales
et morales. Capacités et attitudes travaillées et attendues en fin
de cycle 3 Le texte en caractère droit indique des connaissances ou
des capacités retenues pour le palier 2 du Socle commun de connaissances
et de compétences : elles constituent le coeur du programme. Le texte
en italique indique des connaissances ou des capacités dont la maîtrise
n’est pas retenue pour ce palier : elles constituent toutefois des
objectifs du programme pour tous les élèves, et le plus souvent préparent
le palier suivant du socle (ici, la fin du collège).
CAPACITÉS
Être capable de : - interpréter
de mémoire plus de dix chansons parmi celles qui ont été apprises
;
- contrôler volontairement
sa voix et son attitude corporelle pour chanter ;
- tenir sa voix et sa
place en formation chorale, notamment dans une polyphonie ; assumer
son rôle dans un travail d’accompagnement ;
- soutenir une écoute
prolongée, utiliser des consignes d’écoute ;
- repérer des éléments
musicaux caractéristiques, les désigner et caractériser leur organisation
(succession, simultanéité, ruptures...) en faisant appel à un lexique
approprié ;
- situer dans le temps
: reconnaître une oeuvre du répertoire travaillé, la situer dans son
contexte de création, porter à son égard un jugement esthétique ;
illustrer la diversité des styles en recourant notamment aux oeuvres
les plus connues de la musique classique, en liaison avec le programme
d’histoire ;
- réemployer des savoir-faire
au profit d’une production musicale ou chorégraphique inventée, personnelle
ou collective ; - témoigner de son aisance à évoluer dans une danse
collective et dans des dispositifs scéniques divers ;
- exprimer son appréciation
pour qualifier une réalisation dansée, chantée ou jouée, à la fois
comme acteur et comme spectateur
ATTITUDES
L’éducation musicale contribue
à l’acquisition d’une culture humaniste en développant au cours du
cycle 2 le sens de l’observation et la curiosité. Par la fréquentation
des oeuvres et l’écoute, l’élève découvre des productions artistiques
du patrimoine.
L’éducation physique aide
également à concrétiser certaines connaissances et notions plus abstraites,
elle en facilite la compréhension et l’acquisition, en relation avec
les activités scientifiques, les mathématiques, l’histoire et la géographie...
La danse, activité physique et artistique, approchée dans toutes ses
formes dans les séances d’éducation physique et sportive, fait le
lien avec les activités artistiques (arts visuels, éducation musicale...).
L’exploitation par l’enseignant de ces divers aspects est développée
dans le document d’application.
PROGRAMME Le programme
d’éducation physique et sportive permet de construire des compétences
spécifiques et des compétences générales.
1 - Activités physiques,
sportives et artistiques, et compétences spécifiques Les diverses
activités physiques, sportives et artistiques proposées au cycle 3
ne sont pas la simple transposition des pratiques sociales existantes.
Elles doivent permettre aux élèves de vivre des “expériences corporelles”
particulières, dont les intentions poursuivies, les sensations et
les émotions éprouvées sont différentes selon les types de milieux
et d’espaces dans lesquels elles sont pratiquées (incertitude ou non,
interaction des autres ou non...). En s’engageant dans des activités
physiques, sportives et artistiques variées, ayant du sens (affectif,
social) pour eux, les élèves peuvent construire quatre types de compétences
spécifiques, significatives de ces expériences corporelles, réalisant
et enchaînant des actions de plus en plus complexes et variées qui
enrichissent ainsi leur répertoire moteur. Quelques exemples de compétences
à atteindre en fin de cycle, par activité, sont présentés ici. Le
document d’application en donne un développement plus détaillé.
1.1 Réaliser une performance
mesurée - de différentes façons (en forme, en force, en vitesse...),
par exemple : sauter haut, courir vite... ;
- dans des espaces et avec
des matériels variés, par exemple : lancer loin un objet lourd, courir
en franchissant des obstacles... ;
- dans différents types
d’efforts (relation vitesse, distance, durée), par exemple : nager
longtemps ;
- régulièrement et à une
échéance donnée (battre son record). Mise en oeuvre
- activités athlétiques
;
- activités de natation.
Exemples de compétences
de fin de cycle :
- activités athlétiques
: . courses de vitesse : prendre un départ rapide, maintenir sa vitesse
pendant 8 à 9 secondes environ et franchir la ligne d’arrivée sans
ralentir ; . courses de durée : courir à allure régulière sans s’essouffler
pendant 8 à 15 minutes (selon les capacités de chacun) ; . sauts en
longueur : après une dizaine de pas d’élan rapide, sauter (en un ou
plusieurs bonds) le plus loin possible ; . lancers : courir et lancer
de façon adaptée une balle lestée ou un engin léger (javelot mousse,
cerceau) le plus loin possible, sans sortir de la zone d’élan. - activités
de natation : nager longtemps (se déplacer sur une quinzaine de mètres
sans support).
1.2 Adapter ses déplacements
à différents environnements
- dans des formes d’actions
inhabituelles mettant en cause l’équilibre (grimper, rouler, glisser,
slalomer, chevaucher...) ;
- dans des milieux ou
sur des engins instables de plus en plus diversifiés (terrain plat,
vallonné, boisé, eau calme, eau vive, neige, bicyclette, VTT, roller,
ski, kayak...) ;
- dans des environnements
de plus en plus éloignés et chargés d’incertitude (bois, forêt, montagne,
rivière, mer...) ;
- en fournissant des efforts
de types variés (par exemple : marcher longtemps, rouler vite...).
Mise en oeuvre
activités d’orientation
;
- activités d’escalade
;
- activités nautiques ;
- activités de roule et
de glisse (bicyclette, roller, ski, patins à glace) ;
- équitation...
Exemples de compétences
de fin de cycle
- activités d’escalade
: utiliser les comportements moteurs de l’escalade en réalisant la
traversée d’un parcours horizontal de 5 m de largeur, sans être assuré,
en utilisant différents types de prises, dont les prises inversées
;
- activités d’orientation
: réaliser le plus rapidement possible un parcours de 5 balises en
étoile à partir de la lecture d’une carte où figurent des indices.
1.3 S’affronter individuellement
ou collectivement
- affronter un adversaire
dans des jeux d’opposition duelle ; coopérer avec des partenaires
pour s’opposer collectivement à un ou plusieurs adversaires dans un
jeu collectif.
Mise en oeuvre
- jeux de lutte ;
- jeux de raquettes ;
- jeux collectifs (traditionnels
ou sportifs).
Exemples de compétences
de fin de cycle
- jeux de raquettes : dans
un tournoi à 2, choisir le geste de renvoi le mieux adapté, et maîtriser
la direction du renvoi pour jouer dans les espaces libres afin de
marquer le point ;
- jeux collectifs : comme
attaquant (se démarquer dans un espace libre, recevoir une balle,
progresser vers l’avant et la passer ou tirer, marquer en position
favorable) ; comme défenseur (courir pour gêner le porteur de balle,
ou courir pour récupérer la balle ou s’interposer entre les attaquants
et le but).
1.4 Concevoir et réaliser
des actions à visée artistique, esthétique ou expressive
- exprimer corporellement,
seul ou en groupe, des images, des états, des sentiments... ;
- communiquer aux autres
des sentiments ou des émotions ;
- réaliser des actions
“acrobatiques” mettant en jeu l’équilibre (recherche d’exploits) ;
- s’exprimer librement
ou en suivant différents types de rythmes, sur des supports variés.
Mise en oeuvre : danse (dans toutes ses formes)
- gymnastique artistique
;
- gymnastique rythmique
;
- activités de cirque ;
- natation synchronisée...
Exemples de compétences
de fin de cycle : danse
- construire dans une phrase
dansée (directions, durées, rythmes précis) jusqu’à cinq mouvements
combinés et liés, pour faire naître des intentions personnelles ou
collectives, choisies ou imposées.
2 - Compétences générales
et connaissances L’éducation physique et sportive est une des disciplines
les plus favorables à la construction de ces compétences, qui caractérisent
le volet méthodologique des contenus d’apprentissage, et qui peuvent
également être acquises au travers d’autres disciplines. Ces compétences
ne sont pas construites pour elles-mêmes. Il s’agit pour l’enseignant
d’aider l’élève à acquérir des attitudes, des méthodes, des démarches
favorables aux apprentissages, dans la pratique de l’activité mais
aussi dans la vie sociale. C’est par une pédagogie adaptée que les
élèves apprennent à mieux se connaître, à mieux connaître les autres,
à accepter puis dominer leurs émotions, à prendre des repères dans
l’environnement pour réussir leurs actions, à comprendre et mettre
en oeuvre des règles, des codes... Ainsi, les situations mises en
place par l’enseignant doivent permettre à chaque élève de choisir
son niveau de difficulté, de tenter de nombreux essais en toute sécurité,
de pouvoir recommencer s’il a échoué, de réfléchir avec les autres
sur la meilleure façon d’agir, de pouvoir aider un camarade ou de
se faire aider par une parade ou un conseil... C’est donc à travers
les différentes activités physiques, sportives et artistiques, lors
des séances d’éducation physique et sportive, que les élèves vont
pouvoir montrer qu’ils sont capables de s’engager lucidement dans
l’action (oser s’engager en toute sécurité, choisir des stratégies
efficaces, contrôler ses émotions...), construire un projet d’action
(le formuler, le mettre en oeuvre, s’engager contractuellement...),
mesurer et apprécier les effets de l’activité (lecture d’indices complexes,
mise en relation des notions d’espace et de temps, application de
principes d’action, appréciation de ses actions...), appliquer et
construire des principes de vie collective (se conduire dans le groupe
en fonction de règles, de codes, écouter et respecter les autres,
coopérer...). En construisant les compétences, par la pratique des
différentes activités, les élèves acquièrent des connaissances diverses
: ce sont des sensations, des émotions, des “savoirs” sur le “comment
réaliser” les actions spécifiques, ainsi que sur les façons de se
conduire dans le groupe classe et, enfin, des informations sur les
activités elles- mêmes. Chacune des compétences générales peut être
détaillée en compétences plus précises, qui sont présentées dans le
document d’application, en intégrant les connaissances avec des exemples
illustrant leur mise en oeuvre dans certaines activités.
3 - Programmation des activités
Une véritable éducation physique cohérente, complète et équilibrée
nécessite une programmation précise des activités. Celle-ci est placée
sous la responsabilité de l’équipe de cycle. Pour éviter l’accumulation
de séances disparates, quelques principes doivent être respectés.
Dans chacune des années du cycle, les quatre compétences spécifiques
(réaliser une performance mesurée, adapter ses déplacements à différents
types d’environnements, s’affronter individuellement ou collectivement,
concevoir et réaliser des actions à visée artistique, esthétique ou
expressive) sont abordées. Chaque compétence est traitée au travers
d’une ou plusieurs activités. Ainsi, la compétence “Réaliser une performance
mesurée” peut être travaillée à travers les activités athlétiques
ou les activités de natation. Il serait souhaitable, pour que les
apprentissages soient réels, que les modules d’apprentissage soient
de 10 à 15 séances. Par souci de réalisme, le minimum est fixé à cinq
ou six séances de chaque activité pour un module d’apprentissage.
Les trois heures hebdomadaires seront réparties au minimum sur deux
jours distincts par semaine. La pratique journalière, quand elle est
réalisable dans des conditions acceptables, doit être recherchée chaque
fois que c’est possible. La compétence “S’affronter individuellement
ou collectivement” est obligatoirement travaillée chaque année grâce
à un module d’apprentissage sur les jeux collectifs, traditionnels
ou non (on peut compléter la programmation avec un module de jeux
de lutte ou de jeux de raquettes). Les compétences générales et les
connaissances peuvent être abordées au travers de chaque activité.
Connaissances et capacités travaillées et attendues en fin de cycle
3 Le texte en caractère droit indique des connaissances ou des capacités
retenues pour le palier 2 du Socle commun de connaissances et de compétences
: elles constituent le coeur du programme. Le texte en italique indique
des connaissances ou des capacités dont la maîtrise n’est pas retenue
pour ce palier : elles constituent toutefois des objectifs du programme
pour tous les élèves, et le plus souvent préparent le palier suivant
du socle (ici, la fin du collège). Dans le socle commun est intégrée
la capacité à nager. Le brevet de natation (B2N) en précise les attentes
à l’école primaire.
CONNAISSANCES ET CAPACITÉS
1 - Compétences spécifiques
Les compétences visées, activités et niveaux à atteindre sont en interaction
permanente.
À chaque cycle, ces compétences,
de nature identique, se situent à des niveaux de maîtrise différents,
et dans différentes activités. Le niveau d’acquisition attendu des
compétences suivantes est précisé dans ce texte pour quelques activités.
(Pour plus d’exemples, voir le document d’application).
Être capable dans différentes
activités physiques, sportives et artistiques, de :
- réaliser une performance
mesurée ;
- adapter ses déplacements
à différents types d’environnements ;
- s’affronter individuellement
ou collectivement ;
- concevoir et réaliser
des actions à visée artistique, esthétique ou expressive.
2 - Connaissances et compétences
générales Des exemples de mises en oeuvre sont présentés dans le document
d’application. Avoir compris et retenu :
- que l’on peut acquérir
des connaissances spécifiques dans l’activité physique et sportive
(sensations, émotions, savoirs sur les techniques de réalisation d’actions
spécifiques...) ;
- des savoirs précis sur
les différentes activités physiques et sportives rencontrées.
Être capable dans des situations
diverses de :
- s’engager lucidement
dans l’action ;
- construire un projet
d’action ;
- mesurer et apprécier
les effets de l’activité ;
- appliquer et construire
des principes de vie collective.

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